VAN ready for playoffs NO bug

VANCOUVER – Les séries éliminatoires de la Coupe Stanley sont enfin de retour à Vancouver, et après neuf ans sans hockey au printemps, l’ancien gardien des Canucks Kirk McLean s’attend à ce qu’une frénésie s’empare de la ville et des partisans.

Quand les Canucks accueilleront le match no 1 de leur série de première ronde contre les Predators de Nashville au Rogers Arena dimanche (22 h HE; TVAS, SN, SN360, ESPN), il s’agira de la première rencontre des séries jouée à Vancouver depuis 2015, une élimination en six parties face aux Flames de Calgary. Après, la seule présence des Canucks en séries éliminatoires a été en 2020, mais tous les matchs avaient été joués dans la bulle du Rogers Place d’Edmonton en raison de la pandémie. Les Canucks avaient été éliminés en sept rencontres face aux Golden Knights de Vegas en deuxième ronde.

« Neuf ans entre deux matchs de séries à domicile, c'est beaucoup trop long, surtout dans un marché de hockey, a martelé McLean. Tout le monde raffole du hockey de séries, et la frénésie des partisans est palpable. Ils sont vraiment comme le septième joueur. »

Cette énergie ne se fera pas uniquement sentir à l’intérieur du Rogers Arena, a ajouté McLean, qui a passé 11 de ses 16 saisons dans la LNH avec les Canucks et qui les a conduits au match no 7 de la finale de la Coupe Stanley en 1994 contre les Rangers de New York. McLean a été ajouté à l’anneau d’honneur de l’organisation en 2010 et il travaille comme ambassadeur de l’équipe depuis 2014.

« En se rendant aux matchs, les joueurs vont voir des drapeaux un peu partout sur les véhicules, et les gens n’auront pas peur d’afficher leurs couleurs, a dit McLean. La ville va se draper des couleurs des Canucks, et vous allez ressentir l’engouement. Même lors des journées de congé, en se rendant à l’épicerie, les joueurs vont le sentir. Et quand ils vont poser les patins sur la glace, l’ambiance sera folle. […] Les serviettes agitées, l’enthousiasme de la foule… Les gars vont être gonflés à bloc dès la période d’échauffement. »

Tout ça sera nouveau pour la plupart des joueurs des Canucks.

Brock Boeser est le joueur avec le plus d’ancienneté, et l’attaquant de 27 ans a été repêché en première ronde (23e au total) en 2015, deux mois après la dernière rencontre de séries jouée à Vancouver.

Lors du match no 1, Boeser s’attend à vivre quelque chose de semblable au dernier match des frères Daniel et Henrik Sedin, le 5 avril 2018. Les deux avaient uni leurs forces sur le but vainqueur en prolongation contre les Coyotes de l’Arizona à leurs derniers moments comme joueurs après 17 saisons dans la LNH, toutes passées à Vancouver.

« Ce sera une nouvelle expérience, mais nous avons déjà entendu cet édifice être bruyant, que ce soit quand nous affrontons les Maple Leafs de Toronto ou lors du dernier match de Daniel et Henrik, a lancé Boeser. C’était fou. J’ai entendu dire que ça devient un peu fou en séries et j’ai hâte de le vivre. »

Les Canucks vont le vivre avec l’avantage de la glace et après avoir terminé au sommet de la section Pacifique, ce que peu de gens avaient prédit en début de saison. Ils ont remporté le titre de leur section pour la première fois depuis 2013, leur cinquième de suite à l’époque.

Au cours de cette période de succès de cinq ans, les Canucks ont remporté le trophée des Présidents à titre de meilleure équipe de la LNH en saison régulière lors de deux campagnes consécutives (2011, 2012) et ils ont atteint la finale de la Coupe Stanley pour la troisième fois dans l’histoire de l’équipe, s’inclinant en sept parties contre les Bruins de Boston. C’est la dernière fois que les Canucks ont remporté une série avec des partisans dans les estrades. Ils ont raté les séries huit fois en 10 campagnes depuis 2013, ne terminant jamais plus haut que le cinquième rang de leur section lors des saisons où ils ne se sont pas qualifiés.

Un coup dur pour des partisans fiers. C’est ce qui rend cette saison mémorable pour les joueurs, qui se sont engagés à élever les standards au même niveau que par le passé en revenant plus tôt à Vancouver durant l’été pour patiner tous ensemble. Les Canucks ont terminé au sixième rang de la section Pacifique la saison dernière (38-37-7), même s’ils ont conclu la campagne en force sous les ordres de Rick Tocchet. Ils ont conservé un dossier de 20-12-4 après qu’il eut succédé à Bruce Boudreau le 22 janvier 2023.

« Nous en avions assez de perdre, et c’est la raison pour laquelle nous sommes arrivés ici plus tôt, a expliqué Boeser. Nous voulions relever les standards et les attentes. »

Ç’a signifié d’accepter la mentalité « au jour le jour » de Tocchet et de faire face à la musique. Des joueurs offensifs comme le défenseur Quinn Hughes et les attaquants Elias Pettersson, J.T. Miller et Boeser ont dû accepter de faire passer les succès de l’équipe et le jeu défensif avant leurs résultats personnels.

« Le logo signifie beaucoup pour moi, et nous parlons toujours de l’importance du logo plutôt que du nom dans le dos, et plusieurs joueurs ont acheté cette philosophie, a dit Tocchet. Nous tentons de ne pas prôner l’individualisme ici. C’est génial que des joueurs remportent des honneurs individuels, mais l’important est le logo. C’est ce qui te fait gagner des séries. Le fait que les gars aient acheté cette philosophie est ce qui me rend le plus fier cette année. »

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