Le jeune prodige mène toujours les recrues de la LNH avec 36 points (16 buts, 20 aides) en 41 matchs. Le défenseur du Wild du Minnesota Brock Faber est deuxième avec 33 points (quatre buts, 29 aides) en 53 affrontements. Son coéquipier Marco Rossi suit avec 29 points (14 buts, 15 aides), lui aussi en 53 rencontres.
Bedard a égalé Faber avec un septième match de plus d’un point cette saison, samedi. C’est un sommet chez les recrues du circuit.
« Il est rare qu’un joueur de 18 ans a un tel impact sur une équipe. Ils sont peu nombreux à avoir cette chance et encore moins à la saisir, a vanté l’attaquant Jason Dickinson de son jeune coéquipier. Il est un joueur spécial. Il est exigeant envers lui-même et ça se voit dans son jeu. »
Bedard avait recommencé à patiner le 15 janvier, une semaine seulement après avoir subi une opération à la mâchoire. Il a également recommencé à effectuer des tirs au but, mais aucun tir frappé, question d’éviter les mouvements trop intenses pour sa mâchoire en pleine guérison.
C’est bien connu des joueurs et des entraîneurs, il est impossible de reproduire l’intensité d’un match à l’entraînement. Et Bedard n’avait complété aucun entraînement à pleine capacité avant de revenir dans la mêlée jeudi. Il n’avait reçu que quelques contacts de coéquipiers et de son entraîneur Luke Richardson lors de la séance matinale. Rien de tout cela ne l’a affecté.
« Il est très motivé. Il aime jouer, marquer et aider l’équipe, a affirmé Richardson. Il a de bonnes manières dans tous les aspects de sa vie, que ce soit sur la patinoire ou à l’extérieur de celle-ci. »
Le retour de Bedard est toutefois sans effet concret sur le classement des Blackhawks, qui croupissent au 32e et dernier rang de la LNH avec une fiche de 15-37-3. Son retour se veut néanmoins un baume sur la saison difficile que connait l’équipe.
« Tout le monde sait qu’il est un joueur dynamique, a évoqué Dickinson. Il est électrisant avec la rondelle. Lorsque tu lui donnes l’occasion de provoquer quelque chose, c’est ce qu’il fait. Son retour rend le trio (qu’il complète avec Nick Foligno et Philipp Kurashev) plus difficile à affronter. »
Bedard était heureux de retourner sur la patinoire il y a un mois, mais rien n’équivaut, selon lui, le sentiment de jouer un match de la LNH. Après six semaines, il s’en ennuyait.
« C’est super, a confirmé Bedard. En plus, nous allons jouer la plupart de nos prochains matchs à domicile et nous aurons l’énergie de la foule. C’est incroyable. Ça faisait longtemps que je n’avais pas goûté à la victoire comme aujourd’hui. Nous étions sur une séquence de cinq défaites avant que je me blesse. Et par la suite, c’était difficile de regarder les gars sans pouvoir les aider. Cette victoire fait un grand bien. »