Dans le cadre des textes de la série « Tête-à-tête avec… », nous nous entretenons avec des acteurs du monde du hockey afin d'en apprendre plus sur leur vie sur la glace et à l'extérieur. Cette édition spéciale de la saison morte met en vedette l'attaquant des Kings de Los Angeles Kevin Fiala.
Tête-à-tête avec… Kevin Fiala
L'attaquant discute de la transaction qui l'a fait passer aux Kings et de ses attentes en vue de la prochaine saison

© Bruce Kluckhohn/Getty Images
PARIS - Kevin Fiala approche le début de la saison comme le début d'un nouveau chapitre de sa carrière après la transaction qui l'a fait passer aux Kings de Los Angeles, le 29 juin.
Contrairement à la fois où il est passé des Predators de Nashville au Wild du Minnesota avant la date limite des transactions en 2019, il s'y attendait et s'y était préparé.
L'attaquant de 26 ans est devenu joueur autonome avec compensation au terme d'une campagne au cours de laquelle il a atteint des sommets personnels au chapitre des buts (33), des aides (52) et des points (85). Il se doutait que le Wild n'aurait pas suffisamment d'espace sur la masse salariale pour lui offrir un nouveau contrat.
« Je ne suis pas stupide, a indiqué Fiala. Je l'avais vu venir, je comprenais la situation au niveau salarial et tout le reste. Ça m'a aidé à gérer la transaction quand c'est arrivé parce que je savais que ça s'en venait. »
Un jour après avoir été échangé contre l'espoir en défensive Brock Faber et le 19e choix au total du dernier repêchage, il a signé un pacte de sept ans et 55,125 millions $ (7,875 millions $ par an) et a eu le reste de l'été pour préparer son déménagement à Los Angeles.
« C'est mieux quand ça survient durant la saison morte, a-t-il affirmé. Le processus est plus facile. Tu peux penser à tout ce qui s'en vient, parler aux gars et profiter des vacances. Deux mois plus tard, je suis prêt à me rendre à L.A. et à rencontrer tout le monde. C'est un nouveau départ. »
LNH.com s'est entretenu avec Fiala lors de la Tournée des médias européenne des joueurs de la LNH, le 24 août. Il a discuté de son excitation à l'idée de rejoindre les Kings, des succès qu'il veut connaître en séries éliminatoire et de son départ du Minnesota :
Qu'est-ce qui t'as convaincu de signer un contrat aussi rapidement après la transaction?
« Je pense qu'ils ont une excellente équipe. Ils ont connu une bonne saison, l'année dernière, et ils ont participé aux séries. L'avenir est reluisant. En sept ans, on peut franchir de grandes étapes. Ils comptent toujours sur des vétérans - Anze Kopitar et Drew Doughty - qui ont gagné la Coupe auparavant. Ils ont de l'expérience et peuvent aider les jeunes à aller jusqu'au bout. »
Que penses-tu pouvoir apporter à l'équipe?
« J'espère que je pourrai les aider à passer à la prochaine étape. »
En parlant avec l'entraîneur Todd McLellan, est-ce qu'il a dit où il te voyait évoluer dans la formation?
« Nous verrons. Je vais y aller comme ça viendra. Je vais donner le meilleur de moi-même et nous verrons ce qui arrivera. »
As-tu mis les pieds à Los Angeles et déniché un endroit où vivre?
« Pas encore, non. Je regarde ce qui est disponible en ligne. J'aime mieux voir en vrai avant d'acheter quelque chose. L'été est pas mal occupé. »
Quelle sera la plus grande différence entre jouer à Los Angeles et jouer au Minnesota?
« Le style de vie est très différent. Il fait froid au Minnesota, mais j'ai beaucoup aimé ça. À Los Angeles, ce sera chaud et ensoleillé tout le temps. Je pourrai aller à l'aréna en sandales, ce sera plus facile de garder une mentalité positive avec un soleil radieux. »
Est-ce que c'est difficile de quitter tes coéquipiers du Wild et ce que vous étiez en train de bâtir au Minnesota?
« Oui, c'était très difficile. Nous avions bâti quelque chose. Quand je suis débarqué là en 2019, nous n'avions pas participé aux séries éliminatoires. Les choses se sont améliorées d'année en année. Le vestiaire, c'était comme une grosse famille. C'est dur de quitter ce que j'ai aidé à bâtir. En même temps, je ne pourrais pas être plus heureux de faire partie des Kings, et j'ai hâte de commencer. »
Tu viens de connaître ta meilleure saison au chapitre offensif. Penses-tu pouvoir atteindre un autre niveau à ta neuvième année dans la LNH?
« J'espère que j'en ai encore plus à offrir. J'ai 26 ans. Je suis assez jeune. J'ai de grands objectifs pour l'avenir. J'ai connu une bonne saison, mais tout est à recommencer. »
Dans quel aspect penses-tu avoir le plus progressé au cours des années?
« Je pense que c'est au chapitre mental, dans la constance. Nous jouons 82 matchs. C'est une longue saison remplie de hauts et de bas. Si tu peux demeurer constant au niveau mental, je crois que c'est la clé du succès. J'ai toujours été un peu impatient et je veux parfois trop en faire. Mes objectifs sont imposants et je ne peux pas les atteindre en une journée. J'ai compris ça. J'ai appris à m'amuser davantage en jouant, en étant avec les gars. Tout tombe en place avec cette attitude. »
Plusieurs recrues ont eu un impact chez les Kings l'an dernier, dont les attaquants Quinton Byfield, Arthur Kaliyev et Rasmus Kupari et le défenseur Sean Durzi. Penses-tu pouvoir les aider et les autres jeunes de l'équipe grâce à ton expérience?
« J'espère. C'est un de mes objectifs. J'ai traversé plusieurs épreuves dans ma carrière même si je suis jeune. Je vais sans doute pouvoir les aider. »
Tu as raté la majeure partie du parcours des Predators jusqu'en finale en 2017 parce que tu souffrais d'une fracture à la jambe. Tu n'as pas gagné une ronde éliminatoire avec le Wild. À quel point veux-tu connaître du succès en séries avec les Kings?
« Je ne rajeunis pas. Les années filent. J'ai 26 ans et je vise la Coupe Stanley. Je ne veux pas franchir le cap des 30 ans et ne pas l'avoir gagnée. C'est le but de chaque joueur et je ne veux rien tenir pour acquis. Avec les Predators, nous avons atteint la finale. C'était il y a cinq ans. On se dit toujours qu'on aura une autre chance, mais depuis ce temps, je n'ai pas franchi la première ronde.
« C'est ce que j'ai vu quand Nathan MacKinnon a gagné la saison dernière. Il a tout laissé sur la patinoire parce qu'on ne sait jamais si c'est notre seule occasion. C'est peut-être la dernière. Quand tu as la chance, avec une bonne équipe, tu dois la saisir. Nous allons commencer la saison et voir où nous nous situons. »

















