Le recrutement peut être un monde à la fois frustrant et gratifiant. En tant que partisans, nous profitons tous du recul pour voir comment un joueur s’est développé, mais le défi dans le dépistage, particulièrement chez les amateurs, est de prédire à quoi ressemblera ce joueur dans cinq, six ou sept ans, tout en ne l’ayant vu jouer qu’à l’adolescence. Avec le camp d’évaluation en vue du Repêchage de la LNH qui s’amorce cette semaine, nous avons pensé que c’était un bon moment pour apprendre à connaître nos dépisteurs amateurs avant qu’ils se rendent à Buffalo pour interviewer les espoirs. Alors, sans plus attendre, jetons un œil sur l’expérience de nos sept dépisteurs amateurs et européens.
Découvrez les dépisteurs amateurs des Sénateurs
Apprenez-en plus sur l’expérience du personnel de dépisteurs amateurs des Sénateurs en vue du camp d’évaluation et du Repêchage de la LNH

par
Daniel Chisholm
Hockey Content and Social Media Specialist

Don Boyd
Dépisteur-chef
Don Boyd
Ville d’attache : London, Ontario
Région de dépistage : Dépisteur aux différents styles qui se déplace dans toutes les régions, mais principalement en Ontario.
Parcours de dépistage : Don a tout vu au cours d’une carrière de hockey remplie. Il a été entraîneur adjoint à l’Université du Michigan et à l’UND avant de revenir au Canada pour diriger les Pats de Regina et les Knights de London pendant sept ans. Après ses six dernières années à London à occuper le poste de directeur général, Boyd était prêt pour le dépistage dans les grandes ligues et il a ensuite été dépisteur amateur pour les Nordiques de Québec pendant quatre saisons.
Après un deuxième séjour comme entraîneur dans la Ligue de l’Ontario avec les Royals de Newmarket et le Sting de Sarnia, Boyd a vécu son premier passage avec les Sénateurs, se joignant à l’équipe entre 1995 et 1997, avant de passer les deux saisons suivantes à St. Louis. Par la suite, Boyd a passé huit saisons comme directeur du recrutement amateur des Blue Jackets de Columbus, dont une saison comme directeur général adjoint.
À l’occasion d’un dernier bref passage dans la Ligue de l’Ontario, Boyd a été directeur du personnel des joueurs pour les Knights de London avant de retourner avec les Sénateurs, avec qui il est depuis 11 ans. Cette saison, il a dirigé l’équipe de dépisteurs amateurs du club.
Combien de matchs voyez-vous par année : Jusqu’à 240 à 280 matchs par année, avec un record dans les 290. Heureusement, en travaillant en Ontario, il y a plusieurs occasions de voir des programmes doubles.
Qu’aimeriez-vous que le partisan moyen sache à propos du dépistage : Nous tentons de bâtir une équipe, alors nous ne sommes pas toujours à la recherche de ce joueur hyper talentueux, nous cherchons différentes combinaisons d’atouts que possède un joueur. C’est plus que de simplement savoir qu’un gars est bon patineur ou qu’il peut marquer, alors il va jouer. Nous formons notre liste ensemble, pas toujours en fonction des besoins de l’équipe à ce moment, parce que de façon réaliste, les joueurs que nous repêchons ne jouent souvent pas pour nous avant quatre ou cinq ans.
L’autre partie de ce qui se passe en coulisse, c’est le travail investi dans les déplacements. Il faut planifier l’horaire de voyage, les vols, la location de voiture, les hôtels et il faut faire son horaire soi-même pour s’assurer d’aller là où il faut. Puis, tu peux apprendre 12 heures avant le match que le joueur que tu allais voir ne jouera pas.
Quel est votre plus grand moment de fierté dans votre travail de dépisteur : Nous avons repêché des joueurs de 19 ans qui avaient été ignorés deux fois et qui ont fini par jouer pour nous dans la ligue parce que nous avons été patients et que nous avons pris des risques sur des personnes en qui nous croyions vraiment.
Quelle est votre question favorite posée à un espoir : Ces jeunes gars sont tellement préparés de nos jours, et il faut leur rendre crédit, qu’à la fin de la semaine du camp d’évaluation, je ne sais pas s’il est possible de les surprendre avec une question.
Toutefois, demander aux espoirs ce que leurs coéquipiers et entraîneurs diraient à propos d’eux donne une bonne idée. Nous allons demander à leurs coéquipiers et entraîneurs et nous n’avons pas peur de leur dire. Nous pouvons décrocher le téléphone et demander aux gars avec qui ils ont travaillé au hockey junior ou à l’université et avec qui nous avons bâti des relations au fil du temps et savoir que nous pouvons faire confiance en leur jugement.
Loisirs dans l’entre-saison : Alors que le dépistage au hockey est devenu une affaire de 365 jours par année et Don est catégorique sur le fait que l’amour du travail fait en sorte qu’il a toujours hâte d’être actif dans les événements tout au long de l’année, mais il prend tout de même du temps pour prendre une pause pendant environ deux semaines l’été pour jouer au golf.

