Carter Yakemchuk a vécu une journée de match plus typique que son coéquipier Hoyt Stanley, jeudi. Ça ne veut pas dire que le défenseur de 21 ans est un vieil habitué de l’expérience de la LNH.
Travis Green a reconnu après le match que Yakemchuk va connaître des soirées où il ne sera pas à son mieux. C’est normal pour un type qui s’habitue au n iveau de compétition. Ce fut notamment le cas pendant une portion du match inaugural à domicile des Sénateurs, jeudi. Le but qu’il a marqué en fin de match illustre cependant parfaitement pourquoi Yakemchuk continuait de toucher la glace en troisième période, même si le score était serré.
« Il a échappé la rondelle à quelques occasions lors du jeu de puissance. Il n’était visiblement pas à son mieux. Parfois, il faut se montrer patients. Cette patience permet aux jeunes de vivre des soirées où ils connaîtont du succès », a expliqué Green jeudi soir.
« Quand vous savez qu’un joueur possède un talent spécial, on se croise les doigts pour que le talent remonte à la surface. Ce soir nous a founi un exemple parfait. Nous aurions facilement pu décider de ne pas l’utiliser, mais notre entraîneur-adjoint Ben Sexton a décidé de maintenir le cap. C’est lui qui a pris la bonne décision de continuer à l’utiliser. Les bons joueurs trouvent des moyens de se démarquer dans les moments les plus importants des matchs. Yak l’a fait ce soir. Et ce n’était pas la première fois. »
Durant ses neuf premiers matchs dans la LNH — quatre durant la saison régulière 2025-26, un durant les séries éliminatoires et quatre cet automne —, le défenseur de six pieds et trois pouces a marqué deux buts et récolté six points.
« Je suis de plus en plus à l’aise, même si je crois que je dois trouver des moyens de simplifier mon jeu à l’occasion », a dit Yakemchuk après avoir pris part à l’entraînement facultatif de vendredi matin au Centre Canadian Tire.
« Plus je joue, plus je suis à l’aise. Je trouve de plus en plus de complicité avec mes partenaires de jeu. Tout cela me semble bon. »
« Parce qu’il est débarqué à Ottawa vers la fin du mois de mars durant la poussée vers les séries, Yakemchuk n’avait jamais eu la chance de vivre les festivités du match inaugural. Il n’avait jamais marché sur le tapis rouge. Il n’avait jamais pris part aux présentations officielles sur la patinoire.
Il est quand même chanceux. Un « vétéran » de 24 ans, son co-loc Ridly Greig, l’a pris sous son aile. Il peut lui enseigner les choses les plus importantes au sujet de la vie dans la LNH.
« Il n’a pas tant d’expérience que ça. Il en a juste assez. Il est au courant de tout ce qui se passe. Je peux lui poser des questions. Il m’accorde son aide. C’est cool », dit Yakemchuk.
« Je crois même que c’est super cool. Je veux dire, tous ces gens qui se sont déplacés pour nous soutenir. Ils étaient tous heureux de nous voir défiler. Je n’ai jamais pris part à quelque chose du genre. C’était super cool », a conclu la recrue.
Le soutien de la foule ne se compare toutefois pas à la réaction de Yakemchuk, après avoir marqué son premier but au Centre Canadian Tire. Le défenseur, qui est habituellement très calme, a explosé de joie pendant que la foule célébrait son but.




















