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SUNRISE, Floride - William Carrier a sa petite idée sur ce qui explique les succès des Golden Knights de Vegas sur les patinoires adverses depuis le début de ces séries éliminatoires.

Et ce n'est pas une question de stratégie ni de tolérance aux environnements hostiles, contrairement à ce qu'on pourrait penser. C'est bien plus simple que ça.

« Beaucoup de gars ont des enfants dans notre équipe, alors les papas ont plus d'heures de sommeil quand ils sont à l'hôtel, a lancé le père de deux jeunes enfants en riant. On a aussi des gars qui viennent d'avoir leur premier, alors quand on est sur la route, la batterie est rechargée à 110 pour cent. »

L'attaquant québécois avançait ça un peu à la blague, mais il y a sûrement un petit fond de vérité. Le confort et la tranquillité d'une chambre d'hôtel sont probablement plus efficaces pour refaire le plein que le léger chaos du domicile familial, surtout dans le contexte d'une participation à la finale de la Coupe Stanley.

« Quand on est sur la route, on s'entend super bien, a renchéri Nicolas Roy. On ne se le cachera pas, c'est une belle place ici, en Floride. On essaie d'en profiter le plus possible et de passer du bon temps ensemble. »

S'ils gagnent leurs deux prochains matchs, ils en passeront assurément du bon. Les Knights ont les devants 2-0 dans la série face aux Panthers, et ils auront la chance de faire un pas de plus vers l'objectif ultime, lors du troisième match, jeudi (20 h HE; TVAS, CBC, SN, TNT, TBS, TRUTV).

« Il nous en reste encore deux à aller chercher, a tempéré Roy. C'est sûr que ça peut être dangereux. On ne veut pas avoir de relâchement, mais c'est parfois mental. On sait qu'ils vont sortir en force et il faudra trouver une manière de leur donner la riposte comme au dernier match. »

Même si les joueurs de la formation floridienne s'emballent à l'idée de retrouver leurs partisans et l'énergie débordante du FLA Live Arena, les hommes de Bruce Cassidy ne risquent pas d'en être très affectés. Ils maintiennent une fiche de 6-2 à l'étranger depuis le début des séries.

À l'inverse, les Panthers ont gagné seulement quatre de leurs sept duels en Floride tandis qu'ils ont triomphé huit fois en 11 matchs à l'étranger. Ça tend à confirmer la théorie avancée par Carrier.

« On s'entend tous bien ensemble et ça crée une belle dynamique sur la route, a poursuivi Carrier, un peu plus sérieusement. De toute façon, on roule toujours nos quatre trios. Qu'on soit à la maison ou à l'étranger, c'est la même chose pour nous. On obtient les mêmes missions. »

Même recette

Au cours des deux premiers matchs, Cassidy n'a pas cherché à opposer un trio en particulier à celui de Matthew Tkachuk, même s'il disposait du dernier changement. La première unité des Panthers a été limitée à un but, celui de Tkachuk, et une aide, celle de Bennett.

« Quand tu cherches à établir des confrontations à tout prix, tu te retrouves en mode réaction plutôt que d'imposer ton rythme à l'adversaire », a illustré Carrier.

C'est donc dire que peu de choses changeront dans le camp des Knights. De l'autre côté, Paul Maurice pourrait être tenté de se mettre à la recherche d'une confrontation plus avantageuse pour ses gros canons - s'il y en a vraiment une. Ce sera à lui de trouver la recette du succès.

« Pour nous, les X et les O n'ont aucune importance, a conclu Cassidy. C'est la même chose, peu importe où l'on joue. »

La seule différence, c'est qu'il n'y a que très peu de distractions et que les heures de sommeil sont plus nombreuses.