Hayden Hodgson n’a pas atteint la LNH aussi rapidement que son ancien coéquipier et voisin d’en face chez les Otters d’Erie, dans la Ligue junior de l’Ontario, un certain Connor McDavid.
Il a également quelques années de retard sur son coéquipier actuel à Ottawa, Kurtis MacDermid, qui, fait intéressant, s'est retrouvé dans son ancienne famille d'accueil après avoir été échangé et que MacDermid ait été recruté à Erie en l'espace de quelques jours en janvier 2014.
Le chemin qui mène à la LNH est différent pour tout le monde, bien entendu. Hayden Hodgson fait partie des négligés qui ont refusé d’abandonner, même quand personne n’aurait parié sur lui. Hodgson, qui n’a jamais été repêché, a passé quatre saisons à se promener en autobus dans les villes de la ECHL avant de pouvoir enfin faire ses débuts dans la LNH, en 2022, avec les Flyers de Philadelphie.
Quatre ans plus tard, avec ses 15 matchs d’expérience dans la LNH, il profite au maximum de l’opportunité qui lui est offerte à Ottawa. Avec les Sénateurs, il a signé un contrat de deux ans à deux volets, l’été dernier.
Hodgson dit que les conversations avec le directeur général Steve Staios et l’entraîneur-chef Travis Green, vers la fin de la saison dernière, l’ont convaincu de s’engager pendant plus d’un an auprès de l’organisation.
« J’étais déjà très motivé », dit-il, quand il fait référence aux deux matchs qu’il a pu jouer avec l’équipe, en avril 2025.
Quand Staios et Green l’ont rappelé, Hodgson a eu l’opportunité de jouer ses premiers matchs dans la LNH en deux ans et demi.
Hodgson a toujours été prêt à remplir n’importe quel rôle pour devenir un joueur à temps complet dans les ligues majeures. À six pieds et deux pouces et 221 livres, il a toujours eu la persévérance nécessaire pour se frayer un chemin jusqu’à la LNH.
C’est bien connu. Tous les joueurs de la LNH, même ceux dont le nom n’apparaît pas souvent sur les feuilles de pointage, ont été les meilleurs de leurs équipes durant toute leur jeunesse. Hodgson ne fait pas exception.
Il a été le Meilleur marqueur de son équipe midget. Il a été le meilleur pointeur du Spirit de Saginaw durant sa dernière saison dans la Ligue de l’Ontario. À sa deuxième saison dans la Ligue américaine, avec les Phantoms de Lehigh Valley, il a réussi à marquer 19 buts, ce qui lui a permis d’occuper le deuxième rang dans l’équipe, même s’il a joué seulement 46 matchs.
« Quand j’étais plus jeune, on m’utilisait toujours dans un trio offensif, mais je n’ai jamais eu peur de bousculer mes adversaires. J’avais toujours cette carte dans mon jeu », dit Hodgson.
« J’étais capable de jeter mes gants. J’étais efficace lors de l’échec-avant. J’avais un bon coup de patin pour mon gabarit. Je suis prêt à faire n’importe quoi pour rester dans la LNH. Je me sens parfaitement à l’aise dans un quatrième trio. »
Récemment, dans la Ligue américaine, ses minutes de pénalité (182) lui ont permis de se distinguer davantage que ses points (7) durant ses 53 matchs avec Belleville au cours des deux dernières saisons. Hodgson ne manque jamais de confiance.
« Je suis en train de définir mon rôle », dit Hodgson. « Définir mon rôle et trouver ce qui me permet d’être efficace. Je crois que c’est le plus important. Je suis un joueur plus costaud. Il m’a peut-être fallu un peu de temps pour développer ma vitesse. Je me sens bien, maintenant, sur la glace. »
Hodgson a pris part à six matchs dans la LNH depuis son rappel, à la mi-novembre. Il a réussi à compléter 18 mises en échec en seulement 38 minutes de jeu. Plusieurs de ces mises en échec ont laissé des souvenirs indélébiles aux joueurs qui les ont encaissées.
« Je crois que ça se passe plutôt bien jusqu’ici. J’essaie simplement de bouger mes pieds et de créer un impact quand je suis sur la patinoire. J’essaie de jouer chaque présence sur la glace comme si c’était ma dernière. J’essaie juste d’aider mon équipe », a dit Hodgson, mardi, après avoir pris part à une séance d’entraînement facultative à Vegas. Les Sénateurs rendront visite aux Golden Knights, mercredi.
Hodgson a été un membre productif du quatrième trio. Les statistiques avancées le confirment. Travis Green le confirme aussi. « Oui, il est bon. Je l’aime beaucoup », a dit Green, le 15 novembre. « Il apporte beaucoup d’énergie. Il est rapide. Il est intelligent. Quand il cogne, il cogne fort. »
L’ailier a également obtenu quelques présences sur la patinoire en désavantage numérique, à Belleville. « C’est intéressant. On joue de façon rapide et agressive en désavantage numérique à Belleville. C’est la même chose ici. C’est un rôle qui me convient bien. »
Même si cette responsabilité ne lui a pas encore été confiée dans la LNH, Hodgson fera tout pour réussir si jamais on fait appel à lui.





















