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Neuf clauses de non-mouvement qui donnent des maux de tête aux DG

À l'approche du repêchage d'expansion, certaines équipes devront faire des choix difficiles en raison de ces clauses de non-mouvement

par Sébastien Deschambault @sebasdLNH / Chroniqueur LNH.com

Parmi les facteurs dont devront tenir compte les directeurs généraux des différentes équipes de la LNH en vue du repêchage d'expansion, on retrouve les clauses de non-mouvement, qui devront être honorées dans le cadre des listes de protections.

À ce jour, 64 joueurs bénéficient d'une clause de non-mouvement et ne se retrouvent pas sur la liste des blessés à long terme, et devront obligatoirement être protégés par leur équipe respective, à moins que celle-ci décide de procéder au rachat de leur contrat.

Les équipes avaient jusqu'à lundi pour demander à ces joueurs de lever leur clause de non-mouvement, et parions que les directeurs généraux des neuf joueurs suivants ont tâté le terrain afin de savoir s'il était possible d'envisager cette éventualité :

Kevin Bieksa, défenseur - Ducks d'Anaheim

Les Ducks misent sur l'une des meilleures brigades défensives de la LNH, mais ce n'est pas en raison de la présence de Bieksa. Sa clause de non-mouvement risque donc de créer un trou dans le top-3 d'Anaheim composé de Cam Fowler, Sami Vatanen et Hampus Lindholm. Il a même déjà été question de protéger quatre défenseurs pour inclure Josh Manson dans le lot, mais le directeur général Bob Murray a fait savoir qu'il allait assurément protéger les attaquants Jakob Silfverberg et Rickard Rakell, en plus de Ryan Getzlaf, Ryan Kesler et Corey Perry. Si Murray ne parvient pas à convaincre Bieksa de lui faire la faveur de lever sa clause, il pourrait devoir se départir de l'un de ses trois premiers arrières.

Jason Pominville, attaquant - Wild du Minnesota

Pominville a décroché un contrat de cinq ans d'une valeur annuelle moyenne de 5,6 millions $, évidemment assorti d'une clause de non-mouvement, au terme d'une campagne 2013-14 de 30 buts et 30 passes. Ses statistiques déclinent depuis, lui qui n'a pas franchi le plateau des 20 buts depuis le début de sa nouvelle entente, et il a conclu la dernière campagne avec 13 buts et 47 points. Le Wild compte sur énormément de profondeur, autant en attaque qu'en défense, et la clause de non-mouvement de Pominville va forcer l'équipe à prendre des décisions difficiles. Mikko Koivu et Zach Parise possèdent également une clause de non-mouvement, alors que de jeunes joueurs comme Nino Niederreiter et Mikael Granlund seront assurément protégés. En ajoutant Pominville à ces joueurs, il ne reste que deux places sur la liste de protection pour Jason Zucker, Eric Staal et Charlie Coyle.

Ryan Callahan, attaquant - Lightning de Tampa Bay

À l'instar de Pominville, le rendement du vétéran Callahan est en chute libre depuis qu'il a paraphé sa nouvelle entente avant la saison 2014-15. Miné par des blessures depuis deux ans, Callahan ne rajeunit pas à l'âge de 32 ans, et il lui reste encore trois saisons à un salaire annuel moyen de 5,8 millions $ à son contrat. Il s'agit d'une facture salée pour un joueur qui a récolté 12 buts et 32 points en 91 matchs au cours des deux dernières campagnes. En raison de l'obligation de protéger Callahan, le Lightning devra peut-être se résigner à voir partir un joueur plus jeune et plus productif que lui, comme Alex Killorn (27 ans) ou Vladislav Namestnikov (24 ans).

