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Table ronde : Quelle est la meilleure cuvée du Temple de la renommée?

L'équipe du LNH.com tente de déterminer quelle promotion de légendes a été la plus impressionnante à faire son entrée au Temple

par LNH.com @LNH_FR

Tout au long de la saison, les experts du LNH.com participeront à des tables rondes pour répondre à diverses questions. En interagissant entre eux, nos experts donnent leur opinion sur plusieurs sujets chauds à travers la LNH. Aujourd'hui, on leur a demandé ceci :

Quelle a été la meilleure cuvée de l'histoire du Temple de la renommée du hockey?

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Voici les réponses des membres du panel de LNH.com :
 

Sébastien Deschambault, directeur de la rédaction LNH.com

Au dernier décompte, pas moins de 2323 défenseurs ont disputé au moins un match dans la LNH. En 2004, trois des cinq meilleurs pointeurs de l'histoire à cette position ont fait leur entrée au Temple de la renommée : Raymond Bourque (1er, 1579 points), Paul Coffey (2e, 1531 points) et Larry Murphy (5e, 1217 points). Ils comptent également un palmarès individuel bien garni avec un total de huit trophées Norris, en plus d'être des gagnants avec neuf conquêtes de la Coupe Stanley.

Ces trois arrières ont été les prototypes des défenseurs à caractère offensif qui sont devenus de plus en plus présents dans le hockey d'aujourd'hui. Coffey a eu la chance d'amorcer sa carrière avec les puissants Oilers d'Edmonton de Wayne Gretzky, avant de la poursuivre avec les Penguins de Mario Lemieux. Pas étonnant qu'il ait été le défenseur le plus rapide de l'histoire à atteindre le plateau des 1000 points, notamment grâce à cinq saisons de plus de 100 points. Trois fois gagnant du trophée Norris, il a soulevé la Coupe Stanley trois fois avec les Oilers avant de le faire une autre fois avec les Penguins en 1991.

Murphy était d'ailleurs le coéquipier de Coffey au cours de la conquête de 1991, et il avait brillamment pris la relève quand ce dernier s'est blessé. S'il n'a jamais remporté le trophée Norris, Murphy a très souvent fait partie d'équipes qui ont connu du succès, lui qui est le joueur avec le plus de conquêtes de la Coupe Stanley dans les années 1990 (deux avec les Penguins, deux avec les Red Wings). Il a de plus été un pilier pour le Canada au cours de la Coupe Canada de 1987. Preuve de sa longévité, au moment de sa retraite, Murphy était le défenseur comptant le plus de matchs dans la LNH.

Le seul bémol qui peut être apporté à la sublime carrière de Bourque, c'est qu'il n'aura pas eu la chance de soulever la Coupe Stanley avec les Bruins de Boston. Il aura fallu qu'il soit échangé à l'Avalanche du Colorado pour qu'il puisse finalement mettre la main sur le précieux trophée en 2001. Trouvez-moi un amateur de hockey qui n'aura pas été touché par la vision de Joe Sakic qui remet directement la Coupe à Bourque sans même la soulever lui-même, et par l'émotion qui a submergé l'arrière natif de Montréal. Ce n'est pas que Bourque avait absolument besoin de cette conquête pour assurer sa présence au Temple, lui qui a remporté cinq fois le trophée Norris en plus d'être le défenseur le plus prolifique de l'histoire. Cette conquête lui aura toutefois permis de se retirer comme un véritable champion, une sortie fort à propos pour l'un des meilleurs de l'histoire à sa position.

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John Ciolfi, producteur senior LNH.com

Quand on discute des qualités qu'un membre du Temple possède, il y en a plusieurs qui sont souvent évoquées, mais surtout la longévité, le plateau des 1000 points, les succès individuels, et pour le meilleur et le pire, un titre de la Coupe Stanley. C'est la raison pour laquelle je crois que la cuvée de 2009 est la meilleure de tous les temps - parce que chacun de ses membres satisfait facilement ces conditions « requises ».

Chacun des quatre joueurs -- Brett Hull, Steve Yzerman, Brian Leetch et Luc Robitaille -- a disputé plus de 1200 matchs dans la LNH au cours d'une carrière d'au moins 18 saisons dans la LNH, et chaque joueur a amassé plus de 1000 points (même Leetch). Chaque joueur a soulevé la Coupe Stanley au moins une fois. Et sur le plan individuel, chaque joueur a remporté un trophée individuel au moins trois fois dans leur carrière, à l'exception de Robitaille, qui demeure quand même le meilleur marqueur parmi tous les ailiers gauches de l'histoire de la LNH (même si Alex Ovechkin pourrait battre son record bientôt), et qui a également remporté le trophée Calder. Chaque joueur a constamment montré l'excellence nécessaire pour franchir le seuil du Panthéon.