George Fargher
Dépisteur amateur
George Fargher
Ville d’attache : Vernon, C.-B.
Région de dépistage : Dépisteur aux différents styles couvrant toutes les régions, mais principalement dans l’Ouest canadien.
Parcours de dépistage : Un total de 29 ans comme dépisteur dans la LNH, dont 29 avec les Sénateurs. Avant de devenir recruteur dans la LNH, George a passé deux ans comme dépisteur avec les Americans de Tri-City dans la Ligue de l’Ouest.
Combien de matchs voyez-vous par année : Près de 240 matchs.
Qu’aimeriez-vous que le partisan moyen sache à propos du dépistage : Le partisan moyen ne saurait pas tout le temps et le travail que nous mettons pour les deux heures et 15 minutes qu’ils passent à regarder un match. Il y a les déplacements d’un match à l’autre, il faut faire des rapports, se préparer pour la journée suivante ou prendre un vol ou conduire vers la destination suivante. Ce qui prend le moins de temps au cours d’une journée, c’est le match lui-même, mais c’est aussi la partie la plus importante de la journée.
Quel est votre plus grand moment de fierté dans votre travail de dépisteur : Repêcher Derek Grand des Chiefs de Langley de la BCHL. Nous ne l’avions pas beaucoup vu cette année-là, mais je l’avais vu quelques fois et nous l’avons choisi au quatrième tour. Il a fini par être un solide joueur de la LNH et a disputé plus de 400 matchs dans cette ligue.
Aussi, j’ai eu mon mot à dire dans la sélection de Brady Tkachuk et nous savons tous à quel point il est devenu un bon joueur.
Parker Kelly a signé un contrat comme joueur autonome et j’ai un peu eu mon mot à dire à ce sujet, alors ç’a été gratifiant pour lui et pour moi. Ça revient à la décision de l’équipe et de travailler avec les gars des autres secteurs pour nous assurer de choisir les meilleurs.
Quelle est votre question favorite posée à un espoir : Au cours des dernières années, ç’a toujours été intéressant de demander aux espoirs qu’ils avaient un emploi et quel avait été leur premier emploi. Les choses ont changé et les joueurs n’ont plus d’emploi et passent leurs étés à s’entraîner, se tenir en forme et faire du patinage d’été, mais nous trouvons des façons de déterminer de quoi ils sont constitués et connaître leur caractère au camp d’évaluation.
Outre le hockey, quels sont tes passe-temps : Pendant l’été, je joue beaucoup au golf, en essayant d’y aller trois fois par semaine. J’essaie aussi d’aller faire du bateau sur les lacs autour de Vernon pour relaxer.

Bob Janecyk
Dépisteur amateur
Bob Janecyk
Ville d’attache : Grand Rapids, MI
Région de dépistage : Dépisteur aux différents styles qui se déplace dans toutes les régions, mais principalement aux États-Unis et en Ontario.
Parcours de dépistage : Après une carrière professionnelle au cours de laquelle Janecyk a disputé 110 matchs dans la LNH comme gardien de but, il a travaillé comme entraîneur en travaillant avec les gardiens de Rick Dudley dans la Ligue internationale de hockey et par la suite, il est passé à un rôle de dépisteur avec les Sénateurs d’Ottawa, poste qu’il occupe depuis 25 ans.
Combien de matchs voyez-vous par année : Environ 240 matchs cette année.
Qu’aimeriez-vous que le partisan moyen sache à propos du dépistage : Nous sommes des agents de voyage. Beaucoup de route, beaucoup de déplacements.
Quel est votre plus grand moment de fierté dans votre travail de dépisteur : Nous sommes fiers des gars que nous choisissons tôt qui deviennent ce qui était prévu, puis les choix tardifs qui réussissent, c’est quelque chose de très gratifiant dans ce que nous faisons pour aider l’équipe.
Quelle est votre question favorite posée à un espoir : Ç’a longtemps été ce qu’ils font pendant l’été. Avaient-ils un emploi et si oui, quel type d’emploi? Avec le progrès, la plupart des jeunes n’ont pas le temps puisqu’ils s’entraînent à longueur d’année. Maintenant, nous posons des questions à la volée pour que les espoirs continuent à se poser des questions.
Outre le hockey, quels sont tes passe-temps : Pendant l’été, je vais pêcher avec ma famille sur les nombreux lacs du Michigan.

