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Avec le trou qu'ils se sont creusé dans la Finale face au Lightning de Tampa Bay, les Canadiens de Montréal ont désespérément besoin d'un élément qui changera le cours de la série.

Le simple fait de revenir au Centre Bell - toujours devant 3500 personnes - aura peut-être un petit effet sur les troupes, mais c'est surtout la possibilité de retrouver l'entraîneur-chef Dominique Ducharme qui était sur toutes les lèvres au lendemain d'une défaite crève-cœur de 3-1 dans le match no 2.
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Ce n'est pas exactement comme le retour au jeu d'un joueur vedette, mais c'est tout comme.
« Nous sommes demeurés en contact et nous avons eu des rencontres par visioconférence, mais ce n'est pas la même chose », a déclaré l'adjoint Luke Richardson en matinée. « Un gars de plus derrière le banc ne sera pas de refus, surtout Dom. C'est un entraîneur intelligent qui a fait ses preuves avec cette équipe.
« Le fait d'avoir une nouvelle vision et une nouvelle voix derrière le banc, avec ce qu'il a vu dans les deux premiers matchs, ce sera un plus pour nous. Ça ajoute à l'excitation de revenir à la maison. »
En retard 0-2, le Tricolore retrouvera donc ses partisans et son entraîneur-chef, aux prises avec la COVID-19 depuis deux semaines, à l'occasion du troisième affrontement de la Finale - un premier en 28 ans à Montréal - au Centre Bell vendredi (20h HE; TVAS, CBC, SN, NBC).
Ça ne changera rien en termes d'effectifs sur la patinoire, c'est vrai. Reste que ce n'est jamais mauvais quand le capitaine est à bord du navire plutôt qu'en train de tenter de le contrôler à distance.
« Je crois que ce sera immense, a affirmé le vétéran Eric Staal. Ça doit ronger Dom de ne pas pouvoir être avec le groupe depuis deux semaines. Il n'est pas différent des joueurs. Il rêve d'une finale depuis toujours. Il restait présent dans les réunions, mais ce sera différent de le côtoyer en personne.
« Dom parle beaucoup entre les périodes des ajustements à apporter et des choses qui vont nous permettre de connaître du succès. À distance, c'était un peu plus difficile. Il sera maintenant là avec nous et je suis convaincu que ça nous donnera un bon regain d'énergie. »
À ce compte, ça arrive à point. Le Tricolore a dominé le Lightning, mercredi, mais il a commis deux erreurs majeures à de bien mauvais moments qui lui ont coûté la victoire. Et il en arrache désormais face à un gardien en pleine possession de ses moyens.
Même s'ils l'ont bombardé de 43 tirs, dont plusieurs à bout portant, Andrei Vasilevskiy a été tout simplement intraitable. C'est un tour que les Canadiens sont habitués à jouer à leurs adversaires. Ils doivent maintenant éviter de tomber dans le même piège.
« Je ne crois pas qu'on ait besoin d'un tir parfait à ce point-ci », a analysé le franc-tireur Cole Caufield. « Il faut faire confiance à notre jeu, placer des gars devant lui et récupérer les retours. C'est vrai que c'est un gardien spécial, mais nous finirons par le déjouer. »
C'est exactement pour ce genre de situations corsées que l'équipe compte sur plusieurs vétérans qui savent comment gagner. Comme Staal, qui a aidé les Hurricanes de la Caroline à prendre une avance de 2-0 dans la Finale de 2006 contre les Oilers d'Edmonton pour finalement l'emporter en sept matchs.
Les rôles sont désormais inversés, et il sait trop bien que la série est encore très jeune.
« Cette série est très loin d'être terminée, a-t-il conclu. Je me souviens avoir été dans l'autre siège. On se sentait en contrôle à 2-0, mais c'est une course pour quatre victoires. Le troisième match sera crucial, on en est conscients. Si on garde la même attitude et le même effort, les choses devraient tourner en notre faveur. »