Après avoir décroché son diplôme, Johnson veut faire pareil avec la Coupe
Le vétéran de l'Avalanche a complété ses études à l'Université du Michigan ce printemps

© Darcy Finley/Getty Images
Plus de 17 ans après avoir mis les pieds sur le campus de l'Université du Michigan, le défenseur de l'Avalanche du Colorado a obtenu son diplôme en études générales.
« C'était vraiment important pour moi, je voulais réussir à l'obtenir », a raconté Johnson, qui, à l'âge de 35 ans, en est à sa 16e saison dans la LNH. « Quand j'étais jeune, je rêvais de jouer au hockey universitaire à Michigan. Je voulais graduer de cette université, qui est classée au premier rang du pays parmi les institutions publiques. Ça représentait beaucoup pour moi. J'avais fait la promesse à Red Berenson quand je suis parti que j'allais terminer mes études. Je l'ai appelé aussitôt que ç'a été fait. »
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Berenson, le légendaire entraîneur des Wolverines du Michigan, est maintenant à la retraite, à l'âge de 82 ans. Il a raconté avoir reçu l'appel de Johnson il y a quelques semaines.
« Il sait à quel point j'étais fier de lui comme joueur, et de le voir respecter sa promesse après autant d'années en dit beaucoup sur le jeune, sur son intégrité et son dévouement », a souligné Berenson lors d'une entrevue téléphonique, samedi. « Il m'a dit que d'obtenir son diplôme lui avait donné plus de satisfaction que tout ce qu'il avait fait sur la glace comme joueur. Je suis heureux pour lui, et je pense que ça va donner un bon exemple pour plusieurs autres gars qui n'ont pas complété leur parcours académique, qui avaient dit qu'ils le feraient, mais qui ne l'ont pas fait. Jack s'est assuré que ça n'arrive pas. »
Johnson poursuivra la quête de son autre rêve, samedi, alors que l'Avalanche disputera le deuxième match de la finale de la Coupe Stanley en accueillant le Lightning de Tampa Bay (20 h HE; ABC, ESPN+, CBC, SN, TVAS).
La formation de Denver mène la série 1-0 grâce à un gain de 4-3 en prolongation.
Johnson a fait ses débuts dans la LNH à l'âge de 20 ans, à la fin de la saison 2006-07 avec les Kings de Los Angeles après avoir passé deux saisons avec les Wolverines. Il a disputé 1024 rencontres, et le duel de samedi sera son 39e match éliminatoire. C'est la première fois qu'il se retrouve en finale.
« C'est vraiment spécial, a souligné Johnson. Tu ne sais jamais si tu vas un jour obtenir la chance de jouer pour la Coupe. Nous avons travaillé si fort cette année pour atteindre la finale, et nous y sommes maintenant. Tu ne sais jamais si tu vas revenir en finale un jour. Ç'a été long avant que j'y parvienne. »
L'attente a été encore plus longue pour obtenir son diplôme, mais le défenseur a indiqué qu'il a toujours été assidu quand venait le temps de réussir un cours.
« Lors des saisons où je n'ai pas eu la chance de participer aux séries, je retournais (à l'université) pour une session de printemps, a-t-il expliqué. J'ai aussi profité de la pandémie pour suivre des cours en ligne qui, normalement, auraient été seulement donnés sur le campus. Et j'ai finalement gradué ce printemps. »
Sa matière la plus difficile?
« Les statistiques. De loin! »
En parlant de statistiques, le vétéran est à la recherche de son premier point après neuf matchs depuis le début des séries, lui qui avait amassé un but et huit passes en 74 parties cette saison.
Johnson était un joueur régulier de l'Avalanche cette année, mais l'arrivée de renforts avant la date limite des transactions l'a relégué au rôle de septième arrière. Toutefois, la blessure subie par Samuel Girard (fracture du sternum) lors du troisième match de la deuxième ronde contre les Blues de St. Louis lui a ouvert la porte.
« Quand je repense aux dernières années, nous avions de bonnes équipes, et quand nous arrivions en séries et que nous avions un blessé ou deux, c'étaient des gars rappelés de la Ligue américaine qui prenaient la relève, a souligné l'entraîneur-chef de l'Avalanche Jared Bednar. Ils ont fait un bon travail, mais ce n'est pas la même chose que de faire appel à un gars qui a joué 1100 matchs, un vétéran qui connaît le hockey. »
Johnson a lancé à la blague que ça lui a pris tellement de temps à graduer que certaines personnes avec qui il a amorcé ses études ont maintenant leur doctorat. Mais il a une excellente excuse, celle d'avoir joué avec les Kings, les Blue Jackets de Columbus, les Penguins de Pittsburgh, ainsi qu'un court passage avec les Rangers de New York l'an dernier avant de rejoindre l'Avalanche cette saison.
« C'est un bon vétéran, a souligné son partenaire à la ligne bleue Josh Manson. Ça fait tellement longtemps qu'il joue qu'il sait comment connaître du succès. »
Sur la glace et à l'école.
« S'il y parvient, ce sera un bonus », a souligné Berenson en parlant de remporter la Coupe Stanley. « Sinon, nous serons tout de même tous fiers de la carrière de Jack, et surtout d'avoir terminé ses études. Ils ne sont pas nombreux les joueurs en finale de la Coupe Stanley qui pensent aux études. »

















