C'est fou de voir à quel point quelques jours dans les mineures peuvent changer les choses.
« J'ai eu un très bon camp, je voulais avoir un gros rôle avec l'équipe, a expliqué Beauvillier. J'ai eu de bons premiers matchs, mais j'ai été retiré de la formation à San Jose. J'ai commencé à penser un peu trop aux erreurs que je faisais au lieu de penser de façon positive. Je ne me suis pas aidé dans cette situation.
« J'arrivais à l'aréna et même dans les entraînements je voulais faire le bon jeu. Je ne me donnais vraiment pas de pause. Au hockey tout est dans la tête. C'est vraiment de sortir de sa tête et d'avoir du plaisir. »
Court mais bénéfique
Quand il parle de son séjour dans la Ligue américaine, on pourrait croire que le Québécois y est resté pendant des mois pour rebâtir sa confiance et retrouver l'identité qui lui avait permis d'amasser 24 points en 66 matchs l'an dernier.
Pourtant, il n'y est resté que 10 jours au total - il y est retourné durant la semaine de congé des Islanders. Mais il est un homme nouveau. C'est peut-être aussi la nouvelle année, qui sait?
« Je trouve qu'il est plus confiant dans son jeu maintenant, a expliqué son compagnon de trio Mathew Barzal en français. Il fait maintenant plus de passes et il veut marquer. Il ne fait pas seulement envoyer la rondelle en fond de territoire, il essaie de faire les jeux. C'est facile de jouer avec lui, surtout avec la confiance qu'il a maintenant. »
Le défi de Beauvillier sera désormais de mettre ce faux départ de côté et de limiter la guigne à une moitié de saison. Ça risque d'être plus facile à faire maintenant qu'il semble avoir retrouvé ses repères.
« C'est dur quand tu te cherches un peu plus sur la patinoire de laisser ça à l'aréna et de continuer à avoir du plaisir, a expliqué Beauvillier. Je pense avoir retrouvé la flamme un peu plus. C'est plus plaisant de venir à l'aréna quand t'as un sourire dans la face. »