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MONTRÉAL - L'attaquant Tomas Tatar a pris le temps de discuter avec les médias, mardi.

Le vétéran de neuf saisons dans la LNH a discuté de la situation du COVID-19 en Slovaquie et de sa chimie avec ses compagnons de trio Phillip Danault et Brendan Gallagher.

Voici quelques extraits de sa séance de questions-réponses.

Question de Jonathan Bernier, Le Journal de Montréal

Juste pour être au courant, comment ça fonctionne en Slovaquie. Est-ce que c'est comme au Québec? Est-ce que les magasins sont fermés et tout le monde est à la maison? Comment ça fonctionne pour vous?

Pour être honnête, les règles sont très similaires à celles du Canada. La plupart des magasins sont fermés à l'exception des pharmacies et des épiceries. On doit pratiquer la distanciation sociale. La plupart des endroits publics sont fermés. Tu dois simplement trouver une manière de t'occuper chaque jour. Durant la journée, je m'entraîne et je reste à la maison. Je dirais que les règles sont très similaires. On n'a pas beaucoup de cas présentement en Slovaquie. Je crois qu'il n'y a même pas 1000 cas, mais ils ont tout de même pris les mesures nécessaires pour freiner le virus et tout le monde prend les précautions.

Au début de la crise, tu es demeuré à Montréal, mais tu as décidé de retourner en Slovaquie. Est-ce qu'il y a une raison? Je suppose que c'était probablement pour te rapprocher de ta famille?

Oui, c'était la raison principale. Je voulais rester à Montréal le plus longtemps possible. Je ne savais pas vraiment comment la situation allait se dérouler. Mais je suivais ce qui se passait en Europe et les autres régions. Ils ont commencé à annuler des vols. Je n'étais pas convaincu que j'allais pouvoir retourner à la maison. J'ai dû prendre une décision assez rapidement. Évidemment, je voulais être proche de ma famille. Même si je suis en Slovaquie, je n'ai pas rendu visite à ma famille. Ma mère est à risque puisqu'elle a environ 65 ans alors je veux être prudent. C'est juste bien d'être proche si jamais quelque chose se produit. En ce moment, je veux être le plus près possible de ma famille alors j'ai dû prendre la décision et c'est la raison pour laquelle je suis de retour à la maison.

Question de Richard Labbé, La Presse

Lorsqu'on sera de retour à la normale, combien de temps crois-tu que vous allez avoir de besoin pour vous remettre en forme?

C'est certain qu'on va devoir se remettre en forme. Je dirais que pour moi, il faudrait au moins une semaine complète d'entraînement sur glace avec l'équipe pour retrouver la forme physique. Tout le monde fait de son mieux pour être prêt à reprendre l'action, mais je crois que ce n'est pas tout le monde présentement qui peut sauter sur la glace. Ce n'est pas tout le monde qui a cette opportunité alors je dirais au moins une semaine, si ce n'est pas plus.

Question de Eric Engels, Rogers Sportsnet

Avant la pause, tu étais incommodé par une blessure. Peux-tu nous révéler la nature de ta blessure et comment va le processus de guérison?

C'est guéri. Je serais prêt à jouer. En fait, j'étais sur le point d'être autorisé à jouer avant l'interruption. Ce n'était rien de majeur. C'était en raison de l'une de mes premières blessures cette saison. Ce n'était pas facile de regarder les gars jouer. En tant que coéquipier, je veux être sur la glace avec eux et ça me manquait vraiment. Mais je suis prêt à revenir au jeu et même si la saison recommençait demain, je serais en mesure de jouer.

Lorsque tu repenses à ton expérience à Detroit, à tes difficultés à Vegas et maintenant que tu viens de connaître tes deux meilleures campagnes en carrière à Montréal, est-ce que tu as une nouvelle perspective sur l'importance de bien cadrer au sein d'une équipe pour avoir du succès?

Oui. Pour être honnête, en regardant les autres joueurs et les autres équipes, j'ai commencé à réaliser l'importance de bien cadrer au sein d'une équipe et d'un système. Tu as probablement raison. Je vis les meilleurs moments de ma vie présentement à Montréal. J'aime vraiment notre vestiaire, notre équipe et nos partisans. Ce sont des choses que j'ai très hâte de retrouver. Je cadre très bien avec Phil et Gally et j'aime jouer avec eux. C'est très bénéfique pour moi jusqu'à présent.

Question de Arpon Basu, The Athletic

Pourrais-tu nous décrire la dynamique entre Phil, Brendan et toi? Comment décrirais-tu votre relation?

On est devenus de très bons amis en dehors de la glace. Depuis le premier jour que je suis arrivé à Montréal, on discute ensemble de nos rôles et comment s'entraider pour devenir meilleur. On est tous très attentifs. Phil est un excellent centre dans les deux sens de la patinoire. Brendan est une menace constante près du filet et un bon marqueur. On a tous un rôle précis au sein de ce trio. On veut bien jouer dans les trois zones. Je crois qu'on s'aide beaucoup. La chose la plus importante, c'est qu'on a beaucoup de plaisir. On aime jouer ensemble.

Question de Greg Wyshynski, ESPN

J'aimerais que tu nous parles de ton aventure sur TikTok et ce que tu penses des TikTok de Brendan Gallagher?

Pour être honnête, je crois que c'est important de demeurer en contact avec les partisans. On traverse tous la même situation présentement. Lorsqu'on ne pouvait plus se rendre à la patinoire et rencontrer les médias, je croyais que c'était une bonne chance pour les partisans d'en apprendre davantage à notre sujet et de découvrir ce qu'on fait dans nos temps libres. J'essaie simplement d'avoir du plaisir. Je veux rester en contact avec les partisans. J'ai vu les vidéos de Brendan et je crois qu'il fait un excellent travail. Si je vois quelque chose d'amusant, je vais tenter de le reproduire pour faire rire les partisans.

Question de Marc-Antoine Godin, The Athletic

Je sais que vous avez une conversation de groupe pour demeurer en contact avec tes coéquipiers, mais est-ce que la communication entre vous est différente présentement en comparaison avec le moment habituel de l'entre-saison? Est-ce qu'il y a un changement dans la dynamique des communications entre vous?

Je dirais qu'il n'y a pas de changement. On est toujours en contact. Comme tu as mentionné, on utilise une conversation de groupe pour communiquer. On est tous en contact pour savoir comment tout le monde se porte et s'assurer que tout le monde est en sécurité. Je crois que ça démontre qu'on a un bon vestiaire. On est tous proches les uns des autres. On se parle chaque jour.

Téléconférence en confinement: Tomas Tatar