BROSSARD – Alexander Zharovsky retournera pour une autre saison dans la Ligue continentale de hockey (KHL) avec Oufa. Avant de passer à l’Ouest, l’ailier droit de 19 ans n’aura pas juste comme objectif de s’améliorer sur la patinoire. Il devra également mieux maîtriser la langue de Cole Caufield et de Lane Hutson, l’anglais.
À sa sortie d’un entraînement mercredi au Complexe sportif CN de Brossard, Zharovsky a rencontré les journalistes montréalais pour une première fois. Il a obtenu l’aide du jeune gardien Arseni Radkov, un choix de troisième tour en 2025. Radkov a servi d’interprète, comme il l’avait fait l’an dernier avec le défenseur Bogdan Konyushkov.
À LIRE AUSSI : Canadiens : Michael Hage garde le cap
Dans cet entretien d’un peu plus de six minutes, Zharovsky n’a offert aucune grande confidence. On sait maintenant une chose : il parle russe à un niveau de décibel aussi bas que Brendan Gallagher en anglais.
Auteur de 42 points (16 buts, 26 passes) en 59 matchs l’an dernier à Oufa, le choix de deuxième tour du CH (34e au total) en 2025 jouera une autre saison complète dans la KHL avant de rêver au CH.
« J’ai encore une année à mon contrat avec mon équipe dans la KHL. J’aimerais aller jusqu'à l'échéance de mon entente, a-t-il dit. Je veux bien jouer, avoir de bons chiffres et aider mon équipe à connaître du succès. »
Pour ce camp de développement à Brossard, Zharovsky a hérité du numéro 97, le numéro qu’il porte à Oufa. Questionné à savoir s’il pourrait garder le 97 de Connor McDavid pour ses débuts en Amérique du Nord, le jeune homme a été catégorique.
« Non », a-t-il répliqué avec le sourire dans le visage.
Utilisé pour un peu plus de 15 minutes (15:06) en moyenne l’an dernier à Oufa - un bon temps de jeu pour une recrue -, Zharovsky a terminé au troisième rang des meilleurs pointeurs de son équipe, derrière deux vétérans de 30 et 32 ans : Sheldon Rempal (46) et Jake Rodewald (44).
Il a dominé toutes les recrues de la KHL avec ses 42 points. Comme bien des attaquants offensifs, il a généré une bonne portion de ses points en supériorité numérique. Quand un collègue lui a posé comme question s’il devait trouver des façons de produire sur une base plus constante à cinq contre cinq, le principal intéressé n’a pas trop sursauté.
« J’écouterai mes entraîneurs et je m’efforcerai de devenir un meilleur joueur dans les deux sens de la glace, a-t-il affirmé. Je travaillerai fort pour m’améliorer, autant offensivement que défensivement. »
Absent du camp de développement du Tricolore l'an dernier en raison d’un problème de visa de travail, comme le Kazakh Gleb Pugachyov (choix de 1er tour, 26e au total en 2026) cette semaine, Zharovsky a endossé pour une première fois le chandail du CH.
« C’est vraiment un bon sentiment, a-t-il murmuré. Je ressens une petite nervosité. Je sais qu’il s’agit d’une grande organisation. Mais c’est vraiment cool. »
Arrivé à Montréal au mois de juin, Zharovsky a patiné à plusieurs reprises avec son compatriote Ivan Demidov avant le camp de développement.
« Il est un très bon joueur et j’aime passer du temps avec lui », a expliqué le choix de deuxième tour. « Il m’aide beaucoup à Montréal. »
« Je l’aime beaucoup », a renchéri Demidov, quelques minutes plus tard lors d’une conférence de presse pour la prolongation de son contrat de huit ans et 73 millions $ (salaire annuel moyen de 9,125 millions $). « Il travaille fort. Il est déjà plus grand que moi. Il a un beau futur devant lui s’il continue de travailler aussi fort tous les jours. »


















