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Beckett Sennecke a effectué certains apprentissages à la dure au cours de sa saison recrue avec les Ducks d'Anaheim.

Et il a grandi au rythme de son équipe.

Sennecke a rapidement été appelé à assumer de grandes responsabilités et ç’a porté ses fruits, car Anaheim s'approche d'une première apparition en séries éliminatoires de la Coupe Stanley depuis 2018.

« Il a fait de l’excellent travail », a déclaré l’entraîneur-chef des Ducks, Joel Quenneville. « Il s'améliore constamment depuis le camp d'entraînement. Il a connu un solide départ et il joue très bien pour nous ces derniers jours. Je crois que la constance était une priorité pour nos joueurs cette saison. Lui, ses habiletés de premier plan qui lui permettent de faire des choses qu'on ne voit que rarement, c'est plaisant à regarder. »

Avec huit matchs restants à la saison régulière, les Ducks (41-28-5) occupent le premier rang dans la section Pacifique, deux points devant les Oilers d'Edmonton. Ils pourraient ajouter à cette avance alors qu'ils affronteront les Sharks de San Jose au SAP Center, mercredi (21 h HE; TNT, truTV, HBO MAX).

« C'est super de faire partie d'une équipe compétitive, c'est la raison pour laquelle nous jouons, a dit Sennecke. Nous sommes au sommet de la Pacifique et nous nous amusons beaucoup alors que nous voulons assurer notre place en séries. »

Sélectionné par Anaheim avec le troisième choix au total du repêchage de 2024, Sennecke totalise 57 points (22 buts, 35 passes) en 74 matchs. Il figure à égalité avec  le défenseur des Islanders de New York Matthew Schaefer (22 buts, 34 passes) au deuxième rang parmi toutes les recrues dans la LNH. un point derrière l'attaquant des Canadiens de Montréal Ivan Demidov (16 buts, 42 passes).

Il figure également à égalité avec Bobby Ryan au deuxième rang pour le nombre de points dans une saison par une recrue des Ducks, à quatre points de Trevor Zegras, qui en a inscrit 61 en 75 parties en 2021-22.

Comme c'est le cas pour la majorité des joueurs de première année, il faut parfois rappeler à Sennecke que ce qu'il pouvait faire comme une vedette à Oshawa dans la Ligue junior de l’Ontario (OHL) la saison dernière ne se transpose pas toujours dans la LNH.

« Il y a un moment pour mettre en valeur ses habiletés, et ça fait partie de sa courbe d'apprentissage, a expliqué Quenneville. Il ne craint pas de tenter certaines choses, mais il doit respecter la marque, le temps et l'adversaire.

« Il y a une place pour tout cela, et je crois qu'il s'améliorera à reconnaître ces situations avec le temps. »

Pour la plupart, Sennecke s'avère une révélation cette saison. Il fait partie d'un jeune noyau qui rend très prometteur l'avenir à Anaheim.

Les Ducks ont effectué une reconstruction après avoir été éliminés au premier tour des séries de 2018, un an après avoir accédé à la finale de l'Association de l'Ouest. Ils ont terminé au sixième rang de leur section la saison dernière, à 16 points d'une place en séries.

Sachant que presque la moitié des joueurs de l'actuelle formation des Ducks est âgée de 25 ans ou moins, on peut dire qu’Anaheim est bien plus avancé dans sa reconstruction que certaines personnes le prévoyaient.

Sennecke fait partie d'un virage jeunesse qui inclut également les attaquants Leo Carlsson (21 ans), Cutter Gauthier (22), Mason McTavish (23), Tim Washe (24), les défenseurs Olen Zellweger (22), Pavel Mintyukov (22), Ian Moore (24), Jackson LaCombe (25), Drew Helleson (25) et le gardien Lukas Dostal (25).

« Je crois que nous avons un groupe très solide de jeunes joueurs et de vétérans qui s'intègrent très bien, a dit Sennecke. Nous jouons du hockey divertissant ensemble. C’est ce qui m’enchante le plus. Je pense que tout le monde ici est compétitif. Nous nous connaissons très bien et il y a certainement une ambiance conviviale dans ce vestiaire. »

Bien que certains soient surpris par les succès des Ducks, à l’interne, les joueurs avaient le sentiment d’être capables de passer à la prochaine étape.

« Nous avons une bonne équipe depuis le camp d'entraînement. La chose la plus importante, c'est que nous croyons en nous et nous n'abandonnons jamais, a affirmé Sennecke. Et je crois que ça se manifeste dans nos résultats. C'est la plus grande raison de nos succès. »

Les Ducks n'abandonnent jamais cette saison, bien que Quenneville préférerait que l'équipe connaisse de meilleurs départs.

Ses troupiers ont marqué huit buts égalisateurs dans les deux dernières minutes du temps réglementaire, un sommet dans la LNH après 74 parties. Ils ont remporté six de ces matchs, un autre sommet.

Anaheim a également inscrit 26 buts gagnants ou buts égalisateurs dans les cinq dernières minutes du temps réglementaire ou en prolongation, bon encore une fois pour le premier rang du circuit.

Un de ces buts s'est marqué le 9 décembre, quand Sennecke a créé l'égalité en infériorité numérique avec un dixième de seconde à jouer en troisième période d’un match finalement remporté 4-3 en tirs de barrage face aux Penguins de Pittsburgh. Il est devenu la première recrue dans l'histoire de la LNH à marquer un but égalisateur en infériorité numérique à la dernière seconde du temps réglementaire.

ANA@PIT: Sennecke crée l'égalité en I.N. à la fin de la 3e période

« Tu ne vois pas ça très souvent, un jeune joueur de 19 ou 20 ans qui fait son entrée dans la Ligue et qui joue avec une telle confiance et aucune crainte, a dit Gauthier au sujet de Sennecke. Il a fait un très bon travail à cet égard. Il a certainement fait quelques erreurs, et c'est prévisible, tu vas faire quelques erreurs à ta première année dans la LNH.

« Tu ne vas pas être un joueur parfait à tes débuts dans la LNH, mais il fait de l’excellent travail par rapport à toutes les attentes placées en lui. Il a fait un très bon travail au chapitre de la production offensive pour nous aider à signer des victoires importantes. »