Pour ceux qui ne le savent pas, le prestigieux établissement hôtelier est situé à un jet de pierre du Centre Bell, où toute l'attention se tournera en fin de semaine.
Avant de vous parler de mon nouveau chez-moi, un bref suivi au sujet de départ de Las Vegas, que j'appréhendais.
Dans le blogue précédent, je vous ai confié que les formulaires me donnent de l'urticaire et que ça me démangeait déjà en pensant à la paperasse que je devais remplir afin de pouvoir franchir la frontière, dans le contexte qu'on connaît.
Pour faire une histoire courte, sachez que j'ai eu de la chance. Deux superhéros se sont portés à ma rescousse. Je n'ai pas le choix de leur rendre hommage ici.
D'abord Francesca, l'employée de la Ligue qui supervise le groupe d'une cinquantaine de personnes dans la bulle. Elle a sans doute eu pitié de moi, en voyant la détresse dans mes yeux et sous mon masque lors du test de dépistage, après le match mercredi.
Ensuite, mon ami Dany Dubé, de la radio 98,5, qui m'a montré comment remplir un formulaire sur un téléphone intelligent et le retourner à son expéditeur. À vous deux, sachez que je vous serai éternellement reconnaissant.
C'était une première pour moi, un vol nolisé. J'y prendrais goût rapidement. Tout s'est déroulé sans la moindre anicroche. L'avion était spacieux, avec de l'espace pour les jambes à rendre jaloux mon longiligne jeune collègue Guillaume Lepage. On pouvait presque incliner l'énorme banc à la horizontale. Je ne me suis pas privé! Le service a été impeccable. On a été traités aux petits oignons.
L'avion a atterri à Montréal vers 15h35. Deux agents frontaliers sont montés à bord afin d'effectuer leur travail. Deux autocars nous attendaient sur le tarmac. Avant 17h, nous arrivions à l'hôtel. Fait cocasse, on a tôt fait de constater la différence entre Montréal et Las Vegas sur le plan des règles sanitaires. Le premier passager qui est descendu de l'autobus s'est fait dire de remonter son masque par-dessus le nez!
Aucune attente à l'hôtel, les clés des chambres nous attendaient sur une table, avec une collation. J'aurais aimé avoir la luxueuse suite de John Lennon et de Yoko Ono, dans laquelle le couple a fait son célèbre « bed-in » d'une semaine pour la paix en 1969, mais on m'a dit qu'elle n'était malheureusement pas disponible. Après le voyage de « rock star » que je venais de faire, j'y ai pourtant cru.
Je ferai donc mon propre « bed-in » dans une chambre au 14e étage, qui a quand même une vue apaisante sur la basilique-cathédrale Marie-Reine-du Monde, lieu des funérailles du légendaire Jean Béliveau en décembre 2014.
De là-haut, le grand Jean doit beaucoup aimer ce qu'il voit des Canadiens et il ne faudrait pas se surprendre que son fantôme se manifeste au cours des deux prochains matchs contre les Golden Knights.