Les Jets, qui avaient atteint le deuxième tour des séries la saison dernière, avaient bien amorcé la saison avec un dossier de 11-7-0, mais Hellebuyck s’est blessé le 15 novembre et a dû être opéré au genou. Il n'est revenu au jeu que le 13 décembre, les Jets affichant un dossier de 4-8-1 en son absence et glissant hors du portrait des séries. Même après son retour, les Jets ont eu du mal à suivre le rythme, compilant un dossier de 8-11-7 avant la pause olympique.
Le long congé de trois semaines – ou était-ce la performance de Hellebuyck en finale de la médaille d’or qu’il a remporté 2-1 avec les États-Unis contre le Canada – a permis aux Jets de retrouver leur rythme. Ç’a particulièrement été vrai en mars, où ils ont affiché un dossier de 9-4-3 (21 points).
Qu'est-ce qui explique ce retour en force?
« Je pense que pendant longtemps, même quand on perdait des matchs plus tôt dans la saison, on avait l'impression d'être dans beaucoup de ces matchs. On ne trouvait tout simplement pas le moyen d'aller chercher deux points, a expliqué l'attaquant Jonathan Toews, qui en est à sa première saison avec les Jets. On a l'impression de mieux cliquer en tant qu'équipe. Il y a toujours des aspects de votre jeu que vous pouvez améliorer. Comme en ce moment, notre avantage numérique commence à contribuer davantage. À part ça, on marque des buts, on a un excellent désavantage numérique et nos gardiens font de l’excellent travail comme toujours.
« C'est donc agréable de jouer du hockey d’importance en ce moment. En tant qu'équipe, on est en confiance et on pense qu’on atteint notre plein potentiel au bon moment. »
Après avoir accordé 3,09 buts par match avant la pause, ils en permettent maintenant 2,83 par rencontre. Ils marquent également 2,89 filets par match contre 2,84 avant la pause.
Ils remportent également davantage de matchs serrés. Depuis la pause, les Jets affichent un dossier de 6-1-4 dans les matchs décidés par un seul but. Cette statistique était de 8-11-8 avant cela.
« On applique notre système, tout simplement, sans trop se soucier de l'adversaire. On se concentre sur ce qu'on peut contrôler et tout le monde travaille selon ses forces dans le jeu individuel, a analysé l'attaquant Kyle Connor, qui a marqué en prolongation mardi. Tu fais partie de ce groupe pour une raison. Tout le monde a un rôle précis et il s'agit d'en être fier. Ça nous a permis d’aller chercher le maximum du potentiel de chacun. »
Quatre joueurs Jets ont participé aux Jeux olympiques en février : l'attaquant Nino Niederreiter (Suisse), le défenseur Josh Morrissey (Canada), ainsi que Hellebuyck et Connor (États-Unis). Ceux qui sont restés à Winnipeg ont profité d’une pause qui a été « vraiment importante pour notre groupe », a expliqué le défenseur Dylan DeMelo.
« Le calendrier a été très exigeant physiquement, mais honnêtement, encore plus mentalement. Votre cerveau vous dit que ce n’est pas possible à accomplir, mais votre corps parvient à le faire. On était dans une période véritablement difficile mentalement, et je suis sûr que c’était le cas pour beaucoup d'équipes, a-t-il raconté.
« On a pu repartir à l'attaque avec une énergie renouvelée. On a changé quelques éléments. J'ai l'impression qu’on a vraiment réussi à intégrer cela dans notre jeu et qu'on a un peu plus de vitesse maintenant. J'ai l'impression qu'on joue davantage comme une unité de cinq joueurs sur la glace, et qu'on obtient des résultats grâce à ça. »
Le chemin a été long pour les Jets, et il n’est surtout pas encore terminé, mais s’ils parviennent à maintenir leur niveau de jeu, une qualification pour les séries n’est pas impossible.
Ce ne sera pas facile, puisque seulement trois de leurs huit dernières rencontres seront à domicile, et ces huit affrontements seront contre des équipes actuellement impliquées dans la course aux séries. Ça commence contre les Stars, jeudi, et les Blue Jackets à Columbus, samedi.
« On s’est simplement dit qu’il faut s'occuper de nos propres affaires et c'est ce qu'on essaie de faire. On a remonté la pente, mais on ne peut pas lever le pied de l'accélérateur. Ça ne devient pas plus facile en allant à Dallas puis à Columbus, donc il reste encore beaucoup de travail à faire, a dit l'entraîneur-chef Scott Arniel. On doit s'assurer de continuer à faire ces choses qui nous maintiennent dans les matchs et qui nous donnent une chance de gagner. »