Eller first star

« Je me sens déjà comme chez moi. »

Ces mots ont sorti de la bouche de Lars Eller, jeudi soir, lorsqu’il a mérité la première étoile d’un match dans lequel il a marqué un but et obtenu une mention d’aide. Il s’agissait de sa première soirée de plus d’un point depuis le moment où il s’est entendu avec les Sénateurs, lors de l’ouverture de la saison des joueurs autonomes.

Le centre de 36 ans a très vite trouvé sa place dans la formation des Sénateurs, dès le premier match de la saison. Et ce, même s’il n’a pratiquement pas eu la chance de prendre part au camp d’entraînement, en raison d’une intervention chirurgicale pour soigner une hernie sportive.

Au terme de sa première séance d’entraînement, Eller a promis que l’intervention lui permettrait de devenir « une meilleure version de lui-même ». Il ne voulait pas recommencer une saison où il aurait été obligé de composer avec la douleur, comme l’an dernier, quand il portait les couleurs des Penguis de Pittsburgh et des Capitals de Washington.

Jusqu’à maintenant, il faut reconnaître qu’il avait raison. Eller a été très stable, dans ses performances, même s’il a joué avec une quantité impressionnante de partenaires de trio.

« Tout le monde me traite très bien depuis mon arrivée. Il n’est pas difficile de bien s’entendre avec les joueurs dans ce vestiaire », a dit Eller, vendredi, quand on lui a demandé de revenir sur ses propos de la veille.

« Je suis très à l’aise au sein de ce groupe et au sein de cette organisation. Vraiment, je me sens bien. C’est aussi simple que ça. La transition a été faite tout en douceur, même si je me suis greffé au groupe avec un peu de retard au camp d’entraînement. Je crois que je n’ai pas trop mis de temps à rattraper les autres. Après quelques matchs, mes jambes sont revenues. Depuis, je dirais que ça se passe plutôt bien. »

Le centre polyvalent a été capable de marquer deux buts, tout en obtenant quatre passes payantes, dans les 12 premières parties. Il a également été efficace dans les cercles des mises en jeu (taux de réussite de 59,4 %). Il passe en moyenne une minute et 45 secondes par match sur la glace en supériorité numérique. Il fait aussi partie des attaquants sur qui Travis Green s’appuie en désavantage numérique.

« Un joueur ne peut survivre aussi longtemps, dans notre ligue, sans posséder une belle capacité d’adaptation », a dit Shane Pinto, vendredi.

Eller a marqué un but en désavantage numérique, la veille, en sautant sur un retour de lancer de Pinto.

Pinto s’est permis d’ajouter que tout le monde, dans l’équipe, se doutait bien qu’Eller saurait se rendre utile à Ottawa.

« Les entraîneurs aiment bien les joueurs qui comprennent bien le jeu », dit Travis Green, vendredi. « J’aime bien sa façon de jouer, cette saison. Lars est un bon joueur. Il comprend bien le jeu. Il est intelligent. »

Eller ressent toujours les mêmes émotions avant de retourner à Montréal. Il a passé les six premières années de sa carrière dans la LNH dans cette ville. Il a porté les couleurs des Canadiens avant d’être échangé à Washington.

« J’adore jouer au Centre Bell », dit Eller. « J’aimais jouer dans cet amphithéâtre en tant que membre des Canadiens, mais j’aime toujours jouer en tant que membre du club visiteur. C’est un endroit très inspirant, avec l’histoire et l’énergie. »

Les émotions ressenties ne sont pas aussi fortes, toutefois, quand il pense aux séries éliminatoires du printemps 2013, quand les Sénateurs ont éliminé les Canadiens en première ronde.

Eller a tenu à souligner que malgré les « batailles acharnées » de cette série éliminatoire, cela semble désormais « appartenir au passé », l'ailier montréalais Brendan Gallagher étant le seul joueur de cette saison à faire encore partie de l'effectif de l'une ou l'autre des équipes.

Après son départ de Montréal, Eller a passé sept saisons à Washington, au Colorado et à Pittsburgh.

L’épouse d’Eller, Julie, et ses enfants Sophia et Alexandre vivent toujours à Washington. La jeune famille a déjà effectué quelques visites à Ottawa durant le premier mois de la saison.

Lors de son deuxième séjours avec les Capitals, l’an dernier, Eller a contribué à l’élimination des Canadiens au premier tour des séries éliminatoires. Il a toutefois minimisé l'importance de sa connaissance récente de l'adversaire de samedi.

« Évidemment, quand on affronte une équipe en séries, on apprend à connaître ses joueurs et leurs tendances un peu plus. On en sait un peu plus long sur leurs forces et sur leurs faiblesses », dit Eller.

« En même temps, quand nous allons sauter sur la patinoire du Centre Bell ce week-end, il faudra se concentrer davantage sur nous. Il faudra connaître un bon départ, se soucier de la façon dont nous allons approcher le match, et chercher des façons de faire mieux. Vous savez, nous allons affronter de bonnes équipes chaque soir. Nous avons fait face à beaucoup d’adversité contre Calgary, hier soir. Chaque soir, il n’est jamais facile d’aller chercher deux points. Si nous sommes capables de trouver des façons de nous améliorer un peu chaque soir, nous allons nous donner une chance d’aller chercher les deux points. »

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