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BROSSARD – Mike Sullivan a rencontré Mika Zibanejad à Stockholm en Suède au cours de l’été afin d’apprendre à mieux connaître l’un de ses attaquants étoiles. Avant le début du camp, le nouveau maître à bord avec les Rangers de New York a également eu une longue discussion avec Alexis Lafrenière, une autre pièce importante de son casse-tête offensif.

« J’ai rencontré "Laffy" et nous avons eu une bonne conversation », a dit Sullivan après un entraînement des Rangers vendredi à Brossard. « Nous avons des attentes envers lui. À notre avis, il arrive à un moment dans sa carrière où il peut atteindre un autre niveau dans son jeu, autant avec la rondelle que sans la rondelle.

« Et s’il désire s’établir comme l’un de nos meneurs, il doit aussi montrer l’exemple sur la patinoire. Il a besoin de jouer de la bonne façon et avec les bonnes intentions. Il est un jeune talentueux, il voit tellement bien le jeu et il génère de l’offensive en raison de ses habiletés. Mais il y a aussi plusieurs détails au hockey et dans notre système de jeu. Nous lui demandons de suivre notre plan. À mes yeux, "Laf" a le potentiel de transporter son niveau de jeu ailleurs. Il peut être un joueur d’impact pour nous. »

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Premier de classe du repêchage de 2020, Lafrenière a toujours reçu cette étiquette de futur joueur étoile dans la LNH. Mais après cinq saisons complètes dans le zoo de New York, le Québécois n’a pas encore atteint ce statut.

Les Rangers ont encore l’espoir de le voir fleurir.

« Je me retrouve à ses côtés depuis un peu moins d’un an et je sais qu’il a un talent indéniable, il a des tonnes d’habiletés », a affirmé J.T. Miller, le nouveau capitaine des Rangers. « Il est un gros morceau de notre équipe. Il arrive aussi à un âge (24 ans) où il peut atteindre une autre étape. Il a déjà prouvé qu’il a ce qu’il faut pour être un joueur dominant, mais il a maintenant besoin de le faire sur une base plus constante. Quand il joue de façon intelligente et avec ce qu’il faut faire pour gagner un match, il est l’un de nos meilleurs joueurs. Il est aussi un très bon jeune homme. »

Auteur de 57 points (28 buts, 29 passes) en 82 matchs il y a deux ans, Lafrenière n’a pas poursuivi sa progression sur le plan offensif l’an dernier avec 45 points (17 buts, 28 passes) en 82 rencontres. À sa défense, les « Blue Shirts » ont connu une saison misérable, ratant les séries.

Après six matchs cette saison, l’ancien de l’Océanic de Rimouski connaît un départ à l’image de son équipe. Il se cherche offensivement avec deux points (un but, une passe) en six matchs. Face aux Canadiens de Montréal samedi (19 h HE; TVAS, CITY, SNE, MSG), Lafrenière devrait patiner à l’aile gauche du deuxième trio avec Miller et Conor Sheary.

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« C’est un départ comme mon équipe : j’ai des chances, mais je ne trouve pas le fond du filet, a affirmé Lafrenière. Je dois continuer à bien jouer et à aider l’équipe. Quand ça va débloquer, ça va débloquer.

« Nous voulons tous oublier la dernière saison. Il faut l’oublier, mais il faut aussi apprendre. C’était une grosse déception. Il y a maintenant de nouveaux entraîneurs à New York et de nouveaux joueurs. Nous voudrons répondre avec une meilleure saison. Pour gagner dans cette ligue, tu dois te présenter tous les soirs, peu importe les rivaux. Tu as toujours besoin de ton niveau de jeu A. »

Une attaque en panne

Dans un marché bouillonnant comme celui de Manhattan, il y a toujours des attentes. Avec l’arrivée de Sullivan, qui a gagné la Coupe Stanley à deux reprises avec les Penguins de Pittsburgh, les Rangers ont la pression de se replacer sur le droit chemin.

Après six matchs, il n’y a toujours pas de miracle avec un dossier de 2-3-1. Les « Blue Shirts » ont un problème majeur. Ils ne marquent pas assez de buts. Ils n’ont touché la cible qu’à onze reprises en six rencontres et ils n’ont toujours pas marqué de but après trois matchs au Madison Square Garden.

La patience reste la clé chez les Rangers.

« C’est frustrant, mais nous aimons notre façon de jouer, a noté Lafrenière. Nous ne marquons pas assez souvent, mais nous obtenons des chances à la tonne. »

« Nous jouons du hockey honnête et nous avons des chances, a renchéri Miller. Nous ne voulons pas trop changer et ouvrir le jeu pour rien. Nous devons construire notre identité et nous aimons plusieurs portions de notre jeu. La rondelle finira par rentrer dans le but. »

Si les Rangers ne marquent pas, ils donnent encore moins de buts. Ils ont limité leurs rivaux à seulement neuf buts après six matchs.

À l’image de Lafrenière et de Miller, Sullivan a dressé un bilan quand même positif du départ de son équipe.

« Je parle avec mes joueurs et c’est mon travail comme entraîneur de garder un regard objectif, a-t-il répliqué. Tu ne contrôles pas toujours si la rondelle finit par rentrer dans le filet, mais tu peux contrôler ton intensité et les batailles le long des bandes. Les joueurs achètent notre système. Nous nous améliorons sur le plan défensif, nous sommes déjà meilleurs qu’il y a deux semaines. Nous générons aussi assez de chances de marquer. Si nous ne générions pas des chances de qualité, nous aurions un discours différent. Il faut rester patients. »

Défaits 2-1 en prolongation contre les Maple Leafs à Toronto jeudi soir, les Rangers joueront contre le CH samedi au Centre Bell. Lafrenière s’attendait à compter sur une vingtaine d’amis et de gens de sa famille dans les gradins.