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Brian Burke est connu pour ses opinions, surtout quand il est question des sept équipes de la LNH basées au Canada.

Et à l'approche de la saison, l'analyste à Sportsnet et ancien dirigeant dans la LNH voit grand pour l'une d'entre elles en particulier.
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« Selon moi, Montréal est bâti pour les séries plus que toute autre équipe canadienne, a lancé Burke. Avec ce que Montréal a fait, je les ai choisis comme équipe favorite au Canada pour gagner la Coupe Stanley. »
Burke souligne les progrès faits par plusieurs jeunes joueurs des Canadiens de Montréal au cours des plus récentes séries éliminatoires, quand ils ont vaincu les Penguins de Pittsburgh en quatre matchs en ronde de qualification de la Coupe Stanley avant de s'incliner contre les Flyers de Philadelphie en six rencontres lors de la série de première ronde de l'Association de l'Est. Mais il a également pointé vers ce qu'ils ont effectué durant la saison morte, ajoutant les attaquants Tyler Toffoli et Josh Anderson, le défenseur Joel Edmundson et le gardien Jake Allen.
Dans une entrevue avec NHL.com, Burke, l'auteur d'un nouveau livre qui s'intitule Burke's Law: A Life in Hockey, discute de la prochaine saison et parle de deux de ses plus grands mentors, le commissaire de la LNH Gary Bettman et le directeur général des Islanders de New York Lou Lamoriello.
Selon toi, qui sont les favoris pour remporter la Coupe Stanley?
« Quand je regarde les meilleures équipes, je pense que Dallas a eu un parcours magique (la saison dernière), mais je ne suis pas certain qu'ils pourront le refaire. Le Colorado me semble être la meilleure équipe dans l'Association de l'Ouest, mais je n'ai pas confiance en ses gardiens. Vegas ajoute Alex Pietrangelo à une équipe qui a peu de faiblesses, mais qui a eu énormément de difficultés à inscrire des buts en séries éliminatoires. Du côté de St. Louis, ils ont récemment gagné la Coupe Stanley et ont perdu un excellent joueur en Pietrangelo, mais ils en ont ajouté un très bon en Torey Krug. Ils forment encore une équipe dominante, selon moi, tout comme Vegas. Quant au Colorado, si l'équipe pouvait obtenir un véritable gardien partant, ça deviendrait difficile pour n'importe quel adversaire. Dans l'Est, Washington demeure une puissance, selon moi. Les Bruins demeureront une bonne équipe, mais je pense que Krug va leur manquer énormément. Une fois que Tampa Bay aura réglé ses problèmes avec le plafond salarial, ce sera une équipe formidable à nouveau. »

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Comment évalues-tu les sept équipes du Canada?
« Je pense que c'est un bon moment pour être une équipe canadienne. Je pense qu'elles vont toutes dans la bonne direction. Toronto a pris de bonnes décisions. Vancouver a perdu quelques joueurs, mais possède encore un excellent jeune noyau. Les Jets ont été plutôt tranquilles, mais j'aime leurs vétérans et certains de leurs jeunes. Les Oilers ont deux des cinq meilleurs attaquants de la Ligue (Connor McDavid et Leon Draisaitl), et j'aime les décisions prises par [le directeur général] Kenny Holland. Ottawa est sur une lancée. C'est incroyable de voir tout ce que [le directeur général] Pierre Dorion a accompli sur le marché des joueurs autonomes et au repêchage. Ils seront une équipe complètement différente dans environ 18 mois. »
Qu'est-ce qui te rend si optimiste à propos des Canadiens?
« [Jesperi] Kotkaniemi et Nick Suzuki ont démontré qu'ils peuvent évoluer au centre au plus haut niveau, même dans les situations où il y a beaucoup de pression. Il y a également [Phillip] Danault qui s'ajoute à ce groupe, et soudainement, la ligne de centre est plutôt bonne. Ils obtenaient peu de buts de leurs ailiers, mis à part Brendan Gallagher, donc [Anderson] améliore l'équipe. Josh Anderson joue de manière robuste. En défensive, ils ont acquis Joel Edmundson pour compléter leur top-6. Ils ont également obtenu un auxiliaire de qualité en Jake Allen, ce qui est important, car je m'attends à ce que le calendrier de la saison soit condensé. Je pense qu'ils ont comblé tous leurs besoins et qu'ils représenteront un sérieux problème pour leurs adversaires en séries éliminatoires. »

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Il y a encore des points d'interrogation chez les Maple Leafs selon toi. Quels sont-ils?
« TJ Brodie est une bonne acquisition, un bon joueur et un bon patineur. Mais il ne les rend pas plus gros ou plus difficiles à affronter à la ligne bleue. Je pense qu'il leur manque un élément qui leur permettrait de contrebalancer quand ils encaissent de l'échec-avant soutenu dans certaines rencontres, parfois même pendant quatre minutes consécutives. J'aime certaines des autres décisions qu'ils ont prises, mais quand je les compare à Tampa ou à Washington, je ne pense pas qu'ils peuvent battre l'une de ces équipes. »
Lou Lamoriello t'a dirigé à Providence College entre 1973 et 1977 et il est quelqu'un que tu qualifies souvent de mentor. Comment Lamoriello est-il vraiment?
« Il a été l'un des premiers à me contacter quand mon fils Brendan est décédé. Il a une signification très importante pour moi. Il a eu une grande influence dans l'homme que je suis devenu. Non seulement il m'a appris à jouer au hockey, mais il m'a montré l'importance d'aller à l'école, d'avoir de bonnes manières et de bien traiter les autres. Je lui dois beaucoup. Je l'adore. Il a un côté humain que les gens ne voient pas, donc ils le dépeignent comme quelqu'un de stoïque. Cette image, même si elle est fausse, lui convient. »
Une autre personne ayant eu une grande influence sur ta vie et ta carrière est le commissaire de la LNH Gary Bettman, qui t'a embauché comme vice-président principal et directeur des opérations hockey de la Ligue en 1993. De quelle manière t'a-t-il influencé?
« Demandez à quiconque était présent en 1993, quand Gary m'a embauché, de revenir sur ces 27 années et de vous dire à quoi ressemblait la Ligue à cette époque. Il n'y avait pas de direction claire, pas de contrat de télévision. Gary a pris la tête de cette petite organisation et en a fait un mastodonte. Tout ça est venu de sa vision. Je me rappelle que, lors de ma première année, il m'a dit qu'il ne pourrait pas y avoir de stabilité au sein des différentes concessions tant que nous n'allions pas en arriver à une entente logique avec les joueurs. Éventuellement, nous avons implanté le plafond salarial, et c'est à partir de ce moment-là que la valeur des concessions a commencé à augmenter rapidement et qu'il est devenu possible pour plusieurs équipes de faire de l'argent dans le hockey. Il a également compris qu'avec un contrat de télévision national, il était important d'avoir des équipes dans des endroits comme Phoenix, Dallas et dans les deux grandes villes de la Floride. Je l'ai dit dans mon livre : je pense que les gens qui ont une vision regardent toujours vers le prochain sommet qu'ils peuvent atteindre. Quand ils ont atteint un sommet, ils regardent ce qu'ils doivent faire pour atteindre le prochain. Dans le cas de Gary, il regarde les sept sommets suivants, pas seulement le prochain. »