Bruins celebrating goal

BOSTON – Quand James Hagens a été sélectionné au septième rang du repêchage 2025 par les Bruins de Boston, il y avait une supposition que dès que la saison de Boston College allait se terminer au printemps, il ferait le saut dans la LNH. On supposait que ses services seraient nécessaires – immédiatement – en fonction de la position dont on imaginait les Bruins occuper.  

Ce n’est pas totalement dénué de sens. 

Mais ça en dit long que Hagens, qui a accepté un contrat d’essai amateur de la Ligue américaine lundi, s’est reporté à Providence et non pas aux Bruins. Ça en dit long qu’au lieu d’être dans la formation pour un gros duel entre les Bruins et les Sabres de Buffalo au KeyBank Center mercredi (19 h30 HE; HBO MAX, truTV, TNT, NESN, TVAS2) – dans ce qui pourrait être un futur affrontement de première ronde des séries – Hagens sera plutôt en train de jouer contre les Thunderbirds de Springfield.

« Cette équipe, comme nous l’avons dit à la date limite (des transactions), s’est battue avec acharnement pour se retrouver dans la position qu’elle occupe présentement, et c’est à Marco [Sturm] que revient ultimement la décision concernant ceux qui entrent ou sortent de la formation, a mentionné le directeur général Don Sweeney mardi. James peut en faire partie ou ne pas en faire partie. »

C’est une déclaration qui concorde avec ce que Sweeney dit depuis la date limite des transactions, alors qu’il a choisi de ne pas bouger – il n’a pas amené de renforts pour une équipe qui se positionnait pour participer aux séries, et il n’a pas non plus soustrait d'éléments à un groupe qui a surpassé les attentes. 

Est-ce qu’une équipe aurait été intéressée par un joueur de location comme Viktor Arvidsson, auteur de 19 buts? Fort probablement. 

Mais ces Bruins méritaient une chance de s’essayer. 

« Marco et son équipe ont fait du bon travail, a noté Sweeney. Les joueurs ont fait du bon travail. Ils ont mérité le droit d’être où ils en sont. Ils sont compétitifs chaque soir. C’est excitant de faire partie de ça.

« Ils sont fiers d’eux, mais ils savent qu’il y a encore du travail à faire et ils veulent y aller une journée à la fois. Mais ils aimeraient saisir l’occasion. Ils étaient heureux et reconnaissants que nous ayons conservé le groupe intact et que nous ne nous soyons pas souciés d’aller chercher un choix de repêchage additionnel. Tous les gars ont contribué à nos succès jusqu’ici et le personnel veut les voir aller jusqu’au bout. Nous croyons être une équipe de séries. » 

En ce moment, même dans une course extrêmement serrée dans l’Association de l’Est, c’est ce qu’ils sont. 

Et ça tient malgré la défaite de 4-2 contre les Maple Leafs de Toronto mardi, une défaite qualifiée par Sturm « d’une des soirées les plus frustrantes que j’ai vécues avec ce groupe ». Les Bruins détiennent encore un point d’avance sur les Sénateurs d’Ottawa en première place de quatrième as, et ils sont à deux points des Canadiens de Montréal et de la troisième place dans la section Atlantique. 

Mais ils sont également à une mauvaise soirée de se retrouver en dehors du portrait des séries.

Chaque match et chaque point comptent pour beaucoup présentement. Les Bruins ont pris la direction de Buffalo avec un sentiment de déception mardi soir, après un duel dans lequel l’effort n’était pas suffisant, surtout pas à domicile face à une équipe qui n'a pratiquement plus de chances de se qualifier pour les séries. 

« Nous étions simplement à plat, a soutenu le défenseur Nikita Zadorov. Nous n’avons pas démontré d’émotions contre les Maple Leafs de Toronto. Nous n’avons que nous à blâmer. Nous devons être meilleurs que ça. Ce sont des points cruciaux pour nous. Les échapper de cette façon, à domicile, c’est gênant. »

TOR@BOS: La rondelle rebondit vers Nylander qui bat Swayman

À ce point-ci, il s’agirait d’une énorme déception si les Bruins venaient à rater les séries éliminatoires. Jeremy Swayman a retrouvé son aplomb, et Charlie McAvoy connaît la meilleure saison de sa carrière. 

« Quand nous sommes au sommet de notre art, c’est que nous jouons de façon simple, a remarqué McAvoy. Notre transition est très rapide et c’est ce qui nous permet de générer de l’attaque. C’est ce que nous devons faire. Puis, être constamment sur le dos de nos adversaires, c’est notre pain et notre beurre. Nous avons une équipe imposante. Les gens en parlent à travers la Ligue, nous ne sommes pas faciles à affronter. C’est l’aspect le plus important pour nous.

« Mais c’est ce que nous devons faire. Nous devons envoyer des rondelles derrière eux, épuiser leur défensive et être dominants physiquement. C’est notre jeu. »

Tout au long de la saison, Sturm a soutenu que les Bruins n’appartenaient pas à l’élite dans la Ligue. Il l’a répété mardi matin. Ils forment une bonne équipe. Une équipe solide. 

Une équipe qui a encore beaucoup de travail à faire pour assurer sa place en séries. Leur prochaine occasion viendra mercredi, dans ce que McAvoy a qualifié de « match crucial ». 

La page est tournée. Ils ont besoin de points. 

« Nous n’avons pas le choix, a dit Sturm mardi. Ça fait mal aujourd’hui. Vraiment. Mais il faut passer à autre chose. Je ne vais pas continuer à penser à ce match (contre Toronto).

« La bonne nouvelle, c’est que nous jouons demain. C’est une belle occasion pour nous de rebondir sur la route contre une équipe qui offre probablement le meilleur hockey dans la Ligue présentement. Ça ne sera pas facile, mais nous avons vu dans le passé que, parfois, c’est une bonne chose. »

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