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Immersion française

Scott Walford espère que ses neuf ans de cours de français lui seront un jour utiles à Montréal

par Dan Braverman, traduit par Joanie Godin @canadiensMTL / canadiens.com

BROSSARD - Lorsque Scott Walford a amorcé son immersion française, il était loin de se douter qu'elle pourrait un jour lui être utile pour sa carrière de hockeyeur. Puis il a été repêché par les Canadiens.

«J'ai vécu en immersion française pendant neuf ans, alors c'est drôle de voir la suite des choses alors que je pourrais éventuellement m'en servir, a indiqué Walford, choix de troisième tour, 68e au total, lors du repêchage de 2017.

«J'avais une bonne idée que les Canadiens étaient intéressés lorsque j'ai été invité à leur combine quelques semaines avant le repêchage. Nos rencontres se sont très bien déroulées, alors je me suis dit que j'aurais une bonne chance de venir ici.»

Walford était à la maison, dans la cuisine avec sa famille lorsqu'il a su qu'il avait été choisi par le Tricolore. Nul besoin de dire que ç'a été une journée excitante dans la vie du jeune défenseur.

«C'est un rêve devenu réalité. Il y avait beaucoup d'émotions, mais je ne veux jamais trop m'emballer ou être trop déçu», a admis Walford.

L'arrière de 6 pi 1 po et 187 lb a pris part au camp de développement des Canadiens au début du mois de juillet et il s'est transformé en éponge, prêt à absorber toutes les connaissances et tous les conseils provenant de l'organisation.

«Pour le moment, il s'agit d'écouter ce que tout le monde a à dire. Il y a plus de gens qui te parlent qui ont leur mot à dire sur ce que les Canadiens font, a poursuivi Walford. Il faut vraiment écouter et respecter ça afin de l'utiliser un jour pour percer la formation des Canadiens.»

Le rythme a peut-être été demandant et a été un défi pour son système, mais le jeune défenseur a pu compter sur ses expériences précédentes aux camps de Hockey Canada pour se préparer à cet effort.

«Lorsque tu arrives à ces camps, tu sais que ce sera éreintant en raison de toutes les activités physiques, les entraînements sur glace en salle. Mais tout est très scientifique ici et il ne fait aucun doute qu'ils calculent tout ce qu'ils font, a expliqué Walford, qui a porté les couleurs de l'équipe des Noirs pour le Canada au Défi mondial des moins de 17 ans.

«Ils n'en font pas trop à cette période-ci de l'été, ils veulent juste s'assurer qu'on travaille fort et qu'on apprend le plus possible. C'est ce sur quoi on met l'accent ici.»

À sa deuxième campagne complète dans la WHL la saison dernière, Walford s'est servi de ses talents de défenseur qui bouge bien la rondelle pour inscrire six buts et 24 mentions d'aide en 60 matchs avec les Royals de Victoria. Même s'il est un patineur ultra rapide, le joueur de 18 ans est prêt à élever son jeu d'un cran alors qu'il poursuivra sa carrière junior.

«C'est certainement beaucoup plus rapide. Au lieu d'être un joueur d'âge moyen dans la Ligue de hockey de l'Ouest, j'étais un des plus jeunes à ce camp, a dit Walford, qui a égalé un record de concession des Royals pour le plus de points par un défenseur en un seul match, lors d'un match à Vancouver en février.

«C'était vraiment bien d'apprendre la vitesse du jeu et le niveau d'exécution. Je pense qu'on oublie souvent le niveau d'exécution comme facteur pour voir à quel point ces gars-là sont bons. Chaque joueur ici est sur un premier ou deuxième trop dans le junior ou à l'université, alors on ne peut pas baisser sa garde face à personne. Ç'a vraiment été une belle expérience pour moi.»

Walford s'entraîne avec le grand frère de Ryan Nugent-Hopkins, Adam, durant la saison morte et il sera de retour dans sa province pour jouer encore cette année avec les Royals. Mais avec le repêchage et le camp de développement derrière lui, le natif de Coquitlam, en Colombie-Britannique, commence maintenant à rêver à un déménagement dans l'Est - pour mettre en pratique son apprentissage du français.

«Il y a beaucoup d'émotions lorsqu'on vient à son premier camp. On y a rêvé toute sa vie. C'est très cool d'en venir à ce point, particulièrement de faire partie d'une équipe avec une histoire comme celle des Canadiens. Ils nous ont montré les alentours du Centre Bell au début du camp et on a pu voir comment l'aréna est gros et à quel point les partisans sont spéciaux. Regarder le hockey n'est pas juste un passe-temps, ça fait vraiment partie de tout le monde au Québec. Ç'a été une expérience incroyable jusqu'à maintenant», a conclu Walford.

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