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TERREBONNE- Malgré l'élimination des Canadiens de Montréal en première ronde des séries éliminatoires de la Coupe Stanley contre les Flyers de Philadelphie, l'attaquant Jonathan Drouin a retiré beaucoup de positif du passage de l'équipe dans la bulle torontoise, notamment la complicité qu'il a développée avec le centre recrue Nick Suzuki.

Réunis au cours des dernières rencontres de la série quatre de sept perdue en six parties contre Philadelphie, Drouin et Suzuki ont fait des étincelles. Suzuki a inscrit trois buts au cours des matchs no 5 et 6, tous préparés par le Québécois.
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« Nick a prouvé en séries qu'il était passé à la prochaine étape et qu'il était capable de jouer dans des matchs importants contre de gros joueurs », a mentionné Drouin, rencontré au Club de golf Le Mirage dans le cadre de son tournoi annuel au profit de la Fondation du CHUM. « On avait une belle chimie à la fin. C'est facile de jouer avec Nick, c'est un joueur intelligent. On a fait de belles choses dans les dernières parties contre Philadelphie. »
Suzuki et Drouin ont terminé à égalité au premier rang des pointeurs de l'équipe avec une récolte de sept points en dix matchs au cours du tournoi estival. Pour Drouin, il s'agissait d'un retour bienvenu sur la feuille de pointage, lui dont le dernier point en saison régulière remontait au 9 novembre. Sa saison avait bien commencé (15 points en 19 matchs), avant de dérailler en raison d'une blessure au poignet.
Il a été blanchi en huit matchs à son retour au jeu, mais il était visiblement toujours ennuyé par sa blessure. Il est d'ailleurs retourné sur la liste des blessés à partir du 25 février, jusqu'à ce que la saison régulière soit interrompue le 12 mars.
Au moment de la reprise des activités, Drouin était enfin en santé, et il a rapidement développé une chimie avec le jeune numéro 14.
« Ça a cliqué avec Nick dès le camp d'entraînement. On n'a qu'à le regarder pour voir à quel point c'est un bon joueur, à quel point il est intelligent avec la rondelle. On a connu un très bon camp avec Joel Armia, et quand on a été réunis, on était contents de jouer ensemble et on se trouvait sur la glace », a indiqué Drouin, qui a ajouté que l'apport d'Armia sur cette unité avait été selon lui largement sous-estimé.
Alors que le bilan s'annonçait plutôt négatif à la mi-mars, un vent d'optimisme semble souffler sur la métropole en vue de la prochaine saison. Un optimisme justifié selon Drouin, qui croit que l'éclosion du jeune noyau de l'équipe va l'aider de plus d'une manière au cours des années à venir.

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« Avec un jeune noyau comme celui-là, la tendance est que ça devient plus attirant pour les joueurs autonomes de se greffer à notre groupe, a-t-il avancé. D'avoir des joueurs de 20 ou 21 ans qui progressent et qui deviennent des éléments importants d'une équipe, ça devient intéressant pour des joueurs autonomes. »
À la défense de Domi
Lorsqu'il a été questionné sur les changements possibles au sein de la formation en vue de la prochaine campagne, Drouin s'est porté à la défense de son bon ami Max Domi. Cantonné sur le quatrième trio pendant la majeure partie des séries d'après-saison, Domi a récolté trois points dans le match no 2 contre les Flyers, mais a été blanchi au cours des neuf autres parties du CH. Il avait aussi affiché une baisse de régime en saison régulière avec 44 points en 71 matchs, après avoir connu sa meilleure campagne en carrière à son arrivée à Montréal en 2018-19 avec 72 points en 82 rencontres.
Le rendement et l'utilisation de l'attaquant de 25 ans, qui deviendra joueur autonome avec compensation au cours de l'entre-saison, ont mené à plusieurs rumeurs concernant son avenir avec le Tricolore.
Des rumeurs que Drouin a beaucoup de mal à comprendre.
« Il a été notre meilleur joueur la saison dernière avec 72 points, a-t-il rappelé. Les partisans voulaient qu'il signe une entente à long terme avec l'équipe, et maintenant, tout le monde veut s'en débarrasser. Il faut que les gens réalisent qu'il est un excellent joueur et qu'il est difficile de trouver des joueurs comme lui.
« Une récolte de 72 points, je n'ai pas vu ça au cours de mes trois saisons à Montréal. »

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Malgré un rôle réduit, Domi a été un coéquipier parfait au cours des semaines passées à Toronto, affirme Drouin.
« Max faisait ce qu'il avait à faire. C'était difficile pour lui comme il évoluait sur le quatrième trio, mais son attitude était bonne. Sur la glace comme en dehors, il était de bonne humeur et donnait de l'énergie à l'équipe. Il était là pour ses coéquipiers. »