Domi-QA

MONTRÉAL -- Jeudi, l'attaquant Max Domi a pris le temps de discuter avec les médias.

Voici quelques extraits de sa séance de questions-réponses.

Questions de Dave Stubbs, NHL.com

Je veux te parler duALL IN Challenge. [Ton expérience] s'est vendue pour 17 000 $ et je voulais te demander ce qui sera le meilleur aspect pour le partisan assis à côté de ton père, au Centre Bell, pendant que tu joueras?

Je pense que c'est génial. Toute cette initiative a été reçue en grand et il y a beaucoup de gens impliqués. Je trouve que tout le monde s'est vraiment donné. Mon père a été assez gentil pour s'inclure dans notre tentative d'amasser de l'argent. Pour être honnête, je ne paierais pas un sou pour m'assoir à côté de mon père pendant un match, mais je suppose que certaines personnes ont un point de vue différent. Je crois qu'on a amassé une bonne somme d'argent et ils vont beaucoup rire. C'est certainement le genre de gars auquel tu ne veux pas poser de questions durant un match de hockey. Je suis convaincu que si vous le filmiez, vous auriez du bon contenu. Il est probablement le gars le plus intense dans la place, incluant les joueurs, donc je suis certain que ce sera une expérience intéressante et unique que personne n'a vraiment vécue auparavant. Je leur souhaite le meilleur et j'espère qu'ils auront du plaisir.

Que fais-tu pour rester en forme malgré la situation? Comment restes-tu en forme sans accès à une patinoire?

Chaque situation est différente en ce qui concerne l'espace, l'équipement qui est accessible. Mais la seule chose que l'on puisse faire, c'est de rester le plus en forme possible. Le patin, c'est comme le vélo. Je suis sûr que les gars sont un peu inquiets à ce sujet, mais cela étant dit, ça nous donne un peu de repos, ce qui nous fera du bien sur le long terme. C'est bon pour le mental, bon pour les hanches, bon pour le corps, et on peut s'entraîner de façons différentes. On peut revenir en pleine forme et être prêt à rejouer en faisant plusieurs petites choses à la maison. J'ai même agrandi ma salle d'entraînement, chez moi, à Toronto. Beaucoup de petits exercices, du Pilates, juste pour rester souple, et en forme. C'est une expérience sans précédent, mais tout le monde reste prêt et je suis sûr que chacun d'entre nous le sera quand le moment sera venu.

Question de Eric Engels,Rogers Sportsnet

Après deux années avec les Canadiens de Montréal, quand tu repenses au temps passé au sein de l'équipe, quelles sont les étapes que tu as franchies et qu'aimerais-tu améliorer dans le futur?

Il y a toujours des choses que tu peux retravailler. J'ai encore beaucoup, beaucoup de chemin à faire. J'ai deux années comme centre sous la ceinture. Je veux qu'on se rende en séries éliminatoires, évidemment. En tant qu'équipe, je pense que l'on grandit. On a connu certaines périodes difficiles et on se serre les coudes, on passe au travers. Et on est excités. On est excités de voir comment l'on va se développer. On est excités par l'équipe que l'on a. Le groupe de joueurs que l'on a dans le vestiaire s'aime et se pousse l'un l'autre. D'un point de vue personnel, je veux juste faire tout en mon possible pour m'améliorer chaque jour. Peu importe quand le prochain match sera -- bientôt ou pas, je ne suis pas certain --, je veux m'assurer que je fasse tout de mon côté pour être prêt à aider l'équipe comme je le peux.

As-tu eu des conversations avec les Canadiens concernant ton prochain contrat? Il est normal de croire que vous avez eu des discussions, à un certain moment pendant l'année.

Pour l'instant, il n'y a pas grand-chose qui a été discuté. Mais, encore là, il y a tellement de trucs plus importants qui se passent dans le monde que mon contrat. Je comprends. J'imagine que tout ce que je puisse vous dire, c'est que je veux rester avec Montréal, je veux être ici, j'adore jouer à Montréal, j'adore mes coéquipiers, j'adore cette équipe et j'adore la ville, donc j'espère jouer ici pour longtemps. Ça n'a pas changé depuis le premier match que j'ai joué ici, donc voilà.

Quelle importance accordes-tu à l'occasion de jouer en séries éliminatoires et de montrer quel genre de joueur tu es?

C'est mon rêve, de jouer en séries. C'est le rêve de tous. C'est très difficile de s'y rendre. Je ne peux me l'imaginer. Je ne peux pas dire comment c'est. Je ne l'ai pas vécu à ce niveau-ci. Tout ce que je peux dire, que ce soit de mon expérience dans le Junior ou avant, ou en regardant à la télé, ou en voyant mon père en grandissant, c'est que c'est un tout autre niveau. Tout le monde élève son jeu d'un cran. C'est le jour et la nuit comparativement aux 82 matchs de la saison, et c'est comme aller à la guerre. Lorsque nous aurons l'occasion de nous y rendre -- et nous travaillons en ce sens tous les jours -- je serai assurément prêt. J'ai hâte d'avoir l'occasion, peu importe quand ce sera.

Question de Luc Gelinas, RDS

Est-il plus difficile pour toi de faire face à ce virus et à la situation actuelle en raison de ton diabète? Te sentiras-tu rassuré lorsque le hockey reprendra s'il existe un vaccin pour contrôler ce virus?

