Les troupiers de l'entraîneur Claude Julien ont muselé le « monstre à deux têtes » des Oilers, Connor McDavid et Leon Draisaitl, en travaillant comme des forçats.
« Nous avons joué avec beaucoup de vitesse et bien travaillé à l'unisson », a commenté le défenseur Jeff Petry, auteur de deux buts. « Les attaquants ont fait de l'excellent travail afin de rester au-delà d'eux (McDavid et Draisaitl). Ça nous a permis de toujours garder un bon écart avec eux. »
Tout n'a pas été parfait, quand les cinq joueurs sur la glace ont été moins efficaces, le sixième derrière a veillé au grain. Carey Price a repoussé 34 lancers afin de savourer son deuxième succès seulement en carrière à Edmonton.
Slater Koekkoek l'a privé d'un premier jeu blanc contre les Oilers, en trompant sa vigilance avec 7:01 à écouler en troisième période. McDavid a été crédité d'une aide sur la séquence.
Le Tricolore (1-0-1) a mis fin à une série de trois défaites à Edmonton. Tomas Tatar a imité Petry en obtenant deux buts. Jake Evans a réussi l'autre. Pour Tatar, c'était déjà ses deuxième et troisième filets de la saison écourtée. Phillip Danault a amassé deux passes.
Le gardien des Oilers Mikko Koskinen a bloqué 31 tirs.
Les deux équipes ont de nouveau rendez-vous au Rogers Place, lundi (21 h HE; RDS, TSN2, SNW, ESPN+, NHL.TV).
Étourdissant CH
Danault avait mentionné la veille que la clé de l'énigme pour maîtriser McDavid et Draisaitl était d'être très actif en jouant sur le bout des orteils.
Eh bien, c'est exactement ce que ses coéquipiers et lui ont fait en amorçant la soirée, en faisant tout simplement en sorte que les Oilers n'aient pas la rondelle.
Les visiteurs ont envahi le territoire ennemi, les hôtes ne savaient plus où donner de la tête.
« Nous étions plus rapides qu'eux. Il y a deux raisons pour ça », a analysé l'entraîneur Claude Julien. « La première, c'est que nous nous considérons comme une équipe rapide. La seconde, les Oilers étaient à leur troisième match en quatre soirs. La fatigue a paru leur enlever de la vitesse. C'était à nous de profiter de la situation, de jouer avec de la vitesse et de les attaquer. Nous nous disions que ça finirait par rapporter des dividendes. »
Jeff l'espiègle
Petry a réussi le seul but de la première période en supériorité numérique, à 6:50. Le défenseur s'est avancé en possession de la rondelle sur le flanc droit. Il a tiré, Koskinen a bloqué, mais Petry a repoussé de la main la rondelle dans les airs avant de contourner le but et de viser dans l'ouverture béante.
« J'ai été surpris de ravoir la rondelle, a avoué Petry. J'ai simplement voulu la rabattre sur la glace après avoir tiré et, en allant reprendre ma position, elle s'est retrouvée tout juste devant moi. »
McDavid n'a pas pu saisir par la suite la seule occasion qu'il s'est vu offrir, en s'échappant de la zone centrale. Price n'a pas bronché.
« J'ai réagi davantage d'instinct que j'ai fait une lecture de la situation, a commenté Price. Il arrivait avec beaucoup de vitesse, j'ai simplement fermé les trous. »
Evans pour le knockout
Le Tricolore a passé le K.O. à ses adversaires en frappant trois fois en l'espace de 6:58 en début de deuxième période.