Mikko Ruutu
Dépisteur-chef / Europe
Mikko Ruutu
Ville d’attache : Helsinki, Finlande
Région de dépistage : Europe
Parcours de dépistage : Après avoir été repêché par les Sénateurs, Mikko a dû cesser de jouer à un jeune âge en raison d’une blessure. On lui a demandé si le dépistage l’intéressait alors qu’il commençait son baccalauréat en Investissement en immobilier et finances et fait du dépistage pour les Sénateurs depuis maintenant 19 ans.
Combien de matchs voyez-vous par année : Près de 300 matchs, les tournois européens offrent une occasion de voir beaucoup de matchs en peu de temps.
Qu’aimeriez-vous que le partisan moyen sache à propos du dépistage : L’importance d’une personnalité et du caractère quand vous êtes un dépisteur de la LNH parce que le niveau de compétition est élevé. Vous pouvez voir un très bon joueur, mais ça ne se transpose pas toujours au niveau suivant, la compétition est tellement féroce.
Quel est votre plus grand moment de fierté dans votre travail de dépisteur : L’effort de collaboration du groupe qui est mis pour tous les choix au repêchage qui fonctionnent est très gratifiant.
Quelle est votre question favorite posée à un espoir : S’il y a des préoccupations sur un certain aspect de leur jeu, je tente de trouver une question qui souligne cette préoccupation pour laquelle ils n’ont pas été préparés. Comme les espoirs sont tellement préparés et encadrés pour le processus d’entrevue de nos jours, il peut être difficile de les prendre par surprise au terme d’une semaine d’entrevues. Toutefois, quand je les surprends un peu et que les espoirs ne sont pas capables de donner les réponses qu’ils pensent être celle que je veux entendre et doivent plutôt parler avec leur cœur, ça donne une bonne idée.
Outre le hockey, quels sont tes passe-temps : Passer autant de temps que possible avec mes enfants, pratiquer divers passe-temps avec eux.

Anders Ostberg
Dépisteur européen
Anders Ostberg
Ville d’attache : Stockholm, Suède
Région de dépistage : Europe
Parcours de dépistage : Anders est dépisteur depuis 13 ans, dont les sept dernières avec les Sénateurs. Avant de se joindre aux Sens, il a commencé sa carrière de recruteur en passant trois saisons avec les Blues de St. Louis, avant de se joindre au club suédois Örebro HK pendant trois saisons comme dépisteur en chef et directeur du recrutement.
Combien de matchs voyez-vous par année : De 250 à 270 matchs, principalement en Suède puisqu’il y a beaucoup de territoire à couvrir, mais aussi en Finlande, en Tchéquie, en Allemagne et dans d’autres pays européens.
Qu’aimeriez-vous que le partisan moyen sache à propos du dépistage : C’est vraiment difficile. Nous voyageons constamment et passons d’un fuseau horaire à un autre, ce n’est pas l’emploi peinard que plusieurs personnes pensent que nous avons. D’août-septembre à avril-mai, nous n’avons aucun vendredi ou samedi de congé.
Il y a aussi l’élément du recul. C’est facile de l’extérieur de regarder ça cinq ans plus tard et de penser « mais pourquoi tu n’as pas pris tel joueur? » Toutefois, prévoir la trajectoire d’un joueur n’est pas toujours aussi facile.
Quel est votre plus grand moment de fierté dans votre travail de dépisteur : Le travail d’équipe qui est derrière tout choix au repêchage. C’est un effort d’équipe, nous gagnons et nous perdons ensemble et il faut mettre son égo de côté.
Quelle est votre question favorite posée à un espoir : Comment ils peuvent analyser leur propre jeu, savoir s’ils comprennent ce que ça prendra pour faire le saut au niveau suivant.
Outre le hockey, quels sont tes passe-temps : J’écoute beaucoup de musique. Je visite l’opéra de Suède à l’occasion.