Et du côté des bâtisseurs, il y a peu de directeurs généraux qui ont connu plus de succès pendant une plus longue période que Lou Lamoriello. Architecte de la dynastie des Devils du New Jersey pendant les années 1990 et 2000 et triple champion de la Coupe Stanley, il a également aidé les Maple Leafs de Toronto et les Islanders de New York à faire leur retour parmi les équipes d'élite de la LNH au cours des dernières saisons. Et son impact va bien au-delà de la LNH : l'ancien entraîneur de Providence College a également été le fondateur de l'association Hockey East de la NCAA.

Somme toute, chaque membre de cette cuvée a laissé une empreinte considérable sur la LNH, et à mon avis, c'est la cuvée avec le plus de profondeur de l'histoire du Temple.

Guillaume Lepage, journaliste LNH.com

S'il est déjà très difficile de comparer deux joueurs qui ont chaussé les patins à différentes époques, c'est presque mission impossible de comparer des cuvées qui comprennent les meilleurs de tous les temps. Je vais donc contourner la question tel un politicien expérimenté et vous vanter les mérites de la cuvée 2014.

Tout d'abord les joueurs: Dominik Hasek devant le filet, Rob Blake à la ligne bleue, Peter Forsberg et Mike Modano à l'attaque. Je ne sais pas pour vous, mais j'aurais bien aimé voir ça à l'œuvre dans une prolongation à 3-contre-3! Avec Pat Burns derrière le banc et Bill McCreary - et sa légendaire moustache - comme arbitre, disons que le talent était bien présent à toutes les positions.

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Au-delà de leur feuille de route et de leurs statistiques incroyables, ce sont tous des noms qui ont une forte résonance pour les amateurs de hockey en général, mais surtout pour les milléniaux qui approchent la trentaine.

En ce qui me concerne, ils étaient tous à leur apogée quand j'ai commencé à suivre le hockey de manière plus consciente et assidue. Et non seulement ont-ils complètement dominé dans la LNH, ils l'ont aussi fait sur la scène internationale et ont tous contribué à faire grandir le sport, en Europe notamment. Ce n'est pas pour rien qu'Hasek et Forsberg sont de véritables légendes en République tchèque et en Suède.

Peu d'entraîneurs ont marqué l'imaginaire collectif comme l'a fait Pat Burns. En plus d'avoir mené les Devils à la Coupe Stanley et d'avoir remporté trois fois le Trophée Jack-Adams, son tempérament bouillant, sa prestance derrière le banc et son franc-parler légendaire - Shayne Corson s'en souviendra - ont fait de lui un pilote dont on parlera encore longtemps.

Nicolas Ducharme, journaliste LNH.com

Il est à mon avis difficile de trouver une cuvée plus spectaculaire que celle de 1972. Non seulement y retrouvait-on des joueurs qui ont été parmi les plus prolifiques de leur époque, mais surtout, il s'agissait de gagnants.

Entre 1950 et 1971, la Coupe Stanley a été remise un total de 22 fois. De ce nombre, on retrouvait un des membres de la cuvée 1972 dans l'équipe gagnante à 15 reprises. Gordie Howe, avec les Red Wings de Detroit, Jean Béliveau et Bernard Geoffrion, avec les Canadiens de Montréal, ont marqué cette époque.

Du lot, c'est Béliveau qui a soulevé le plus souvent la Coupe Stanley, un total de 10 fois, dont cinq fois au sein de la puissante dynastie des années 1950 dont faisait aussi partie Geoffrion, qui a bu dans la Coupe six fois. Une dynastie qui aurait pu être encore plus longue si les Red Wings d'Howe n'avaient pas dominé le début de la décennie avec quatre conquêtes de la Coupe en six saisons.

Au-delà des statistiques et des Coupes Stanley, les trois hommes ont marqué les amateurs. Le « Gros Bill », comme on appelait Béliveau, était un gentleman sur et hors de la glace. Un compétiteur avec un grand cœur qui s'est impliqué dans de multiples causes, ce qui lui a permis de rester avec l'organisation des Canadiens après sa carrière et il a remporté sept autres Coupes Stanley à titre de vice-président de l'équipe.

Bernard « Boom Boom » Geoffrion a révolutionné le sport grâce à son utilisation du lancer frappé. Il est devenu le deuxième joueur de la LNH à inscrire 50 buts en 50 matchs. Il n'a jamais été reconnu à sa juste valeur, mais lorsqu'on regarde ses statistiques, on constate que durant sa carrière, seulement deux joueurs de toute la LNH ont été plus productifs que lui : Howe et Béliveau.

Véritable homme de fer, Howe a disputé 25 saisons dans la LNH, plus que quiconque. Alors qu'on le croyait à la retraite pour de bon, il est revenu au jeu dans l'Association mondiale de hockey deux ans après sa retraite pour finalement disputer une dernière campagne dans la LNH en 1979-80 avec les Whalers d'Hartford après la fusion entre l'AMH et la LNH.

