Le Tricolore était sans club-école officiel de l'ECHL depuis deux ans, et dispersait ses espoirs dans l'une des 26 équipes de la ligue, ce qui s'est parfois avéré problématique lorsqu'il n'y avait pas de place disponible pour un joueur, particulièrement un gardien. L'entente avec le groupe trifluvien est de trois ans.
« C'est quelque chose que nous regardions, et en plus, avec la proximité, c'est un avantage énorme, d'être à seulement une heure de Laval et de Montréal, c'est une bonne chose. Ça va nous permettre de faire beaucoup plus de choses avec l'ECHL », a déclaré John Sedgwick, vice-président, opérations hockey et affaires juridiques des Canadiens.
L'équipe de Trois-Rivières, dont le nom n'a pas encore été dévoilé, a vu sa candidature être acceptée par le circuit le 12 janvier en vue de la prochaine saison. Elle sera la propriété du groupe Deacon Sports and Entertainment, propriété de Dean MacDonald. Le groupe compte aussi dans ses rangs le club-école des Maple Leafs de Toronto dans l'ECHL, les Growlers de Terre-Neuve, et la formation d'expansion de Coralville, en Iowa. Les Canadiens ne s'occuperont donc pas de la gestion de l'équipe, mais pourraient donner un coup de main si nécessaire, en particulier du côté marketing.
La formation de la Mauricie évoluera dans le tout nouveau Colisée de Trois-Rivières, un amphithéâtre de 4390 places dont la construction devrait être complétée à temps pour la prochaine saison. L'ancien président du Rocket de Laval et des Alouettes de Montréal, Mark Weightman, aura le même rôle à Trois-Rivières, alors que l'ancien défenseur de la LNH Marc-André Bergeron sera le directeur général de la formation.
« Nous sommes fébriles à l'idée de penser que nos partisans applaudiront très bientôt les exploits de jeunes joueurs qui pourraient un jour joindre l'organisation des Canadiens. Je suis convaincu que ce lien avec les Canadiens sera une source d'attachement pour nos nouveaux partisans », a dit Weightman par voie de communiqué.
Un entraîneur-chef n'a pas encore été retenu, et les Canadiens risquent de faire partie du processus de décision.
« Pas nécessairement mais probablement. C'est quelque chose que nous allons discuter avec Marc-André Bergeron », a dit Sedgwick.
Plus de Québécois
La composition de la future équipe ne dépendra pas uniquement des Canadiens. La formation y enverra certains de ses espoirs, mais la majeure partie des joueurs seront sous contrat avec l'équipe de l'ECHL. Sedgwick y voit une possibilité de développer le talent québécois, particulièrement les joueurs qui évoluent dans les programmes universitaires canadiens après leur stage junior.
« Après leur carrière à l'université, ça donne une bonne option pour les joueurs locaux de continuer dans les rangs professionnels près de chez eux. Je suis certain que Marc-André et son groupe vont faire un effort pour avoir plusieurs joueurs québécois. »
« On pourrait aussi potentiellement développer de jeunes entraîneurs, de jeunes préposés à l'équipement, de jeunes thérapeutes athlétiques. Ça peut permettre de créer un système de développement si on le dessine de cette façon.
La nouvelle équipe n'a pas encore dévoilé le nom de l'équipe, mais huit noms ont été retenus et soumis à la population à l'aide d'un sondage : le Flambeau, la Forge ou les Forgerons, le Trois-Rivières HC, les Lions, les Riverains, les Saints, les Tritons, Le 1634.