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MONTRÉAL – Alexandre Texier était assis entre le capitaine Nick Suzuki et le défenseur Noah Dobson pendant une pause publicitaire en troisième période. Filmé par une caméra du Centre Bell, le Français avait un immense sourire au visage et il levait les yeux pour mieux absorber les hurlements des partisans qui scandaient le classique « Olé, Olé, Olé » en plus de se synchroniser pour faire la vague.

Cette scène illustrait parfaitement tout le bonheur que ressentait Texier. Même s’il restait encore 13:45 à jouer en troisième période, le Français pouvait se permettre un petit relâchement afin de mieux vivre le moment présent.

Texier était l’un des artisans de cette soirée unique au Centre Bell. Auteur d’un premier match de trois points (un but, deux passes) dans la LNH, le numéro 85 a transporté une grande partie de l’attaque sur ses épaules dans ce gain de 4-1 des Canadiens de Montréal contre les Flames de Calgary.

« C’est fou. On est mercredi soir et il y a une telle ambiance, a affirmé l’ailier de 26 ans. Je n’avais jamais vécu ça avant. C’était impressionnant d’entendre les partisans. Quand tu joues du bon hockey, la foule t’en redonne. C’était incroyable. »

Voisin de casier dans le vestiaire du CH, Cole Caufield a expérimenté plus d’une fois la ferveur des partisans montréalais. Mais le numéro 13 ne s’en lassera jamais.

« C’est tellement le fun, a dit l’Américain. Je criais à Tex (Texier) au banc que la foule pourrait ne jamais arrêter. Un tel moment démontre l’aspect unique de cette ville. C’est spécial de jouer pour les Canadiens. Quand tu vis un match comme celui de ce soir, tu le réalises encore plus.

Il faut en profiter. Il n’y a pas un autre endroit comme ici. »

CGY@MTL: Texier loge le disque dans le haut du filet

Au micro de RDS avec l’analyste Marc Denis, immédiatement après l’annonce de sa sélection comme première étoile, Texier a insisté sur le fait qu’il désirait jouer au hockey à Montréal. Quelques minutes après cette entrevue, il était encore sur un nuage.

« Je ne me suis jamais senti aussi heureux qu’ici, a-t-il mentionné. Je me sens bien depuis le premier jour à Montréal. Je le ressens au fond de moi. C’est ici que je veux être. Je veux jouer pour cette équipe. Après chaque match, je dois être satisfait et je dois me donner toutes les chances. »

Ignoré au ballottage et ensuite libéré par les Blues de St. Louis qui ont résilié son contrat le 23 novembre, Texier a paraphé un contrat d’un an et 1 M$ avec le CH dès le lendemain. S’il n’avait obtenu qu’une seule passe en huit matchs à St. Louis, il a déjà amassé 10 points (4 buts, 6 passes) en 21 matchs à Montréal.

Texier saisit pour l’instant la chance qu’on lui offre avec le Tricolore.

Utilisé à 5-contre-5 à l’aile droite du premier trio avec Suzuki et Caufield, il a ajouté une autre corde à son arc récemment en obtenant du temps de jeu en infériorité numérique. Avec les blessures à Jake Evans et Josh Anderson, Martin St-Louis n’a pas le choix de se trouver de nouveaux attaquants pour remplir ce mandat.

S’il a besoin de saisir cette chance à Montréal, Texier a aussi besoin de bien se placer au sein de la hiérarchie du CH afin de maintenir sa place lorsque des attaquants finiront par sortir de l’infirmerie.

« Je n’y pense pas trop, a-t-il répliqué. Je garde une mentalité d’un match à la fois. Je dois faire mon boulot pendant 60 minutes et recommencer au match suivant. Si je fais ça, je me donne des chances. Je veux amener des choses à l’équipe pour l’aider à gagner. »

À l’attaque, malgré les absences de Kirby Dach et d’Alex Newhook, le CH compte sur un top-6 des plus intéressants avec une première unité composée de Caufield, Suzuki et Texier et un deuxième trio formé de Juraj Slafkovsky, Oliver Kapanen et Ivan Demidov.

« C’est bon d’avoir un équilibre avec nos deux premiers trios, a affirmé St-Louis. Les deux trios peuvent jouer sur 200 pieds et je n’ai pas trop à me fatiguer avec les confrontations. Je sais qu’ils joueront contre les bons trios des autres équipes. »

Flames vs Canadiens | Résumé | 07/01/2026

EN PROLONGATION

Le chiffre du match: 6

Arber Xhekaj a joué un bon match contre les Flames. Utilisé pour un peu plus de 15 minutes, l’Ontarien a mené les siens avec six mises en échec. En première période, il a souhaité la bienvenue avec un gros coup d’épaule à l’attaquant William Stromgren, qui jouait un premier match dans la LNH avec les Flames.

Une quatrième victoire

Jacob Fowler a signé sa quatrième victoire en huit départs avec le CH (4-2-2). L’Américain de 21 ans a bloqué 28 des 29 tirs des Flames. S’il n’a pas eu besoin d’être spectaculaire, Fowler a encore une fois offert un départ de qualité.

Joel Farabee a marqué l’unique but contre lui en décochant un tir des poignets sous sa mitaine. Ce but représentait son unique faux pas de la soirée.

Sur les chapeaux de roue

Le Tricolore est sorti des blocs avec force en première période, et on pouvait voir des signes avant-coureurs de la domination à venir. La glace autour de Jacob Fowler était encore bien fraîche au terme de l’engagement et les locaux avaient doublé les Flames 14-7 au chapitre des tirs.

La marque était toutefois encore immaculée quand les deux équipes ont retraité au vestiaire. Quoi qu’il en soit, les hommes de St-Louis ont continué à jouer de la même façon et ont été récompensés avec trois buts dans un intervalle de cinq minutes en deuxième période.

« Nous avons un groupe résilient, a souligné St-Louis. Dernièrement, je trouvais que la qualité de notre jeu défensif avait régressé un peu, mais on a la détermination de revenir et de combattre. Il faut faire la même chose quand on pense qu’on mérite un meilleur sort. Il faut rester patients. »

Slafkovsky se déçoit

Juraj Slafkovsky a cogné à la porte à trois occasions dans ce match, et il aurait facilement pu inscrire son 16e but de la saison lors d’un avantage numérique en milieu de deuxième. Le gros Slovaque a reçu une passe parfaite de Cole Caufield à l’embouchure du filet, et il n’avait qu’à tirer dans un filet ouvert.

Il a cependant tenté de faire une passe, permettant à Dustin Wolf d’intercepter la rondelle. À son retour au banc, il a hoché la tête en riant et s’est cogné le casque avec son gant en signe de découragement. Il a aussi regardé la reprise sur une tablette, comme pour tourner le fer dans la plaie.

« Quel jeu? Je ne m’en souviens pas, a-t-il blagué en faisant mine d’avoir oublié la séquence. Je pense que j’ai essayé de passer parce que je pensais que le gardien allait glisser vers moi, mais il a tombé. Je ne m’attendais pas à avoir un but désert. Au final, je n’ai pas choisi le bon jeu. »

Slafkovsky a tout de même récolté une mention d’aide sur le but d’Oliver Kapanen, un 23e point à ses 21 dernières rencontres.

- Avec la collaboration de Guillaume Lepage, journaliste principal LNH.com