Bergeron Laflamme

LAS VEGAS -Un plus un ne fait pas toujours deux. Aux partisans mathématiciens des Canadiens de Montréal qui croient que Patrice Bergeron va signer un contrat avec leur équipe, l'été prochain, parce que le nouveau directeur général Kent Hughes est son ancien agent, le principal intéressé répond que c'est un mauvais calcul.

« Le monde fait un plus un parce que c'est facile à faire, mais mon intention est de demeurer un membre des Bruins de Boston », a coupé court aux rumeurs le vétéran joueur de centre, vendredi, dans le cadre de la fin de semaine du Match des étoiles.
Ça, c'est si le capitaine des Bruins décide de poursuivre sa carrière. Comme il le mentionnait encore à la collègue Amalie Benjamin de NHL.com cette semaine, sa décision n'est pas arrêtée.
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« Ça n'occupe pas du tout mes pensées, a-t-il réitéré. Parce que je n'ai pas amorcé de négociations contractuelles, les gens se font plein de scénarios qui n'existent pas. »
« La meilleure façon d'expliquer ma position, c'est que tout au long de ma carrière j'ai accepté des prolongations de contrat de trois ans, de cinq ans et de huit ans. Maintenant, je suis rendu au stade où je peux vivre le moment présent. Je veux profiter de la saison en cours et de l'occasion de construire quelque chose de positif et de spécial avec mon équipe. C'est ça l'objectif.
« Je réfléchirai à tout le reste après la saison. C'est vraiment tout ce que je peux dire parce que je ne sais pas si je continuerai de jouer. »
À l'âge de 36 ans, Bergeron a mentionné que son « vieux corps » résiste bien aux rigueurs d'une 19e saison dans les rangs professionnels. Sur la glace, il ne montre pas de signes de ralentissement, comme en fait foi sa fiche de 34 points en 42 matchs.

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Pour revenir à Hughes, Bergeron s'est dit heureux pour lui.
« Il a été mon mentor pour mon premier contrat avec les Bruins (en 2003) et notre association perdure depuis tout ce temps. C'est un très bon ami. Je suis proche de la famille. Son plus jeune fils (Jack) est né l'année de mon arrivée à Boston. J'ai grandi avec ses enfants. »
Bergeron a raconté qu'il n'a pas été dans le secret des dieux, au moment où Hughes était en réflexion quant à son avenir.
« Je n'ai pas été impliqué, c'est une décision qu'il a prise en famille, a-t-il indiqué. La discussion que nous avons eue a été pour me dire qu'il quittait l'agence pour accepter le poste de DG des Canadiens. Nous avons essentiellement parlé de la façon dont se passerait la transition avec mon nouvel agent Philippe Lecavalier. »