Kent Hughes

BROSSARD – Les Canadiens viennent tout juste de franchir le cap de la mi-saison 2025-2026, siégeant parmi les premières places d’un classement serré dans l’Association de l’Est. Et, bien qu’il y ait plusieurs éléments positifs desquels Kent Hughes peut se réjouir en cette demi-campagne réussie, il sait qu’il reste beaucoup de pain sur la planche et qu’il devra prendre plusieurs décisions pour assurer les succès à court et long termes de l’équipe.

Le directeur général du Tricolore a rencontré les médias mardi au Complexe sportif CN pour son bilan de mi-saison afin de partager l’évaluation qu’il fait du club et son proche avenir.

Veuillez noter que les questions et réponses ont été modifiées à des fins de clarté et de concision.

À propos des trois gardiens dans la formation et de ce qui s’en vient :

Avoir trois gardiens n'est pas idéal. [Mais] je ne m’attendrais pas à un changement dans les prochaines 24 heures. De toute façon, on joue cinq matchs en sept jours. Alors, on n'est pas inquiets de savoir que les gardiens verront de l'action, mais idéalement on n'aura pas trois gardiens à long terme. [...] Je pense que les gardiens qui joueront le mieux joueront le plus.

On n’a jamais été inquiets que [Samuel Montembeault] ait oublié comment jouer au gardien. C'est juste qu'il y a une mauvaise séquence, puis on est contents et sûrs qu'il ait regagné sa forme.

Au sujet des aspects les plus améliorés au sein du club et de ce qui l’impressionne le plus :

Si je voulais être vraiment spécifique, je dirais la façon dont on défend en zone neutre. Beaucoup plus ça qu’en zone défensive parce que je pense qu'il y a eu plus d'effort mis là-dessus l'an passé.

La résilience, la confiance. [...] Ce qu'on a ici, c'est un groupe de gars qui jouent les uns pour les autres. On le voit chaque jour. Ils sont enthousiastes. On fait partie d’une équipe de sport professionnel, mais il y a toujours un risque d’individualisme parce qu’il y a des carrières qui se jouent et que le succès de l'un peut coûter du temps de jeu à l'autre et, éventuellement, la capacité de l’un à poursuivre sa carrière. Il y a donc un fin équilibre à trouver dans une équipe de sport, et c’est probablement ce que je trouve le plus impressionnant de notre groupe présentement.

Bilan de mi-saison 2025-2026 de Kent Hughes

À propos de ce qui nécessite plus de travail :

Au niveau de ce qu’il y a à améliorer, je crois que ça change de semaine en semaine, de mois en mois. [...] on voit une maturité dans l'équipe, dans les décisions que [les joueurs] prennent. C'est probablement ça, plus que le reste; ce n'est pas nécessairement du côté du système. C'est la maturité de lire le match et de prendre des décisions en fonction d’où on est rendus dans le match.

Au sujet de sa stratégie d’échanges en vue de la date limite des transactions :

Ce sera une question de qui est disponible et à quel prix. Et, si l’on acquiert un joueur plus expérimenté qui peut nous aider ici et là dans l’immédiat plutôt qu’à long terme, quel genre d’engagement sommes-nous prêts à offrir à ce joueur?

Je crois qu’il y a tous ces facteurs – comment jouons-nous? Que se passe-t-il ailleurs? Je crois que tous ces facteurs importeront, et plus on peut attendre avant de prendre cette décision, le mieux, à moins que quelque chose se présente d’ici là. Quelque chose que l’on ne pourra refuser.

Entrevois-je une autre transaction (similaire à celles qui ont permis d’obtenir Alexandre Carrier, Noah Dobson et Phillip Danault)? Possiblement, ouais. Mais à quel prix?

À propos de la mutation de Juraj Slafkovsky au sein du deuxième trio et de sa progression cette année :

Il doit avoir un certain aspect où Slaf, en jouant avec deux jeunes, se sent comme le vétéran. Puis, avec ça vient une certaine pensée que c'est sa responsabilité de les guider. Mais Slaf a aussi beaucoup travaillé son jeu individuel. Ce qu'on voit de lui, c'est qu'il joue beaucoup plus vite. J'ai entendu les commentaires de Martin, qui disait que le jeu ralentit pour lui. Mentalement, oui. Mais je trouve que c'est parce qu'il patine beaucoup plus. [...] On est très contents de sa progression. Très, très contents.