Cormier Lepage CRÉDIT

Lukas Cormier a déjà suffisamment de pain sur la planche avec les Islanders de Charlottetown qu'il tente de ne pas en rajouter davantage avec des objectifs qui sont - pour le moment - hors de son contrôle.

Comme le Championnat mondial junior et son éventuelle tentative de percer la formation canadienne des moins de 20 ans, d'ici quelques semaines. Tant qu'il ne reçoit pas l'appel des dirigeants de Hockey Canada, le défenseur néo-brunswickois ne peut que s'assurer d'attirer leur attention.
De ce côté, ça pourrait difficilement mieux se passer. Cormier est le deuxième défenseur le plus productif de la LHJMQ et le deuxième meilleur pointeur des Islanders, qui trônent au sommet du classement général.
« Les points, ce n'est pas mon objectif principal, a indiqué celui qui en totalise 25, dont 10 buts, en 20 matchs. C'est le fun d'en faire parce qu'ultimement, ça aide l'équipe à gagner. En fin de compte, ce qui me préoccupe le plus, c'est de finir l'année avec une victoire. C'est ce qu'on veut comme équipe. »
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Et tant que l'équipe va, tout va. Parce que ses succès personnels sont étroitement liés à ceux des Islanders, et vice-versa. C'est donc de bon augure pour la suite des choses. S'il reçoit son invitation au camp de sélection, ce qui devrait être une formalité, il pourra tourner son attention vers ce nouvel objectif. Pas avant.
Il y a exactement un an, l'espoir des Golden Knights de Vegas participait à ce camp de sélection « format pandémique », qui devait exceptionnellement s'étirer sur près d'un mois puisque la Ligue de hockey de l'Ontario (OHL) et la Ligue de hockey de l'Ouest (WHL) étaient à l'arrêt.
Il était donc de ceux qui ont été confinés à leur chambre d'hôtel pendant 14 jours en raison d'une éclosion, avant d'être l'un des trois défenseurs retranchés au dernier jour du camp. Un bagage d'expérience plus ou moins positif dont il compte bien se servir pour faire sa place en des temps un peu plus normaux.
« Depuis que je suis jeune que je rêve de faire partie de cette équipe-là et de participer à ce tournoi, a-t-il affirmé. Je suis passé proche l'an dernier, mais ça n'avait pas fonctionné. C'est quelque chose que je veux vraiment accomplir et je me pousse le plus possible pour m'y rendre. »
À première vue, mis à part quelques gros noms comme ceux d'Owen Power et de Kaiden Guhle, rien ne semble joué à la ligne bleue de la formation unifoliée. Les luttes s'annoncent déjà très chaudes pour l'un des sept postes disponibles, et Cormier n'a pas l'intention de regarder le train passer.
Il compte bien faire preuve de ses habiletés offensives, mais aussi de sa capacité à défendre. Historiquement, les décideurs canadiens n'ont pas l'habitude de prioriser les joueurs qui n'ont pas plusieurs cordes à leur arc - on se souviendra du cas controversé de Samuel Girard, il y a quelques années.
« Il faut que je joue à ma manière et montrer que je peux être solide dans tous les aspects, a-t-il évoqué. Il y a tellement de profondeur au Canada, autant en attaque qu'en défensive. C'est une formation qui est difficile à percer, et je sais que je vais devoir être à mon meilleur. »
Deuxième tentative
En attendant de savoir s'il passera son temps des Fêtes dans la glaciale ville d'Edmonton, Cormier se plaît à bâtir quelque chose de solide avec les Islanders, de l'autre côté du pont de la Confédération.
Son équipe domine le circuit junior québécois au premier quart de la campagne. La troupe de Jim Hulton présente pour le moment la meilleure attaque, la meilleure défensive et la deuxième meilleure fiche de la Ligue (14-5-1). Inutile d'affirmer qu'elle a de grandes ambitions.
« On savait avant le début de la saison qu'on avait une bonne équipe et on respecte les attentes jusqu'à date, a-t-il lancé. On a eu trois ou quatre matchs plus difficiles, mais sinon ç'a bien été. Avec les résultats qu'on a, on ne peut pas se lamenter. »
L'autre bonne nouvelle, c'est que Cormier et sa bande sont passés à deux buts d'éliminer les Tigres de Victoriaville - les éventuels champions - lors du match ultime de la demi-finale des séries l'an dernier. Ils étaient près du but, et ils savent comment mieux s'y prendre, cette fois.
« On a quand même encore beaucoup de gars qui se souviennent du sentiment de perdre un match ultime, a-t-il conclu. On sait qu'on était proches et on a encore ce goût amer en bouche. »
Crédit photo : Darrell Theriault/Islanders de Charlottetown