Christian De Blois
Dépisteur amateur
Christian De Blois
Ville d’attache : Québec, QC
Région de dépistage : Principalement la LHJMQ, mais va aussi voir des matchs de la Ligue de l’Ontario et de la Ligue de l’Ouest ainsi que les équipes d’écoles préparatoires aux États-Unis.
Parcours de dépistage : Christian fait du recrutement depuis 17 ans et il a fait ses débuts avec les Wildcats de Moncton pendant cinq saisons avant de passer avec les Sea Dogs de Saint John pendant six ans, dont quatre comme dépisteur-chef. Après Saint John, il s’est joint aux Cataractes de Shawinigan pour faire du recrutement pendant une demi-saison avant de prendre le poste de directeur adjoint des opérations hockey, ce qu’il a fait jusqu’à ce qu’il devienne dépisteur à temps plein pour les Sénateurs en 2018-2019.
Combien de matchs voyez-vous par année : Entre 175 et 250, mais cette année, ç’a été environ 185 matchs. Dans les premiers mois de la saison, nous pouvons passer seulement cinq jours par mois à la maison.
Qu’aimeriez-vous que le partisan moyen sache à propos du dépistage : Le temps passé sur les rapports de match et les listes. Ça peut aller de 30 minutes à quelques heures par jour et c’est une grosse partie du travail. Ceux qui ne sont pas dans cette industrie l’ignorent.
Quel est votre plus grand moment de fierté dans votre travail de dépisteur : L’occasion de faire cela à un niveau professionnel est une expérience d’humilité. Apprendre à connaître le groupe de gars avec qui on travaille et la camaraderie qui vient avec; nous apprécions la compagnie des uns et des autres.
Le Repêchage de 2020 en est un qui se démarque, c’en était un important pour cette équipe, et mon deuxième avec le club.
Quelle est votre question favorite posée à un espoir : Comment te perçois-tu comme joueur de hockey? L’auto-évaluation est très importante. Parfois, on n’obtient pas la bonne réponse et parfois, on entend quelque chose d’inattendu.
Loisirs dans l’entre-saison : Pendant l’été, je joue beaucoup au golf, mais j’aime aussi simplement être à la maison et passer du temps avec des gens que je ne vois pas beaucoup quand je suis sur la route.

Dan Boeser
Dépisteur amateur
Dan Boeser
Ville d’attache : Lakeville, MN
Région de dépistage : États-Unis
Parcours de dépistage : Après avoir joué au niveau universitaire et cinq saisons professionnelles dans la UHL, la Ligue internationale, la ECHL et la Ligue américaine, Dan Boeser a été entraîneur au secondaire et a ensuite dirigé dans la USHL avec le Steel de Chicago avant de passer au recrutement avec les Sénateurs, avec qui il est depuis sept ans.
Combien de matchs voyez-vous par année : Plus de 200 matchs en personne et beaucoup de vidéo tout au long de l’année. Je peux conduire pour aller voir plusieurs matchs dans le Midwest, mais le temps passé sur la Côte Est nécessite plus de déplacements aériens.
Qu’aimeriez-vous que le partisan moyen sache à propos du dépistage : La quantité de travail, de temps et de gens que ça prend pour choisir un seul joueur. De nombreuses années s’écoulent entre le moment où ils sont d’âge mineur et leur année de repêchage. Puis, nous nous réunissions pour des réunions et entendons l’opinion de tout le monde afin de mesurer différentes choses qui se multiplient pour les centaines de joueurs que nous suivons tous. Il y a beaucoup de travail en coulisse pour mener à chaque choix au repêchage.
Quel est votre plus grand moment de fierté dans votre travail de dépisteur : Le sentiment de fierté vient de tout le processus de recherche sur les jeunes qui nous intéressent; les repêcher, les suivre au cours des trois, quatre ou cinq années suivantes, leur parcours, leurs hauts et leurs bas et voir tous les morceaux tomber en place quand ils jouent un match avec les Sénateurs. Ça fait en sorte que le travail en vaut la peine quand nous voyons un joueur au niveau de la LNH.
Quelle est votre question favorite posée à un espoir : Comment ils se voient au cours des quatre, cinq années suivant le Repêchage. Ça donne une idée à savoir quels joueurs comprennent ce qui s’en vient et qui parmi eux sont prêts à emprunter la voie pour atteindre la LNH. Il y a peu de joueurs qui font directement le saut dans la LNH, alors ça donne une idée des connaissances de ces joueurs sur cet aspect.
Outre le hockey, quels sont tes passe-temps : L’été, je passe mon temps avec ma femme et nos trois garçons. Nous avons un terrain de sports dans la cour et je joue au basketball et au pickleball pendant l’été.

