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MONTRÉAL – Créer une première impression favorable est toujours primordial pour des athlètes, à l’arrivée d’un nouvel entraîneur ou de dirigeants. Heureusement pour Alexandre Carrier et Jérémy Lauzon, ç’a vite cliqué entre le nouveau pilote des Predators de Nashville Andrew Brunette et eux.

Brunette se dit très satisfait de la contribution que les deux défenseurs québécois apportent aux succès de l’équipe jusqu’à maintenant cette saison.

« Ils se tirent très bien d’affaire. Ils sont très bons pour nous », les a louangés Brunette lors du récent passage des Predators à Montréal.

« Je les utilise même ensemble et ils retirent beaucoup de plaisir à le faire. Les deux s’adaptent à merveille au nouveau style de jeu que je préconise. »

Les Predators (16-13-0) assimilent plutôt bien les nouveaux patrons de jeu de Brunette depuis environ un mois. Ils ont gagné 11 de leurs 14 derniers matchs, incluant un gain de 2-1 face aux Canadiens au Centre Bell dimanche, après avoir signé seulement cinq victoires dans leurs 15 premières rencontres.

« On a mal commencé, a affirmé Carrier. Ce n’est jamais évident quand il y a un nouvel entraîneur et un nouveau directeur général (Barry Trotz), mais ça va beaucoup mieux maintenant et il y a encore de la place pour de l’amélioration. Nous sommes dans la course et nous voulons gagner. »

Carrier, qui était un défenseur établi depuis quelques saisons à Nashville, est le sixième joueur le plus utilisé de l’équipe, avec un temps de jeu moyen de 18:14.

Âgé de 27 ans, le patineur de Québec présente la cinquième meilleure fiche des ‘Preds’ en défense, avec un différentiel de plus-4. Il a repris là où il avait laissé, après avoir raté quatre matchs dernièrement en raison d’une blessure.

Lauzon n’est pas en reste avec 17:15 de temps d’utilisation. L’athlète de 26 ans natif de Val-d’Or, en Abitibi, a pris part aux 29 matchs de l’équipe.

« Les deux sont différents, les a comparés Brunette. ‘Lo’ (Lauzon) est plus physique. Il possède un coup de patin élite qui lui permet de vite restreindre l’espace et le temps de réaction de ses adversaires. ‘Car’ (Carrier) est plus cérébral. Il coupe beaucoup de jeux avec son bâton et il est très compétitif. 

« Les deux sont faciles à diriger parce qu’ils veulent apprendre et s’améliorer. Ce sont deux gros morceaux de l’équipe. »

Carrier a dit apprécier grandement le style de jeu plus axé sur l’attaque du successeur de John Hynes, que Brunette a remplacé avant cette saison.

« Andrew priorise la défense, il nous le fait savoir si nous gérons mal la rondelle aux lignes bleues, mais il adore ça quand nous faisons preuve de créativité à l’attaque », a expliqué Carrier, qui montre un dossier d’un but et de huit passes. « C’est ce qui est différent par rapport à la saison dernière : on veut nous voir contrôler davantage la rondelle et jouer avec beaucoup de vitesse. 

« Si nous avons plus la rondelle, nous aurons forcément moins à défendre, a-t-il fait remarquer. Nous avons réalisé de beaux progrès, mais il y a encore des ajustements à faire. Nous nous compliquons la tâche quand nous ne sommes pas tous sur la même page. Mais quand nous le sommes, ça marche bien. »

Les Predators forment une jeune équipe, mais la venue du vétéran attaquant Ryan O’Reilly vaut déjà son pesant d’or.

« C’est un leader incroyable et un travailleur acharné, a souligné Lauzon. Il est toujours le premier à sauter sur la glace pour les entraînements et le dernier à partir. Il ne néglige aucun détail de son jeu. J’ai eu la chance de jouer avec Patrice Bergeron chez les Bruins de Boston et il est le même style de joueur. On ne remarque pas tout le temps ce qu’il fait sur la glace, mais c’est toujours efficace. Il occupe une grande place dans l’équipe. Nous sommes chanceux de l’avoir. »