Claude Giroux connaît la réalité associée au fait d’être un jeune capitaine.
Le vétéran, qui a accepté un nouveau contrat d’un an et 2 millions $ avec les Sénateurs d’Ottawa le 7 juillet, avait célébré ses 25 ans trois jours avant d’être nommé capitaine des Flyers de Philadelphie en janvier 2013, succédant à Chris Pronger.
Il comprend donc ce que pourrait vivre un joueur comme Tim Stützle ou Jake Sanderson à la suite du départ de Brady Tkachuk, qui a été échangé aux Panthers de la Floride le 21 juin.
« Nous avons plusieurs gars qui peuvent remplir ce rôle et être des leaders sur et en dehors de la glace, a assuré Giroux en visioconférence, mardi. Parfois, tu donnes le 'C' à une personne et elle tente d’en faire trop. Elle tente d’en faire trop sur la glace et à l’extérieur de la patinoire, et elle n’est plus elle-même. Alors ça peut être délicat.
« Je pense que j’avais 25 ans quand j’ai été nommé capitaine. J’essayais de trop en faire au lieu de simplement me présenter et jouer au hockey. J’ai appris à la dure, mais certains gars sont nés pour être des leaders et ils ne changent rien à leur comportement. Comme je l’ai dit, ça peut être délicat, mais nous sommes tous ensemble dans le bateau. Le leadership ne repose pas que sur un seul gars qui hérite du 'C'. Ça ne fonctionne pas comme ça. »
Dans son cas, Giroux dit avoir passé trop de temps à mettre son attention sur le fait d’être un leader, si bien qu’il a « oublié de jouer au hockey ». Mais il a eu la chance de compter sur Paul Holmgren, le directeur général de l’époque à Philadelphie, pour lui rappeler qu’il avait été nommé capitaine pour sa façon de jouer et non pas pour ses paroles. Ce fut un tournant dans sa carrière, selon le principal intéressé.
C’est un message qu’il est maintenant prêt à passer à celui qui sera le prochain capitaine à Ottawa.
« Il y a plusieurs gars qui peuvent apporter un peu de tout, a dit Giroux. Le leadership n’est pas mené par une seule personne. Il faut que plusieurs fassent leur travail. Commence par te soucier de ton jeu et de la façon dont tu te comportes sur la glace. C’est comme ça que tu vas montrer l’exemple. Nous sommes tous ensemble là-dedans. »
C’est particulièrement vrai maintenant que Tkachuk a été échangé.
Giroux a admis qu’il n’aurait jamais pensé, avant la fin de la dernière saison, que le départ de Tkachuk pouvait s’avérer une possibilité.
« Tu ne penses tout simplement pas que c’est quelque chose qui va se produire, a-t-il dit. Brady était le capitaine ici. Il était formidable au sein de la communauté, il en a fait beaucoup pour celle-ci. Je ne pensais pas que ça pouvait être possible, mais c’est ce qui est arrivé. »
Après avoir eu des discussions avec sa famille, incluant ses trois enfants, Giroux a finalement décidé de revenir à Ottawa, dans la région où il a grandi, pour une quatrième saison. Il a inscrit 49 points (14 buts, 35 passes) en 82 matchs la saison dernière. En quatre ans avec les Sénateurs, Giroux n’a raté qu’une seule rencontre.


















