MONTRÉAL – Avril est à moitié achevé, le tableau des séries est désormais complet et les équipes se préparent en vue de la lutte pour l’ultime trophée dans le monde du hockey : la coupe Stanley.
La route vers le hockey d’après-saison n’est pas de tout repos et repose généralement sur la combinaison de plusieurs facteurs, comme le talent, l’effort, la chance face aux blessures, les bonds favorables de la rondelle et la dynamique du groupe pour n’en nommer que quelques-uns.
Il existe différents moments au cours de l’année où les équipes peuvent se pencher sur certains de ces facteurs dans le but de rectifier le tir, tels que le repêchage, le marché des joueurs autonomes, les changements de personnel, notamment. À la date limite des transactions cette année, le directeur général Kent Hughes était soucieux d’un facteur en particulier qui était à nouveau au cœur des succès de l’équipe cette saison : la culture d’équipe. Et c’est l’une des raisons majeures pour lesquelles Montréal s’est montré inflexible à la date limite encore cette année.
« Le processus [de la direction] me réassure beaucoup. Là où l’on en est au niveau de notre culture et de notre environnement, n’importe qui qui arrive n’aura pas d'autre choix que de se conformer au groupe », a souligné l’entraîneur-chef Martin St-Louis. « Ils comprennent vite comment les choses marchent, ici. Si quelqu’un ne se comporte pas comme le reste du groupe, il va détonner. »
À l’approche de la date limite de l’an dernier, le capitaine Nick Suzuki a pris sur lui de demander à la direction de préserver le groupe tel qu’il était. Aucune requête formelle du genre n’a été faite cette année, mais le sentiment persistait clairement.
« Chaque fois que j’arrivais quelque part, j’avais l’impression d’être le directeur d’une école secondaire ou primaire devant un paquet d’étudiants ayant fait quelque chose de mal », a indiqué en rigolant le directeur général Kent Hughes après l’heure limite en 2026. « Tout le monde baissait la tête; je ne pense pas que qui que ce soit voulait me parler aujourd’hui. Je trouve que c’est un signe que nos joueurs sont heureux d’être ici et qu’ils sont heureux de ce groupe. »
Mais qu’est-ce qui fait, exactement, que la dynamique d’équipe est si spéciale? Pour certains, dont l’entraîneur-chef, la situation n’est pas noire ou blanche.
« Je ne crois pas qu’il s’agisse d’une chose précisément. Il est difficile de décrire ce qu’est la culture; c’est un sentiment. J’ai l’impression que c’est quelque chose dont on a discuté dès mon arrivée », a indiqué St-Louis, dont le titre est passé d’intérim à permanent en juin 2022. « On en a parlé et on a travaillé dessus. Je pense qu’à un certain point la culture prend vie. Quiconque s’est ajouté au groupe depuis la ressent. Que ce soit la camaraderie, que ce soient les gestes altruistes... peu importe, les joueurs parmi notre groupe partagent ce sentiment d’aimer venir à l’aréna jour après jour. »
Le capitaine Nick Suzuki a également évoqué les amitiés qui se sont développées au sein de l’équipe.
« Plusieurs choses me viennent à l’esprit. On avait un souper d’équipe hier soir; on a tellement eu de plaisir ensemble. Tout le monde se parlait, [un] bout de la table ensemble, [l’autre] bout [ensemble]. Je pense tout simplement que l’esprit de camaraderie et les gars qu’on a, c’est quelque chose de spécial », a expliqué le capitaine, récemment revenu de sa participation aux Jeux olympiques d’hiver 2026. « Et j’ai vu ça au sein d’Équipe Canada. Quand tu as un groupe spécial, ça t’aide chaque jour à surmonter les défis du quotidien. »






















