Larys s’est rapidement bâti une solide réputation, malgré une adaptation un peu plus compliquée que ce qu’il avait anticipé quand il a fait ses valises pour Drummondville, l’été dernier.
« Les premières semaines ont été difficiles pour moi, a confié le portier de 6 pieds 3 pouces et 168 livres. J’ai toujours joué pas loin de chez moi, à Ostrava. J’ai toujours habité avec ma mère ou avec mon père. C’est assez bizarre de se retrouver dans un autre pays, chez des gens que tu ne connais pas, du jour au lendemain.
« J’appelais à la maison tous les jours, et ç’a fait en sorte que j’ai développé un certain mal du pays. Sans le personnel des Voltigeurs, les joueurs et ma famille de pension, ç’aurait été encore plus dur. »
Sylvain Favreau était au courant que son gardien filait un mauvais coton. La communication est à la base de ce que le directeur général Yanick Lemay et lui ont instauré depuis qu’ils ont pris la barre des Voltigeurs, il y a trois saisons. Il s’est assuré que la recrue se mêle bien au reste de son groupe.
Son intégration est même passée par une sortie à un match de baseball du Brock de Drummondville avec quelques-uns de ses coéquipiers – une idée parfaite pour s’immerger dans la culture locale.
« On se préoccupe de nos joueurs, et on communique beaucoup, a expliqué Favreau. C’est du travail quand tu as 35-40 joueurs au camp des recrues. C’est facile de ne pas prendre le temps. Mais pour nous, c’est important d’apprendre à les connaître et de faire des suivis avec eux, avec leur entourage.
« Je sens que les joueurs et le personnel l’ont beaucoup aidé là-dedans et j’en suis fier. Aujourd’hui, je pense qu’il est vraiment ailleurs et qu’il a été en mesure de battre cette adversité. »
Le plus impressionnant dans tout ça, c’est que les moments difficiles que Larys vivait à l’extérieur de la patinoire ne se sont jamais transposés dans son rendement. Il a rapidement pris la pole devant le filet, et il affiche une moyenne de buts alloués de 2,81 et un taux d’efficacité de ,909 après 23 matchs.
« Parfois, le hockey peut agir comme une échappatoire, a souligné Favreau avec justesse. Sur la glace, c’est là qu’il se sent le plus à l’aise. C’est ce qu’il connaît, même dans un autre pays. »