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Au cours d'une saison, certains joueurs voient leur situation être modifiée, que ce soit en raison d'un changement de rôle, d'une transaction ou d'une blessure à un coéquipier. Chaque jeudi, LNH.com propose aux poolers quelques joueurs dont la valeur est en hausse et quelques autres dont la valeur est en baisse, et avec lesquels les poolers devraient faire preuve de prudence.

EN HAUSSE

Andrei Svechnikov, Hurricanes de la Caroline (D) : Les poolers qui ont acquis Svechnikov pendant que sa valeur était à son plus bas en première moitié de saison – ou qui ont simplement fait preuve de patience – ont pris une excellente décision. Il n’y a pas si longtemps, l’ailier représentait une grande déception dans les pools. Il avait amorcé la campagne avec 14 points à ses 27 premiers matchs, disputant même quelques rencontres sur le troisième trio de la Caroline. Or, Svechnikov vient d’amasser 20 points, dont 15 passes, à ses 15 dernières rencontres, ce qui le place dans le top-10 des pointeurs de la LNH depuis le 9 décembre. Le Russe de 25 ans forme un duo dangereux avec Sebastian Aho (17 points en 15 matchs) et contribue dans pratiquement toutes les catégories avec un différentiel de +4, six points en avantage numérique, 39 tirs, 36 mises en échec et même 16 minutes de pénalité depuis environ un mois. Avec une telle production sur une aussi longue période, on peut affirmer que le retour en force de Svechnikov est bien réel et qu’il ne s’agit pas d’une anomalie statistique. Il s’est hissé au deuxième rang des pointeurs de la Caroline avec 35 points en 43 parties, un rythme de 66 points sur une saison complète qu’il pourrait facilement maintenir d’ici la fin de la campagne.

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Noah Hanifin, Golden Knights de Vegas (D) : Sans faire trop de bruit, Hanifin vient d’amasser 10 passes à ses neuf derniers matchs, ce qui le place à égalité avec Mitch Marner au premier rang des Golden Knights durant cette séquence. Cinq de ses 10 aides ont été obtenues en avantage numérique, alors qu’il évoluait sur la première vague en l’absence de Jack Eichel entre le 14 décembre et le 1er janvier. Le vétéran défenseur est toutefois demeuré productif depuis le retour du joueur de centre, avec deux points en trois rencontres. Hanifin devrait continuer de noircir la feuille de pointage dans les prochaines semaines, lui qui obtient plus de responsabilités en raison de la blessure de Shea Theodore. Depuis que ce dernier est absent, Hanifin a vu son temps de jeu moyen passer de 23:03 à 25:45. Six des neuf prochains adversaires de Vegas figurent parmi les 13 pires défensives de la LNH au cours du dernier mois, un contexte favorable à Hanifin et ses coéquipiers.

Philipp Grubauer, Kraken de Seattle (G) : Si le Kraken est l’une des équipes du moment dans la LNH, c’est en partie grâce à Grubauer. Le gardien est invaincu à ses quatre derniers départs et il a conservé une moyenne de buts alloués de 1,00 avec un pourcentage d’arrêts de ,972. Ses performances sont si convaincantes qu’elles forcent l’entraîneur Lane Lambert à alterner entre lui et Joey Daccord devant le filet. Comme le Kraken sera en action 13 fois d’ici la fin du mois de janvier, Grubauer pourrait représenter un pari intéressant à court terme pour les poolers à la recherche d’aide devant le filet. L’Allemand de 34 ans est disponible dans 77% des ligues sur Fantrax.

EN BAISSE

Jesper Bratt, Devils du New Jersey (A) : Bratt est en voie de connaître sa pire saison avec les Devils depuis 2020-21, alors qu’il cumule 33 points (neuf buts, 24 passes) après 43 matchs. C’est particulièrement difficile depuis 10 rencontres, alors que Bratt a amassé seulement quatre points, dont trois buts, et que les Devils ont conservé un dossier de 4-5-1 avec une moyenne de 1,60 but par rencontre. Pour illustrer à quel point l’offensive du New Jersey est à plat, Bratt est quand même le deuxième meilleur pointeur de l’équipe durant cette mauvaise séquence. Il y a trop de talent au New Jersey pour que cette disette offensive se prolonge indéfiniment, mais d’ici à ce que les Devils rebondissent, Bratt et ses coéquipiers pourraient continuer de nuire à votre pool.

Axel Sandin-Pellikka, Red Wings de Detroit (D) : En première moitié de saison, Sandin-Pellikka s’est invité sur le radar des poolers. Entre le 17 octobre et le 16 décembre, l’arrière suédois produisait à un rythme d’environ un point tous les deux matchs avec 13 points en 30 rencontres, et l’entraîneur Todd McLellan lui a même confié la première vague du jeu de puissance à quelques reprises, au détriment de Moritz Seider. Toutefois, Sandin-Pellikka a récolté seulement deux passes à ses 10 derniers matchs, et son temps d’utilisation est encore plus préoccupant. Depuis le 17 décembre, le joueur recrue de 20 ans joue moins de 15 minutes par rencontre, alors que sa moyenne s’élevait à plus de 18 minutes lors des 34 premières parties de la saison. Seider, qui est en voie de connaître la meilleure saison de sa carrière, est solidement installé sur la première vague du jeu de puissance, et les Red Wings ont la chance de se qualifier en séries éliminatoires pour la première fois en 10 ans. Dans ce contexte, il est normal que la marge de manoeuvre soit un peu plus étroite avec Sandin-Pellikka, qui est encore en apprentissage dans la LNH.

Lukas Dostal, Ducks d’Anaheim (G) : L’un des gardiens les plus payants dans les pools de hockey en début de campagne, Dostal n’arrive plus à gagner. Le Tchèque n’a pas signé la victoire à ses sept derniers matchs (six départs), conservant un dossier de 0-4-1 avec une moyenne de buts alloués de 4,26 et un pourcentage d’arrêts de ,847. Il faut dire que l’équipe devant lui ne l’aide pas non plus. Depuis le 11 décembre, Anaheim montre un dossier de 2-9-2 et marque 2,62 buts par rencontre, une moyenne qui s’élevait à 3,57 buts par partie auparavant. Des joueurs clés comme Leo Carlsson (quatre points en 12 matchs), Cutter Gauthier (six en 13), Mason McTavish (six en 13) et Beckett Sennecke (six en 13) ont nettement ralenti. Néanmoins, Dostal devra élever son jeu d’un cran. Même quand les Ducks dominaient offensivement en première moitié de saison, Dostal livrait la marchandise avec 58,8% de départs de qualité (pourcentage d’arrêts supérieur à ,900). Depuis le 11 décembre, seulement 10% de ses départs ont été de qualité.