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Torey Krug, la « brute sexy »

Le défenseur des Bruins se fait un nom depuis le début de la Finale de la Coupe Stanley

par Guillaume Lepage @GLepageLNH / Journaliste LNH.com

ST. LOUIS - Après la victoire de 4-2 des Bruins dans le premier match de la Finale de la Coupe Stanley face aux Blues, les caméras de télévision ont capté un moment d'anthologie dans le vestiaire des gagnants.

L'entraîneur des Bruins Bruce Cassidy a félicité sa troupe pour le gain tout en leur rappelant que le parcours ne faisait que commencer. Quand il a terminé, il s'est retourné vers le défenseur Torey Krug avant de lancer : « Et tu sais quoi Torey, tu es une brute sexy! »

Tweet from @NHL: MUST WATCH: Bruce Cassidy had quite the compliment for @ToreyKrug after Game 1! @StLouisBlues vs. @NHLBruins at 8:00 ET on @NHLonNBCSports and @Sportsnet #StanleyCup pic.twitter.com/qJNx2BFnpG

C'était quelques minutes après que Krug eut servi une violente mise en échec à l'attaquant Robert Thomas alors qu'il avait perdu son casque pour semer l'hystérie au TD Garden. Il avait ensuite lancé un long regard intimidant à Jordan Binnington, qui avait suscité une vive réaction de la part du gardien des Blues.

« Il ne m'a rien dit, c'était plus un regard. Ses pupilles étaient assez dilatées, je ne sais pas s'il était sur quelque chose, avait lancé le portier des Blues à la blague. Il était vraiment allumé. »

Ça résume assez bien la tenue du petit défenseur de 5 pieds 9 pouces et 186 livres depuis le début de la Finale. Il dégage une grande confiance dans son jeu en défensive, certes, mais surtout en attaque où il est devenu la pierre angulaire du meilleur jeu de puissance de la LNH en séries (35,9 pour cent).

Il a d'ailleurs récolté un but et trois aides - tous avec l'avantage d'un homme - dans une éclatante victoire de 7-2 qui a permis aux Bruins de prendre les devants 2-1 dans la série. Le match no 4 aura lieu lundi, toujours au Enterprise Center de St. Louis (20h HE; TVAS, CBC, SN).

« Ma mentalité a toujours été de baisser la tête, de foncer et d'aller au travail, a expliqué Krug. C'est ma façon de penser depuis un bon moment. Ce qui se passe autour de moi m'importe peu. Peu importe les confrontations ou quelle équipe j'affronte, je baisse la tête et je travaille. C'est ce que je fais en ce moment. »

À LIRE : Bergeron était bel et bien prêt | Le jeu de puissance sonne la chargeBoston n'hésite pas à s'inspirer du passé

Force est d'admettre que ça fonctionne. Même le légendaire défenseur des Bruins Bobby Orr n'a jamais réussi un match de quatre points en Finale de la Coupe Stanley. On n'est pas en train de comparer Krug à Orr, mais ça donne un peu de perspective sur l'ampleur de sa soirée de travail.

« Posez-moi la question dans une semaine quand j'aurai eu le temps de prendre un peu de recul, a dit Krug lorsque questionné du légendaire numéro 4. Bobby Orr est probablement celui qui a le plus influencé le monde du hockey. Tu ne peux te comparer à lui d'aucune façon. Posez-moi la question dans quelques semaines. »

Krug a été absolument sans pitié pour les Blues et a dirigé le trafic en supériorité numérique; c'est sa spécialité après tout. On parle quand même d'un défenseur qui a amassé au moins 50 points au cours des trois dernières saisons.

« Il a été excellent pour amorcer les sorties de zone, repérer les attaquants libres et trouver le moyen de nous refiler la rondelle, a vanté l'attaquant Patrice Bergeron. En avantage numérique, il a fait d'excellents jeux pour nous trouver. Il a été très important pour nous toute l'année et il l'a encore démontré. »

Sous-estimé

La seule différence avec la saison, c'est que Krug le fait alors que tous les projecteurs sont tournés vers lui. Il totalise déjà deux buts et 14 aides en 20 matchs éliminatoires et commence à révéler toute sa valeur au grand jour.

« C'est un défenseur offensif, un spécialiste de l'avantage numérique, et je crois que les gens sous-estiment à quel point il peut être robuste quand il veut jouer de manière physique, a fait valoir Cassidy. Il joue de grosses minutes contre de bons joueurs avec Brandon Carlo.

« Nous avons essayé quelques autres joueurs sur la deuxième paire, mais Torey a élevé son jeu pour s'emparer de ce poste. Il voulait cette responsabilité et il est à la hauteur du défi. Il s'efforce de ne pas se faire remarquer. »

Ça ne durera plus bien longtemps. D'ici la fin de cette Finale, Krug aura assurément mis un peu de respect sur son nom.

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