Kyle Flanagan
Dépisteur amateur
Kyle Flanagan
Ville d’attache : Canton, NY
Région de dépistage : Principalement en Ontario, tout en donnant un coup de main dans l’ouest du Québec et un peu dans la USHL.
Parcours de dépistage : Après l’université, Flanagan a connu une carrière professionnelle de sept ans, la terminant avec les Senators de Belleville en 2018 et a par la suite commencé à faire du dépistage avec les Sénateurs.
Combien de matchs voyez-vous par année : D’octobre à mars, j’assiste environ à 200 matchs en personne. Les déplacements sont longs, mais je peux couvrir plusieurs matchs, soit huit matchs par jour et 15 ou 16 en un weekend.
Qu’aimeriez-vous que le partisan moyen sache à propos du dépistage : À quel point il est difficile de prédire ce qu’un joueur de 17 ou 18 ans fera dans huit ans et ce qu’il sera au sommet de sa carrière. C’est une leçon d’humilité et c’est une partie frustrante du travail parce que nous avons constamment tort, tout en tentant d’avoir raison. La meilleure partie, c’est de tous nous réunir et de tenter de prendre la meilleure décision. Il y a tellement de joueurs à travers le monde et dans les années menant à un repêchage.
Quel est votre plus grand moment de fierté dans votre travail de dépisteur : En repensant à ma première année après avoir joué professionnellement, je pensais que ce serait une transition facile et j’ai rapidement découvert à quel point ce travail est difficile. En repensant à cette première année et en apprenant des trois ou quatre gars qui ont fait ça pendant 30 ans, je réalise à quel point j’ai appris. L’expérience ne s’achète pas, il faut travailler. Ma partie préférée, c’est que chaque année est une courbe d’apprentissage et on est toujours en train d’apprendre quelque chose de nouveau.
Quelle est votre question favorite posée à un espoir : Quel genre d’adversité ils ont vécu dans leur vie.
Aussi : Veux-tu être un joueur de hockey? Il y a une différence entre jouer au hockey et être bon et être un joueur de hockey.
Outre le hockey, quels sont tes passe-temps : Le golf et la pêche.

Todd Stirling
Dépisteur amateur
Todd Stirling
Ville d’attache : Boston, MA
Région de dépistage : Dans le nord-est des États-Unis, dans les rangs universitaires.
Parcours de dépistage : Todd a entraîné aux niveaux universitaire, junior et dans les ligues professionnelles mineures avant de faire le saut vers le recrutement. Il est dépisteur depuis sept ans, tous avec les Sénateurs.
Combien de matchs voyez-vous par année : De 125 à 150 matchs en personne par année.
Qu’aimeriez-vous que le partisan moyen sache à propos du dépistage : Il ne s’agit pas seulement de regarder des matchs de hockey. Il y a beaucoup de travail en coulisse pour en apprendre sur les joueurs pour découvrir plus que ce que l’on voit sur la glace. Il faut en savoir plus sur ces joueurs que ce vous pouvez imaginer.
Quel est votre plus grand moment de fierté dans votre travail de dépisteur : Quand nous avons repêché Cam O’Neill vers le milieu du Repêchage il y a quelques années, il était de mon secteur. Après l’avoir sélectionné, alors qu’il était à la maison, j’ai eu la chance de lui téléphoner. C’était émouvant pour lui, je pouvais entendre sa famille à l’arrière et ça nous rend presque émotifs parce que c’est de l’enthousiasme à l’état pur.
Quelle est votre question favorite posée à un espoir : Nomme-moi quelques faiblesses de ton entraîneur. Il y a généralement beaucoup de « patinage » autour de cette question. C’est une colle parce que ça les surprend alors qu’ils n’ont jamais eu l’occasion de critiquer leur propre entraîneur, au lieu du contraire.
Loisirs dans l’entre-saison : Tenter de renouer avec le golf, mais passer du temps avec ma famille est ce que j’essaie de faire le plus pendant la saison morte.