Béliveau et Howe font partie d'un groupe de 10 joueurs exceptionnels qui n'ont pas eu à attendre la période habituelle de trois ans avant de faire leur entrée au Temple. C'est tout dire sur la qualité de cette cuvée.

Le gardien Harry Holmes, vainqueur de la Coupe Stanley en 1918 et Hooley Smith, double gagnant de la Coupe et de la médaille d'or des Jeux olympiques de 1924, faisaient aussi partie de cette cuvée.

Robert Laflamme, journaliste LNH.com

Il y a forcément eu de grandes cuvées de légendes au fil des années. Vos choix sont tous défendables, mais je vais vous surprendre avec le mien. On dit, quand il y a un échange, que l'équipe qui a le meilleur est celle qui obtient le meilleur joueur. Suivant cette logique, j'y vais avec la cuvée de 1999, celle du fort concept de l'intronisation du plus grand joueur de l'histoire du hockey, le célèbre no 99 Wayne Gretzky.

Gretzky a été le seul ancien joueur admis parce qu'on n'a pas voulu porter ombrage à d'illustres collègues qui auraient pu se retrouver à ses côtés. Excellente initiative…

Que peut-on ajouter de plus qui n'a pas été dit au sujet de La Merveille? Pas grand-chose. Ses exploits sur la glace sont fort documentés et son amabilité et sa grande classe à l'extérieur tout autant.

Gretzky en avait fait l'étalage lors de son intronisation, en demandant aux dirigeants du Temple de la renommée d'organiser une séance de questions-réponses avec les amateurs afin de leur permettre un contact privilégié avec lui. L'idée a remporté un franc succès et une belle tradition est née, qui fait le délice des participants. Voilà pour la petite histoire, vous me remercierez plus tard.

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Hugues Marcil, pupitreur LNH.com

Difficile d'aller contre vos choix, mais j'aimerais attirer votre attention sur la cuvée de 2015, qui est selon moi l'une des bonnes années de défenseurs avec celle de 2004 dont a parlé Seb. La raison pour laquelle je penche pour 2015, c'est que j'ai vu à l'œuvre presque tous les joueurs de la LNH intronisés cette année-là : Sergei Fedorov, Nicklas Lidstrom, Chris Pronger et Phil Housley.

Quand j'ai commencé à écouter le hockey assidûment, l'équipe à battre était les Red Wings de Detroit. Et quand je pense à la dynastie des Red Wings, le premier nom qui me vient en tête est celui de Lidstrom. Il est probablement l'un des défenseurs les plus complets de l'histoire de la LNH. À preuve, il est le sixième meilleur marqueur de l'histoire chez les défenseurs avec 1142 points, et son différentiel total de plus-450 le place aussi au sixième rang.

Le Suédois n'a jamais raté les séries éliminatoires, conduisant Detroit à quatre conquêtes de la Coupe Stanley. Il est aussi membre du Triple Gold Club, s'étant démarqué sur la scène internationale. À mon humble avis, on n'a pas revu un défenseur aussi dominant que lui dans toutes les facettes du jeu depuis qu'il a pris sa retraite au terme de la saison 2011-12. Lui et Fedorov ont été des éléments importants des succès continus des Red Wings. Fedorov a soulevé la Coupe à trois reprises et il a amassé 1179 points en plus de se démarquer par son jeu défensif en gagnant deux fois le trophée Selke.

Housley doit être considéré comme l'un des meilleurs défenseurs offensifs de l'histoire de la Ligue, comme en témoignent ses 1232 points en 1495 rencontres réparties sur 21 saisons entre 1982-83 et 2002-03. Il cadrerait bien dans la LNH d'aujourd'hui avec sa mobilité et son talent de marqueur naturel, peut-être même mieux qu'à l'époque où il a joué. Quant à Pronger, il est bien loin du plateau des 1000 points avec 698 points en carrière, mais sa présence était intimidante sur la glace. Il élevait toujours son jeu d'un cran dans les moments importants, un gamer comme on dit, et il a récolté 121 points en séries éliminatoires. Lui aussi fait partie du Triple Gold Club.

Enfin, dans la catégorie des bâtisseurs, difficile de passer sous silence l'apport de Peter Karmanos Jr, l'ancien propriétaire majoritaire des Hurricanes de la Caroline. Il a relocalisé les Whalers de Hartford en Caroline pour la saison 1997-98, et quatre ans plus tard, son équipe s'inclinait en Finale, pour finalement remporter la Coupe Stanley en 2005-06. Un beau succès.

La défenseure américaine Angela Ruggiero, qui s'est démarquée sur la scène internationale, a aussi été intronisée au Temple en 2015.

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