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BROSSARD – À l’instar de Jeff Gorton, il y a une semaine, Michael Hage n’a pas complètement fermé la porte à la possibilité de signer un premier contrat professionnel d’ici le début de la prochaine saison.
 
Pour l’instant, il est assez clair que le plan de l’attaquant est de retourner à l’Université du Michigan pour une troisième saison, tel qu’annoncé en avril. D’un autre côté, il n’a rien fait pour mettre un terme aux spéculations, mardi, au camp de développement des Canadiens de Montréal.
 
« Je pense que beaucoup d’affaires peuvent changer, mais en ce moment, ma décision est de retourner à l’école, a indiqué le choix de premier tour de l’équipe en 2024. Je pense que c’est la meilleure décision pour moi et pour mon développement. Je veux gagner à Michigan, c’est une place bien spéciale pour moi. 
 
« Je ne sais pas (ce qui me ferait changer d’idée). La direction m’a soutenu dans ma décision. C’est sûr que ça peut changer. Je sais que je peux faire le saut si je veux. Pour l’instant, le plan est de rester à l’école. »
 
À la veille du repêchage, Gorton – le vice-président des opérations hockey – avait ouvert une boîte de Pandore en laissant planer le mystère sur la situation de l’espoir de premier plan.
 
« Nous lui avons dit de prendre son temps, avait-il lancé. C’est un long été et des choses peuvent se produire. […] Peut-être que nous ferons des acquisitions, peut-être pas. Peut-être que quelque chose changera à Michigan qui lui fera changer d’idée. Nous avons laissé la discussion ouverte.
 
« On continuera de lui parler. On respectera son opinion. S’il veut changer d’idée, nous serons ouverts à la discussion. S’il veut rester à l’école, on le soutiendra dans sa décision. »
 
Dans un contexte où le Tricolore est toujours à la recherche d’un centre de deuxième trio – il n’en a toujours pas déniché via le marché des joueurs autonomes ou par une transaction – le choix du jeune homme de 20 ans avait causé une petite commotion dans la métropole.
 
Plusieurs s’attendaient à ce qu’il se joigne à l’équipe à l’aube des séries éliminatoires, et qu’il se batte pour un poste au prochain camp d’entraînement. D’autres, encore plus optimistes, le voyaient déjà faire des flammèches avec Ivan Demidov.
 
Hage connaît bien le marché de Montréal, et il sait que les réactions n’ont pas toutes été positives. Il est toutefois prêt à vivre avec les critiques.
 
« Mon choix ne dépend pas des joueurs qu’ils amèneront, ou pas, avec l’équipe, a-t-il répondu. Je miserais sur moi cent pour cent du temps. Je sais que je suis capable d’arriver et d’avoir un impact. J’ai déjà pris des décisions que les gens ont remises en question. Je suis capable de l’accepter et de vivre avec celle-ci. »
 
Une blessure qui a fait mal
 
Il est toutefois légitime de se demander ce qu’Hage gagnera à disputer une troisième saison sans la NCAA. Il vient d’amasser 13 buts et 52 points en 39 matchs pour aider les siens à décrocher le titre de la section Big Ten, et a aussi prouvé qu’il appartenait à l’élite de son groupe d’âge au Championnat mondial junior.
 
« Les deux dernières années ont été les plus importantes de ma vie pour mon développement comme joueur et comme personne. Je peux encore m’améliorer et être encore plus prêt à faire le saut. Je vais jouer dans des situations différentes, cette année, et être un leader dans mon équipe.
 
« Je veux jouer à la fin du match, prendre les grosses mises au jeu, jouer en infériorité numérique… À ma première année, les plus vieux m’ont montré comment faire ça. C’est à mon tour de gagner en aisance dans ces situations pour devenir un joueur encore plus complet. »
 
La blessure à la cheville qui l’a ennuyé dans les moments les plus cruciaux de la dernière campagne lui a aussi laissé un goût amer en bouche. Il a raté les deux premiers matchs du championnat national, avant de revenir au jeu contre Denver en demi-finale du Frozen Four malgré la douleur.
 
Le parcours des Wolverines s’est arrêté là, contre les éventuels champions. Sa décision de ne pas s’entendre avec le Tricolore est venue quelques jours plus tard.
 
« Peu importe ce que j’aurais décidé, je n’aurais pas pu jouer de match à la fin de la saison, a-t-il conclu. Ce n’était pas super au Frozen Four. C’est une autre chose : on a travaillé toute l’année pour jouer ces gros matchs, et je n’ai pas été en mesure de jouer à la hauteur de mes capacités. Ç’a fait mal.
 
« Tout ceci a pesé dans la balance quand est venu le temps de prendre ma décision. »

Avec la collaboration de Jean-François Chaumont, journaliste principal LNH.com

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