Skip to main content

Les Maple Leafs peuvent-ils chasser leurs démons?

Toronto et Boston s'affronteront dans un septième match pour une troisième fois en sept ans. Les Maple Leafs n'ont pas réussi à s'imposer.

par Mike Zeisberger et Amalie Benjamin / Journalistes NHL.com

TORONTO - Que serait un printemps sans un match no 7 entre les Bruins de Boston et les Maple Leafs de Toronto? Pour la troisième fois en sept ans, les deux équipes s'affronteront lors d'un match ultime en première ronde des séries éliminatoires, mardi au TD Garden. Est-ce que les Maple Leafs seront en mesure de chasser les fantômes de leur passé?

Toronto avait la chance de ne pas avoir besoin d'une septième rencontre dans cette série et éliminer les Bruins, dimanche, mais la défaite de 4-2 a rendu ce scénario impossible. Pour une deuxième année de suite, et une troisième en sept ans, il faudra en découdre lors d'un affrontement ultime. 

À LIRE : Les Bruins forcent la tenue d'un match no 7 | Le désavantage numérique des Maple Leafs ne fait pas le travail

Or, les Maple Leafs n'ont pas de très bons souvenirs de ces duels. En 2013, ils s'étaient inclinés 5-4 en prolongation. Puis l'année dernière, Boston l'a emporté par la marque de 7-4.

Les Torontois insistent pour dire qu'ils se sont débarrassés de leurs démons. Seul le temps pourra nous dire si c'est réellement le cas.

« C'est une nouvelle année, a rappelé le gardien Frederik Andersen. On ne pense pas aux comparaisons. On est concentrés à s'améliorer en vue du prochain match.

« On tente de créer quelque chose. Je pense qu'on s'est donné une chance (dans le match no 6). On va devoir en finir à Boston. »

C'est ce que Toronto n'a pas été en mesure de réussir dans le passé.

En 2013, les Maple Leafs menaient 4-1 en troisième période, mais les Bruins sont revenus de l'arrière, ont marqué deux fois dans les dernières 82 secondes de l'engagement, puis ont fermé les livres en prolongation. Seulement deux membres de cette équipe sont toujours avec la formation : le défenseur Jake Gardiner et l'attaquant Nazem Kadri. Cette fois, Kadri ne pourra aider son équipe puisqu'il est suspendu pour un double-échec au visage de Jake DeBrusk lors du match no 2.

L'an dernier, Toronto s'est emparé d'une avance de 4-3 avant la troisième période, mais les Bruins ont répliqué avec quatre buts dans le dernier vingt. De la formation qui a pris part à ce match, seuls Tomas Plekanec, James van Riemsdyk, Tyler Bozak et Roman Polak ne sont plus avec l'équipe cette saison.

Est-ce que le vent peut tourner?

« Nous sommes un groupe confiant parce que nous avons déjà passé à travers cela, a souligné l'attaquant Connor Brown. On croit en nous. On a appris de ce qui s'est passé précédemment.

« Nouvelle année, nouvelle équipe. »

Des Bruins expérimentés

Qui dit nouvelle équipe dit aussi moins d'expérience, comme c'est le cas avec le jeune noyau dans le vestiaire torontois. À l'inverse, les Bostoniens ont l'habitude de ces rendez-vous hautement émotionnels. Le défenseur Zdeno Chara disputera sont 13e match no 7 en carrière, et il égalera ainsi le record de Patrick Roy et Scott Stevens. Sa fiche, avec les Sénateurs d'Ottawa et les Bruins, est de 5-7, dont une victoire lors du match ultime de 2011 face aux Canucks de Vancouver. Quelques secondes plus tard, il soulevait la Coupe Stanley.

« C'est excitant, un match no 7, a-t-il dit. C'est pour ça qu'on joue au hockey. Tout est sur la ligne. »

Il n'est toutefois pas le seul joueur des Bruins à avoir vu neiger. Patrice Bergeron en sera à un dixième match no 7, David Krejci en a neuf derrière la cravate alors que Brad Marchand a participé à sept de ces rencontres.

Une bonne dose d'expérience qui devrait aider.

« C'est celui qui le veut le plus qui va l'emporter, a souligné Bergeron. Surtout dans un septième match. Tu dois faire tout ce qu'il faut. C'est une question de prestance. Tu dois te nourrir de ce stress et de cette nervosité de la bonne façon et les transformer en énergie. Tu dois t'assurer que tu joues de la bonne façon même si c'est ardu et qu'il y a énormément en jeu. »

Des ajouts de taille

La plus grande différence dans le vestiaire des Maple Leafs par rapport à 2018? L'ajout du joueur de centre John Tavares et du défenseur Jake Muzzin. Tavares était le meilleur élément disponible lors de la dernière période des joueurs autonomes, alors que Muzzin a été acquis par une transaction avec les Kings de Los Angeles le 28 janvier.

Les Maple Leafs se sont entendus sur un contrat de sept ans avec Tavares afin qu'il soit un joueur clé lors de matchs importants. Son arrivée a permis aux Maple Leafs de compter sur un dangereux duo au centre en compagnie d'Auston Matthews, ce qui permet à l'entraîneur Mike Babcock de mieux choisir ses confrontations sur la patinoire.

Video: TOR@BOS, #5: Rask ferme la porte en début de match

Muzzin donne à la ligne bleue de Toronto un aspect robuste dont elle avait désespérément besoin. Un style de jeu plus grinçant qui devrait être utile dans l'environnement hostile de Boston.

Mais Tavares a rappelé que son équipe venait de remporter deux rencontres dans le Massachussetts (matchs no 1 et 5), ce qui leur permet d'être optimistes.

« On a connu du succès là-bas. Ce ne sera pas facile et c'est tout un défi, mais nous avons la chance de nous retrouver sans cette position. C'est une incroyable série jusqu'à présent. On a encore la possibilité de gagner la série et aller plus loin. » 

En voir plus

La LNH utilise des témoins, des pixels invisibles et d'autres outils technologiques similaires. En naviguant sur les sites web de la LNH et ses autres services en ligne, vous acceptez les pratiques décrites dans notre Politique de confidentialité et dans nos Conditions générales d'utilisation, incluant notre Politique sur les témoins.