SUNRISE- Les Panthers de la Floride sont retombés sur leurs pattes, de retour à la maison pour les deux prochains matchs de la finale de la Coupe Stanley.
Mercredi à l'entraînement, on a revu des joueurs enthousiastes sur la glace et souriants à l'extérieur. Les joies de la paternité, qu'a connues le défenseur Brandon Montour après le premier match, sont venues rappeler à tout le monde qu'il n'y a pas que le hockey dans la vie. Et l'entraîneur Paul Maurice était redevenu caustique et satirique à souhait avec les journalistes. De là à dire que tout est au beau fixe pour les « Félins », ah ça non.
Les Panthers demeurent dans une position précaire, en recul 2-0 dans la série. Ils joueront très gros, voire leur survie, dans le match no 3 au FLA Live Arena jeudi (20h HE; TVAS, CBC, SN, TNT).
Les Golden Knights de Vegas tenteront de les faire culbuter, comme ils ont réussi à le faire avec une facilité qu'on peut qualifier de déconcertante dans les deux premières parties - victoires de 5-2 et de 7-2.
On dit tabler depuis lundi soir sur un retour devant les partisans de la Floride pour que tout rentre dans l'ordre. C'est un peu de la pensée magique.
Le grand défi auquel ils sont confrontés, c'est de trouver une façon de ralentir l'attaque dévastatrice des Golden Knights. La défense a pris l'eau de partout au Nevada. On n'a pas pu colmater les fissures. Ce sera impératif de le faire en Floride.
« Nous pouvons rivaliser avec ces gars-là. Il faut simplement le faire pendant tout le match », a tranché le défenseur Gustav Forsling.
L'entraîneur Maurice a souligné que ses troupiers sont capables de rivaliser avec n'importe qui sur le plan défensif, après avoir tenu tête à trois des sept plus grandes pointures de la Ligue à ce chapitre - les Bruins de Boston, les Maple Leafs de Toronto et les Hurricanes de la Caroline. Des trois, les Bruins possédaient la plus redoutable attaque. Les Golden Knights ont pointé au 14e rang de la Ligue au chapitre des buts marqués, tout juste devant les Hurricanes.
« Il faut revenir à ce que nous faisions de mieux », a insisté Maurice, en se disant peu inquiet de l'attaque de son équipe. « Dans le premier match, les deux équipes ont su créer de l'attaque et nous nous sommes peut-être laissé emporter quelque peu en négligeant l'aspect défensif. »
La série contre les Bruins est l'anomalie, mais les Panthers ont été avaricieux au possible face aux Maple Leafs et aux Hurricanes, en ne permettant que 16 buts en neuf rencontres. Les Golden Knights en totalisent déjà 12 après deux matchs.
Jusqu'à maintenant, les Panthers sont incapables de soutenir le rythme des quatre trios, qui déferlent par vagues.
La fameuse profondeur des Golden Knights, dont on parlait tant avant la série, fait la différence. Il faudra non seulement que la défense se lève, mais que le gardien Sergei Bobrovsky recommence à faire de petits miracles.
« Nous devrons travailler un peu plus fort et plus intelligemment afin de trouver une façon de l'emporter », a commenté le capitaine Aleksander Barkov.
Les Panthers sont à la recherche d'un premier gain en finale dans leur histoire. À leur seule autre participation en finale en 1996, ils avaient été balayés en quatre matchs par l'Avalanche du Colorado. D'ailleurs, le match de jeudi marquera le 27e anniversaire, jour pour jour, de la toute première rencontre à domicile Panthers en finale - le 8 juin 1996.
« Nos partisans sont super, a mentionné Barkov. Il y en avait pour nous accueillir à notre retour de Las Vegas et j'ai vu plusieurs drapeaux de l'équipe sur le chemin du retour à la maison. C'est très stimulant. Ce serait super de leur procurer une victoire, mais je ne pense pas trop à ça. Nous restons concentrés sur le match à venir.
« C'est ce que la ville veut, ce que l'organisation veut et ce que nous, les joueurs, voulons. C'est ce que nous tenterons de faire. »