Quelques jours après avoir tenu une réunion d'équipe, ils sont passés de la parole aux actes.
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Ils n'ont peut-être pas offert leur plus grande prestation, mais ils ont paru plus incisifs et déterminés dans un gain de 2-0 face aux Canadiens de Montréal, samedi. Ils doivent assurément une fière chandelle à leur gardien Jacob Markstrom, auteur de 37 arrêts, mais ils ont fait le nécessaire pour éviter de poursuivre leur glissade.
« Je sais que plusieurs choses ont été dites dans les derniers jours à propos de cette rencontre, qui était souvent perçue comme étant négative, a amorcé l'entraîneur Geoff Ward. Comme entraîneurs, nous valorisons simplement la communication et la rétroaction. C'est la même chose dans notre vestiaire.
« C'est bien de pouvoir tenir des conversations de la sorte. C'est la meilleure façon de trouver des solutions ensemble pour devenir une meilleure équipe de hockey. Avec du recul, je crois que cette rencontre a été une bonne chose pour nous. »
Une bonne chose, d'abord parce que ce gain leur a permis de retrouver le chemin de la victoire (3-3-1) et d'éviter de perdre davantage de terrain sur les autres équipes de la section Nord. Ils auront aussi de quoi bâtir pour la suite de ce périple, qui se conclura avec trois matchs en quatre jours face aux Jets de Winnipeg.
Les troupiers de Ward ont bloqué pas moins de 22 lancers - chapeau à Jusso Valimaki qui s'est jeté devant le boulet de Shea Weber en deuxième période - ils ont dérangé l'adversaire tout au long de la soirée avec de grosses mises en échec, des coups de bâtons dérangeants, des mêlées devant le filet et bien de petits commentaires ici et là.
On a d'ailleurs pu voir Matthew Tkachuk, la peste de l'équipe, faire de petites tournées de reconnaissance dans les arrêts de jeu et engager de cordiales conversations avec les imposants arrières montréalais. Le défenseur Rasmus Andersson n'a pas non plus laissé sa place et en est même venu aux coups avec un Brendan Gallagher bouillant.
Ils voulaient de l'émotion, et ils ont pris les grands moyens pour en avoir.
« C'était facile à voir ce soir, a indiqué le capitaine Mark Giordano. Les gars ont bloqué de gros lancers, ils n'ont pas hésité à se chamailler et à se joindre à la fête au plan physique. Ce sont de petites choses comme ça. Nous savons qu'ils batailleraient ferme, et nous étions prêts à répondre. »
Toutes des choses que l'on avait que très peu vues dans la défaite de 4-2 contre le Tricolore, jeudi. Les Flames avaient paru complètement éteints.
« Personne n'était heureux avec la tournure des évènements, dernièrement, a indiqué Markstrom. Nous ne jouions pas en équipe. C'est ce que nous avons fait aujourd'hui, et nous avons obtenu le résultat que nous voulions. Nous évoluons dans une section très relevée.
« La saison est encore jeune, mais nous ne pouvions pas nous permettre de prendre du retard après seulement cinq ou six matchs. »
Sans l'aide du gardien suédois, qui totalise déjà deux blanchissages en six départs avec les Flames, le refrain aurait peut-être été différent. Le portier de 31 ans n'a pas fait de miracles, mais il a fait tout en son possible pour éviter de donner vie à l'une des meilleures attaques de la Ligue en se dressant dans les moments opportuns.
« Les gars ont fait du bon travail pour me permettre de voir les rondelles, et quand je ne les voyais pas, c'est parce qu'ils les bloquaient, a-t-il conclu. Ils ont bien dégagé les retours, et ç'a rendu mon travail plus facile. C'est une grosse victoire qui arrive à un très bon moment pour nous. »