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Jonathan Marchessault avait une place de choix pour voir Filip Forsberg soulever le toit du Avicii Arena de Stockholm, vendredi, dans la spectaculaire victoire des Predators de Nashville par la marque de 2-1 en prolongation contre les Penguins de Pittsburgh.

L’attaquant québécois se trouvait sur la glace pour une mise au jeu en territoire offensif avec 1:13 à faire à la troisième période. Les Predators tiraient de l’arrière 1-0 et le temps commençait à manquer, si bien que le gardien Juuse Saros avait été retiré à la faveur d’un sixième attaquant.

Sidney Crosby a remporté la mise au jeu pour les Penguins, mais Forsberg, qui s’était avancé vers le gardien, a intercepté le disque pour immédiatement battre Arturs Silovs et forcer la prolongation devant plus de 12 000 de ses compatriotes suédois.

« C’était génial! », a lancé Marchessault. « C’est ce qui compte pour ces gars lorsqu’on va (dans leur pays). C’est amusant pour eux, parce qu’ils ont probablement des amis et de la famille ici, donc j’étais vraiment heureux de le voir être récompensé et d’avoir eu son mot à dire sur le match. »

PIT@NSH: Forsberg envoie tout le monde à prolongation à Stockholm

C’est finalement Steven Stamkos qui a donné la victoire aux Predators, dès la 44e seconde de la prolongation. Il s’est amené en zone offensive avant de décocher un tir précis qui a fait mouche, pour ainsi stopper la séquence de cinq revers consécutifs des Predators.

« Un bon vieux tir de 'Stammer'! », a souligné Marchessault en parlant du laser décoché par son coéquipier. « Le premier but que (les Penguins) ont marqué avait été chanceux. Nous jouions bien, mais ils ont obtenu un bond chanceux. C’est à ce type d’adversité que nous avons fait face cette année, et je suis vraiment heureux que nous ayons été en mesure d’aller chercher la victoire ici. »

Pour Forsberg, ce scénario aurait été difficile à battre, quoiqu’il soit passé bien près de le faire, une vingtaine de secondes avant le but de Stamkos lorsqu’il s’est présenté en échappé devant Silvos, qui a fermé la porte.

« Ça aurait peut-être été un peu trop », a lancé Forsberg. « Il y avait beaucoup d’émotions aujourd’hui, c’est certain. J’ai été un peu nerveux toute la journée, je ne vais pas mentir. C’était une grosse journée. »

Forsberg compte sur une centaine d’invités de sa ville natale de Leksand, situé à 250 km de Stockholm, ce week-end, dont 63 joueurs de hockey mineur qui assisteront à l’entraînement des Predators samedi. Douze joueurs du Leksand IF étaient aussi sur la glace lors de la cérémonie d’avant-match vendredi.

Cette victoire en terre suédoise et la manière dont elle a été signée pourraient bien représenter un baume sur le début de saison des Predators. Pour une deuxième année consécutive, l’équipe ne joue pas à la hauteur des attentes, avec un dossier de 6-9-4 qui les place à 14e place de l’Association de l’Ouest. C’était capital d’aller signer ce gain pour le vétéran Forsberg, surtout que celui-ci n’avait jamais joué dans son propre pays en 799 matchs dans la LNH, tous avec les Predators.

« De la façon qu’il avait planifié tout ça, on pouvait voir que c’était vraiment important pour lui, et c’est pourquoi nous sommes très heureux de ce dénouement », a mentionné Marchessault. « Il avait beaucoup de proches en ville. Ça représentait beaucoup pour lui et pour Willie (le défenseur suédois Adam Wilsby). Et ça veut dire beaucoup pour nous d’aller chercher cette victoire pour ces gars ce soir. »

Tout sera à recommencer dimanche, alors que les deux équipes croiseront à nouveau le fer au même endroit (9 h HE; FDSNSO, SN-PIT, NHLN, SN). Dans le camp des Penguins, on voudra assurément permettre au défenseur suédois Erik Karlsson de vivre les mêmes émotions ressenties par Forsberg dans la victoire. Mais si les Predators peuvent offrir un effort similaire, ils seront en bonne posture pour signer une deuxième victoire consécutive pour seulement la deuxième fois cette saison.

« Honnêtement, je trouve que nous avons bien joué ce soir, a analysé Marchessault. Nous avons obtenu de nombreuses chances de qualité. Je trouve que nous étions la meilleure équipe, et nous méritions de gagner. »

Avec la collaboration d'Amalie Benjamin, journaliste NHL.com et Matt Cubeta, éditeur en chef et directeur principal de NHL.com International.