Personne ne sait ce que l'avenir nous réserve. Tout ce que nous pouvons faire en ce moment, c'est attendre, faire de l'exercice, et se préparer à reprendre l'entraînement. La Ligue, l'Association des joueurs, les gens impliqués, ils prendront la décision, mais cela change de jour en jour. Donc, tant que nous n'avons pas une meilleure idée de la direction que la Ligue prendra, il est difficile de se prononcer à ce sujet. Je pense que tout le monde est visiblement un peu nerveux à ce sujet et s'inquiète de contracter la maladie ou de contaminer un proche. C'est évidemment effrayant. Être un diabétique de type 1 est quelque chose qui soulève quelques inquiétudes, mais on ne sait pas vraiment de quelle manière chaque personne va être affectée par cette maladie, donc le fait que je sois de type 1 ne change pas grand-chose. Je me comporterais de la même manière avec ou sans diabète, alors j'essaie simplement de me protéger et de rester en bonne santé autant que possible.

Question de Pat Hickey,Montreal Gazette

As-tu une préférence personnelle; veux-tu rejouer cet été, ou préfères-tu simplement pouvoir te préparer pour la prochaine saison?

Tout le monde -- pas seulement les joueurs de hockey -- tout le monde veut retourner à la vie normale, veut retourner travailler, veut retourner sur le terrain de football ou de soccer ou à l'aréna, peu importe ce que c'est. Mais, malheureusement, la réalité du moment est qu'il y a tellement d'inconnus et d'ici à ce qu'on ait une meilleure idée de ce qui se passe, on ne peut pas se faire une tête. Si c'est sécuritaire, je suis sûr que tout le monde sera partant, s'ils peuvent garantir la sécurité non seulement des joueurs, mais aussi celle du personnel d'entraîneurs, des médias, de la direction, de tout le monde. Il y a tellement de gens impliqués, les officiels sur la glace et hors glace, il y a tant à discuter. J'ai confiance que les personnes responsables à la LNH et l'AJLNH font tout en leur possible pour arriver à une solution et aller de l'avant de la bonne manière, tout en respectant les contraintes que le gouvernement nous donne. Pour l'instant, je n'ai rien entendu qui me fasse croire qu'on jouera demain. D'ici là, ça ne vaut pas vraiment la peine de parler de si l'on préférerait jouer ou pas. Évidemment que oui. Tout le monde veut jouer au hockey, mais veut-on jouer si ce n'est pas sécuritaire? C'est une discussion à avoir. Personne ne veut être mis dans une position où tu es en danger et tu mets les autres à risque, donc c'est aussi simple que ça. Si c'est sécuritaire, je suis sûr que tout joueur de hockey voudrait jouer. J'en suis convaincu.

Question from Pat Hickey, Montreal Gazette

Do you have any personal preference, do you want to play again this summer, or would you prefer being in a situation where you just get ready for next season?

It comes down to this, really. Everyone, not just hockey players, everyone wants to get back to normal and wants to get back to work, wants to get back on the football field or the soccer pitch or the ice rink, whatever it might be. But the unfortunate reality of everything right now is just there's so much unknown, and until we have a better idea of what's going on, our mind hasn't even gotten to that point yet. If it's safe, don't get me wrong, I'm sure everyone will jump on board, if they can guarantee not only the safety of just the players, but the training staff, the media guys, the coaching staff, the management, everyone. There are so many people involved, the on-ice officials, the off-ice officials, there's so much to really discuss. I'm very confident that the people in charge over at the NHL and the NHLPA, they're doing everything they possibly can to figure this out and move forward and progress in whatever way works and fits within the constraints the governments have provided us. As of right now, I haven't heard anything that has told me we're going to play tomorrow. Until then, it's not really worth talking about - 'Would you rather play?' Of course. Everyone wants to play hockey, but do you want to play if it's not safe? It's a topic of discussion. Nobody wants to be put in a position where they're in danger or you're putting others in danger, so it's really as simple as that. If it's safe, I'm sure every player would want to play. I'm very confident in that.

Question de Arpon Basu, The Athletic

As-tu l'impression que ton futur sera au centre? Crois-tu fermement en cela? Parce qu'évidemment, tu as été mis à l'aile quelques fois et ça n'a pas duré bien longtemps. Comment te sens-tu par rapport à la position à laquelle tu joueras, à l'avenir?

Je pense que ce sont les entraîneurs qui sont chargés de prendre cette décision. En tant que joueur de hockey professionnel, je dois faire ce que l'on me demande de faire au meilleur de mes capacités, et si cela signifie que je dois jouer à l'aile gauche, à l'aile droite ou au centre, je trouverai une façon de maximiser la situation et faire tout en mon possible. Et si cela me permet d'aider l'équipe, en jouant à l'aile ou au centre, je serai prêt. J'aime encore beaucoup jouer au centre. C'est quelque chose que je n'aurais jamais pensé aimer autant, puisque j'ai été ailier toute ma carrière professionnelle jusqu'à maintenant. En essayant au centre, je me suis dit : « Oh, wow! C'est un tout autre sport. » J'ai vraiment aimé ça. J'ai eu le privilège de jouer avec d'excellents compagnons de trio, d'apprendre beaucoup de choses du personnel d'entraîneurs et j'ai regardé beaucoup de vidéos pour essayer d'apprendre aussi vite que possible à me développer comme joueur de centre. Peu importe où l'on me demande de jouer, j'irai. Mais j'aime jouer au centre, c'est certain.