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Site officiel des Canadiens de Montréal

Une heureuse surprise

Zachary Fucale a joué un rôle de premier plan pour le Canada dans la défense de son titre à la Coupe Spengler.

par Hugo Fontaine @canadiensMTL / canadiens.com

MONTRÉAL - S'il allait vers l'inconnu lorsqu'il a accepté de représenter le Canada à la Coupe Spengler, Zachary Fucale se sent privilégié d'avoir pu vivre cette expérience.

Pendant que l'attention de la grande majorité des habitants du pays était dirigée vers les performances de l'équipe canadienne au Championnat mondial de hockey junior à la fin décembre, une différente équipe représentant l'Unifolié faisait des siennes de l'autre côté de l'Atlantique.

Alors qu'il connaissait une excellente saison avec le Beast de Brampton, Fucale ne s'attendait aucunement à recevoir une invitation pour prendre part à la 90e édition de ce tournoi annuel. C'est pourquoi il a fait appel à Bud Holloway, un de ses anciens coéquipiers chez les IceCaps de St. John's, pour en savoir davantage sur ce qui l'attendrait à Davos, en Suisse.

« Honnêtement, j'étais un peu surpris qu'un joueur de la ECHL puisse jouer dans ce tournoi. Je croyais que c'était réservé uniquement aux joueurs en Europe. Mais en même temps, j'étais très honoré et très heureux de recevoir cet appel-là, admet l'espoir de 21 ans du Tricolore, qui en est actuellement à sa deuxième saison chez les professionnels.

« Je savais que la Coupe Spengler était un événement annuel et que les joueurs avaient beaucoup de publicités sur leurs uniformes. Bud Holloway, avec qui j'ai joué l'année passée, m'a dit que c'était une super belle expérience que je ne regretterais pas. »

Fucale a été l'un des trois gardiens sélectionnés au sein d'Équipe Canada, avec Drew MacIntyre et Jordon Cooke. Le Québécois ne s'était rien fait promettre à l'aube du tournoi concernant son utilisation, surtout que MacIntyre avait mené l'équipe au titre l'année précédente.

Mais après une défaite de 7 à 4 en lever de rideau, l'entraîneur-chef Luke Richardson a décidé d'effectuer un changement devant le filet en faisant appel au jeune gardien. Avant même de recevoir cette confirmation, Fucale était déjà prêt à relever ce défi, puisqu'il avait déjà disputé plusieurs matchs sans lendemain au cours de sa carrière.

« Sachant que Drew avait participé au tournoi lors des trois années précédentes, je ne m'attendais pas à jouer la majorité des matchs. Peu importe l'événement, il faut toujours que tu sois prêt. Tu n'as pas de deuxième chance. Au Championnat mondial junior, quand tu es rendu à la ronde des médailles, tu n'as pas de deuxième chance. Coupe Spengler, pas de deuxième chance. Coupe Memorial, pas de deuxième chance. Il faut que tu sois prêt, peu importe ton rôle, souligne celui qui a mis la main sur la coupe Memorial (2013) et sur l'or au tournoi Ivan Hlinka (2012) et aux Mondiaux juniors (2015).

« Le fait que j'avais déjà eu la chance de participer à des compétitions avec un format similaire m'a motivé parce que je savais à quel point c'était une belle expérience de gagner un tournoi comme celui-là. Mais j'ai aussi perdu des tournois comme ça. J'ai appris des bonnes leçons en gagnant, mais j'ai appris mes plus grandes leçons en perdant », poursuit Fucale.

Menée par les prouesses de Fucale, qui a été invaincu en quatre départs, l'équipe canadienne s'est frayé un chemin jusqu'en finale, où elle a vaincu le HC Lugano 5 à 2 pour remporter la coupe Spengler. C'est d'ailleurs lors de cette rencontre ultime qu'il a offert sa meilleure performance du tournoi, en effectuant un impressionnant total de 40 arrêts sur les 42 lancers dirigés vers lui.

La victoire et la conquête du titre étaient la cerise sur le gâteau pour lui, car ce qu'il a vécu au cours de la dernière semaine de l'année 2016 l'a tout simplement renversé. Particulièrement l'ambiance endiablée de chacune des parties disputées au Vaillant Arena.

« C'était incroyable comme expérience. L'aréna était vraiment unique. Il y avait une section derrière le filet où les gens sont debout durant tout le match, ils n'ont pas d'espace pour bouger et ils sont très bruyants. C'est un peu comme au soccer; ils chantent, ils dansent et ils crient durant toute la partie. L'ambiance était quelque chose. Jouer des matchs dans une ambiance comme celle-là était unique », indique Fucale, au sujet de l'amphithéâtre qui pouvait accueillir 7080 spectateurs.

Revenu à Brampton depuis quelques jours, Fucale se sent d'attaque pour la deuxième portion du calendrier avec le Beast, qui occupe le deuxième rang de la section nord de l'ECHL. Après avoir connu quelques ennuis avec les IceCaps en ouverture de campagne et être cédé à sa formation actuelle, il a su rebondir de brillante façon. Depuis quelques mois, il se situe parmi les meilleurs gardiens du circuit dans plusieurs catégories. Le fait d'être revenu d'Europe avec un nouveau trophée à son palmarès ne fera que lui donner encore plus confiance pour les semaines à venir. 

« Cette expérience va me donner un bon boost pour ma fin de saison. Quand arrive le temps des séries, l'atmosphère que j'ai vécue à Davos va revenir. Un peu comme dans le tournoi. Plus la pression est grande, plus tu veux performer au meilleur de tes capacités, conclut Fucale, qui présente un dossier de 12-4-0 en 20 sorties avec le Beast. Ça va très bien pour moi à Brampton, j'ai vraiment hâte à la suite des choses. Je veux juste continuer à m'améliorer et la Coupe Spengler m'a beaucoup aidé là-dessus. »

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