Scott Hartnell, attaquant - Blue Jackets de Columbus

À 35 ans, les plus belles années de Hartnell sont assurément derrière lui, et ce n'est pas nécessairement l'amour fou entre lui et son entraîneur John Tortorella. Rayé de l'alignement à quelques reprises, limité à une moyenne de temps de glace de 12:03 par match, Hartnell a également été écarté de la première, et parfois aussi de la deuxième, vague du jeu de puissance malgré une moyenne de 25 points par saison en avantage numérique au cours des trois campagnes précédentes. Malgré tout cela, il semblerait que les Blue Jackets n'aient pas demandé à Hartnell de lever sa clause. Protéger Hartnell devrait se faire au détriment d'un jeune centre comme William Karlsson. Karlsson a été étiqueté comme faisant partie du noyau de jeunes joueurs de l'équipe par le directeur général des Blue Jackets Jarmo Kekalainen lorsqu'il lui a accordé un contrat de deux ans à l'été 2016. Le centre de 24 ans a récolté 25 points (six buts, 19 passes) à sa deuxième saison complète dans la LNH.

Johnny Boychuk, défenseur - Islanders de New York

Garth Snow a réalisé un de ses meilleurs coups en faisant l'acquisition de Boychuk des Bruins de Boston alors que ces derniers étaient coincés par le plafond salarial. Boychuk a stabilisé la brigade défensive des Islanders en compagnie de Nick Leddy, et il a connu la meilleure saison de sa carrière avec 35 points, dont 20 sur le jeu de puissance. Snow a ensuite pris une moins bonne décision en octroyant à Boychuk un contrat de sept ans d'une valeur annuelle moyenne de 6 millions $, assorti d'une clause de non-mouvement au cours des quatre premières saisons. Aujourd'hui âgé de 33 ans, Boychuk est toujours sous contrat pour les cinq prochaines années, et son salaire ne justifie pas les récoltes de 25 et 23 points qu'il a affichées au cours des deux dernières campagnes. Néanmoins, Snow n'aurait pas demandé à Boychuk de lever sa clause. Leddy sera l'un des arrières protégés par les Islanders, et la clause de Boychuk fait en sorte qu'il ne reste qu'une place pour Travis Hamonic, Calvin de Haan et le prometteur Ryan Pulock. Les Golden Knights seraient plus que ravis de mettre la main sur l'un de ces trois arrières. 

François Beauchemin, défenseur - Avalanche du Colorado

Au sein d'une équipe en reconstruction, la présence du vétéran de 37 ans à la ligne bleue représente déjà une anomalie. Le fait que l'Avalanche sera forcée de le protéger en raison de sa clause de non-mouvement l'est tout autant. Le capitaine du Colorado Erik Johnson bénéficie également d'une telle clause, et une place sera octroyée à Tyson Barrie, à moins que les rumeurs de transactions qui l'entourent se concrétisent très rapidement. Cela veut dire qu'un jeune prometteur comme Nikita Zadorov se retrouvera sans protection, lui qui pourrait aussi choisir de s'envoler dans la KHL.

Tobias Enstrom, défenseur - Jets de Winnipeg

Les Jets possèdent une belle collection de jeunes joueurs prometteurs à toutes les positions, mais la clause de non-mouvement d'Enstrom vient un peu bouleverser l'équilibre qui existe à la ligne bleue de Winnipeg. Menée par Dustin Byfuglien, la brigade défensive des Jets comprend également Jacob Trouba et Tyler Myers. Si Enstrom ne lève pas sa clause de non-mouvement, le directeur général Kevin Cheveldayoff pourrait être contraint de protéger quatre arrières, ce qui laisserait sans protection des attaquants comme Adam Lowry ou Mathieu Perreault.

Dion Phaneuf, défenseur - Sénateurs d'Ottawa

Le directeur général des Sénateurs Pierre Dorionaurait déjà demandé à Phaneuf de lever sa clause de non-mouvement, décision qui est fort probablement motivée en grande partie par son salaire de 7 millions $ par année pour les quatre prochaines saisons. Erik Karlsson et Cody Ceci seront assurément protégés par le directeur général Pierre Dorion, et la clause de Phaneuf empêche pour le moment Dorion de choisir de protéger Marc Methot, qui touche plus de 2 millions $ par année de moins que Phaneuf, ou le jeune Fredrik Claesson, qui a montré de belles choses en fin de saison.

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