Bob Strumm Jr.
Dépisteur amateur
Bob Strumm fils
Ville d’attache : Las Vegas, NV
Région de dépistage : Ouest canadien - Ligue de l’Ouest, ligues Tier II à travers l’Alberta, la Colombie-Britannique et le reste du Canada.
Parcours de dépistage : Bob est dépisteur depuis 11 ans, ayant commencé comme recruteur à temps partiel avec les Winterhawks de Portland, ce qui est devenu un boulot à temps plein. Il a ensuite reçu une offre pour un poste à temps partiel à la mi-saison avec les Sénateurs en 2016-2017, ce qui est devenu un boulot à temps plein en 2021-2022.
Combien de matchs voyez-vous par année : De 175 à 215 matchs par année, avec un grand territoire à couvrir, je suis généralement à la maison cinq ou six jours par mois pendant la saison.
Qu’aimeriez-vous que le partisan moyen sache à propos du dépistage : Toute la planification et les déplacements qui vont avec le travail, c’est un casse-tête. Notre système de soutien est très important avec la quantité de déplacements et le temps passé à l’extérieur. Pour un seul match de deux heures, on peut mettre six ou sept heures pour faire la navette.
C’est fou à quel point on pense au lendemain soir, au prochain match.
Quel est votre plus grand moment de fierté dans votre travail de dépisteur : Je repense parfois au tout premier repêchage auquel j’ai participé à Chicago, et d’être sur le plancher m’a donné des frissons et a fait de ce rêve une réalité.
Il y a aussi quelqu’un comme Parker Kelly qui n’a pas été repêché, n’avait pas été repêché très tôt dans la Ligue de l’Ouest, mais c’est un travailleur acharné et un jeune avec du caractère qui a mérité tout ce qu’il a obtenu. Ces histoires sont aussi spéciales que de sélectionner un joueur à son sommet.
Quelle est votre question favorite posée à un espoir : Que diraient tes coéquipiers et tes entraîneurs à ton sujet? Nous parlons à leurs entraîneurs et leurs coéquipiers et pouvons voir si cela concorde.
Loisirs dans l’entre-saison : Être actif quand je ne suis pas en déplacement. La course, la randonnée, la natation et le golf en sont d’importants pendant la saison morte. Prendre de l’air frais dès que possible.

Andrew Gordon
Dépisteur amateur
Andrew Gordon
Ville d’attache : Halifax, N.-É.
Région de dépistage : LHJMQ
Parcours de dépistage : Après avoir joué 15 ans chez les professionnels, dont 55 matchs dans la LNH, Andrew a accroché ses patins et s’est tout de suite dirigé vers le dépistage en se joignant aux Sénateurs au cours des deux dernières saisons, couvrant la section des Maritimes de la LHJMQ, principalement.
Combien de matchs voyez-vous par année : Environ 75 matchs en personne et beaucoup de vidéo pour faire de la recherche sur des joueurs que je n’ai pas l’occasion de voir souvent.
Qu’aimeriez-vous que le partisan moyen sache à propos du dépistage : L’amour que nous avons pour le sport est un aspect sous-estimé du boulot. Je conduis à travers des tempêtes de neige jusqu’à Sudbury pour voir un gars qui pourrait connaître un horrible match, mais je repars et reviens et je vais le regarder le soir suivant, il y a un niveau de passion qui vient avec cet emploi.
Quel est votre plus grand moment de fierté dans votre travail de dépisteur : Le simple fait d’avoir été embauché, considérant le respect et la chance de faire ce boulot et de bien le faire. Je ne savais pas de quoi aurait l’air ma carrière après avoir arrêté de jouer, je voulais vraiment faire ça et c’est difficile de percer. En fait, il y a 32 emplois, si vous voulez être recruteur dans la LHJMQ, il n’y en a que 32.
Quelle est votre question favorite posée à un espoir : J’aime poser des questions sur leur régime d’entraînement pendant la saison morte et comment ils s’entraînent. Si tu es le gars le plus gros et le plus fort, est-ce que tu te fais pousser? Es-tu le meneur ou un poursuivant? Leurs réponses donnent une idée de la façon dont ils se voient et sur leur éthique de travail.
Loisirs dans l’entre-saison : Je suis un père au foyer, alors la plupart du temps, je m’occupe de mon bébé.

















