Dès le premier jour où il a enfilé l’uniforme des Bulldogs de Brantford, Caleb Malhotra savait qu’il n’avait pas une seconde à perdre s’il voulait s’imposer comme l’un des meilleurs espoirs de sa cuvée.
L’attaquant de 17 ans avait même l’impression d’accuser un léger retard sur ses pairs. Il n’en est qu’à sa première saison dans la Ligue de l’Ontario (OHL) puisqu’il a passé la dernière campagne dans la BCHL dans le but d’éventuellement faire le saut à l’Université de Boston, dans la NCAA.
C’était, vous l’aurez deviné, avant l’ouverture de la frontière entre la Ligue canadienne (LCH) et la NCAA. Avec le changement de règlements, l’avenue de la OHL est devenue assez évidente pour le jeune homme.
« Tous les gars avec qui j’ai grandi en sont à leur deuxième saison à ce niveau, a-t-il observé en entrevue avec LNH.com. Dès le début de la saison, ils avaient déjà la confiance de leurs entraîneurs et ils étaient familiers avec le reste de la ligue. Je savais que je devais connaître un départ canon pour laisser ma marque.
« C’était en fait l’objectif que j’avais en tête durant toute ma préparation. »
Malhotra – le fils de Manny, nous y reviendrons – avait manifestement bien fait ses devoirs. Il a amassé une aide à son premier match, un but et une passe à son deuxième, et, tenez-vous bien, deux buts et trois aides à sa troisième sortie avec sa nouvelle équipe.
« J’ai de hauts standards envers moi-même, comme tous les autres joueurs, a-t-il assuré. J’en aurais voulu encore plus, mais je crois que j’ai amorcé la saison exactement comme je l’avais souhaité. »
Si ça lui a permis de rapidement mettre son nom sur le radar des équipes de la LNH, ç’a surtout joué en sa faveur auprès de son entraîneur Jay McKee. Ce dernier a eu la confirmation qu’il pourrait se fier sur son poulain, malgré son jeune âge, dans une saison où son équipe vise les grands honneurs.
Après 48 matchs, Malhotra est le meilleur pointeur des siens avec sa récolte de 23 buts et 62 points. Il est aussi considéré comme le meilleur espoir au centre par le Bureau central de dépistage de la LNH.
« Quand un jeune arrive à ce niveau à 17 ans, ça prend habituellement une période d’adaptation, a expliqué McKee. Les jeunes ne sont parfois pas matures physiquement ni prêts à obtenir beaucoup de minutes ou de grandes responsabilités. Caleb est arrivé ici, et il a pris son envol dès le premier jour.
« Dans une équipe avec autant de profondeur que la nôtre, je croyais devoir me tourner vers les joueurs plus vieux, plus expérimentés. Mais il m’a forcé la main, et il continue de le faire. »


















