«C'est difficile quand t'as beaucoup de joueurs de la Ligue américaine. Ça fait beaucoup de nouveaux joueurs en même temps. Quand il y en a un qui arrive à la fois, c'est un ajustement facile. Il y en avait plusieurs pour qui c'est tout nouveau, ce qui explique pourquoi quelques-uns dans certaines situations de jeu n'ont pas fait la bonne chose. Ça casse le rythme des autres, mais ce ça arrive. Côté hockey il faut regarder ça d'un œil objectif et voir les bonnes choses que ceux faites par ceux de qui on s'en attendait», a admis Claude Julien, quelques minutes avant que le Tricolore annonce avoir cédé Daniel Audette, David Broll, Jérémy Grégoire et Brett Lernout au camp du Rocket.
Cette chimie qui est encore en mode préparation, ce ne sont pas uniquement les entraîneurs qui savent que c'est un processus en développement, les joueurs le savent également. Particulièrement les nouveaux comme Karl Alzner, qui disputait seulement un deuxième match préparatoire avec les Canadiens.
Alors que son équipe a de nouveau connu des difficultés à trouver le fond du filet, le vétéran défenseur souligne que la chimie n'est pas un élément uniquement réservé à l'attaque, mais en défensive aussi. Lorsqu'elle sera à point, les résultats seront meilleurs et les buts alloués diminueront selon lui.
«On ne pense pas toujours qu'il y a une chimie en zone neutre ou en zone défensive. On dirait que c'est ce qui manque maintenant. Ça vient avec le travail lors des entraînements et lors des séances vidéo. Je suis un très bon exemple. J'ai évolué dans un système différent et j'ai besoin de temps pour m'adapter. Je crois que nous sommes tous des personnes visuelles. Nous serons meilleurs plus nous le pratiquerons», a mentionné celui qui a terminé la partie avec un différentiel de moins-1 en 18 min 48 s sur la patinoire.