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PRAGUE -Si les salles de bal sont habituellement réservées aux banquets et à la danse, c'était bien différent cette semaine dans un hôtel de Prague.

L'heure n'était pas à la danse, mais au hockey. La salle était remplie d'entraîneurs de hockey - et même un de basketball - qui désiraient tous en apprendre davantage sur la profession. David Quinn, l'entraîneur-chef des Sharks de San Jose, était sur place pour répondre à leurs questions. Geoff Ward, adjoint chez les Ducks d'Anaheim, y était aussi afin de parler des mises au jeu, des stratégies à adopter et du hockey en espace restreint, tout comme Ulf Samuelsson, adjoint chez les Panthers de la Floride, qui a parlé de l'attitude à avoir sur le banc et du développement des habiletés.
« Le message est que nous voulons créer un environnement où les joueurs veulent venir à l'aréna chaque jour, a affirmé Quinn. Je m'implique toujours là-dedans. C'est toujours quelque chose que j'ai tenté de faire, peu importe le niveau où je dirigeais. »
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Il y avait près de 300 entraîneurs dans la salle du Wellness Hotel STEP de Prague, situé pas trop loin du O2 Arena, où les Sharks et les Predators de Nashville s'affronteront lors de deux soirées consécutives, vendredi et samedi, dans le cadre de la Série globale 2022 de la LNH.
L'Association des entraîneurs de la LNH (AELNH) a organisé trois de ces séminaires cette année en marge de la Série globale, un à Berne, un à Berlin et finalement celui à Prague, pour un total de neuf à travers neuf villes différentes et six pays depuis le retour de la Série globale.
« C'est revigorant, ça rend humble et c'est un peu émotif parce que ce sont des gens pour qui ce sport est vraiment important pour eux, qui veulent rendre le hockey meilleur et aider les joueurs à atteindre leur rêve, a souligné Quinn. Sans des entraîneurs comme eux, notre sport ne vaut rien. »
Les entraîneurs de la LNH ont souligné que leurs collègues au niveau du hockey mineur sont ceux qui gardent le sport en vie et qui vont possiblement développer le prochain Roman Josi ou Tomas Hertl.
Ce ne sont pas que les 300 participants qui sont à l'écoute.
« Tu peux toujours apprendre quelque chose dans ce sport, a affirmé Ward. Lorsque je suis de ces formations, je suis moi-même un participant, et je trouve que je peux toujours apprendre une ou deux choses dans ces événements que je peux utiliser dans mon coaching. Ça vaut la peine. J'ai donc très hâte d'y participer. C'est une belle occasion de s'asseoir et de jaser de hockey avec les gens. »
Une des choses les plus importantes aux yeux de Ward, c'est l'importance d'être concentré sur son poste actuel, plutôt que celui que tu voudrais avoir. Et aussi que c'est très important pour les joueurs d'évoluer dans le bon environnement.
Il espère qu'au moins un ou deux sujets de la conférence conscientisent chaque entraîneur, et que les éléments qu'ils auront appris pourront être partagés avec leur équipe afin d'aider à faire progresser les joueurs, mais aussi leur approche en tant qu'entraîneur.
C'est ce qui rend ces séminaires intéressants pour tous.
« Les entraîneurs aiment participer à ces séminaires, a mentionné Quinn. Quand on nous demande d'y participer, c'est quelque chose que nous avons tous hâte de faire. Nous voulons tous redonner. Nous voulons interagir avec ces entraîneurs qui dirigent à différents niveaux et qui aiment autant le sport que nous.
« Notre travail est un peu différent parce qu'il y a beaucoup plus de paires d'yeux qui nous regardent et nous dirigeons des joueurs qui font beaucoup d'argent et qui sont plus vieux, mais notre travail est le même à plusieurs égards. »