Pas de problème, le Québécois est habitué aux retrouvailles un peu embarrassantes. C'est le petit prix qu'il aura à payer pour porter les couleurs du club de son enfance - une équipe, surtout, qu'il a vue de près et qui s'en va dans la bonne direction selon lui.
« Ce sera assurément un peu bizarre de les rencontrer pour la première fois, mais ça fait partie du métier, a-t-il dit en riant. C'était la même chose quand je suis arrivé à Tampa, alors que je venais de les affronter deux fois en séries avec Columbus. Tout était différent, il y a un mois, mais je suis heureux d'être de ce côté.
« Ils m'ont beaucoup impressionné en Finale. Ils ont du talent et ils possèdent des jeunes qui ont franchi de grandes étapes dans les dernières années et qui ont maintenant de grosses responsabilités. Ils ont aussi un des meilleurs gardiens au monde. L'équipe est extrêmement compétitive. »
Rabais local?
En apposant sa signature au bas du contrat avec le Tricolore, Savard a aussi accepté une diminution de salaire de 750 000$, comparativement à ce qu'il a empoché au cours des cinq dernières saisons.
On peut donc se demander s'il a refusé des offres plus avantageuses pour s'aligner avec le CH. Le principal intéressé a admis avoir eu des discussions avec d'autres équipes et il a même indiqué qu'il avait tout de suite accepté l'offre de Bergevin, « peu importe le salaire ».
« Les enfants vieillissent, ils rentrent à l'école, a indiqué le père de trois. C'était important pour nous de ramener les enfants au Québec. On a toujours aimé ça être ici. D'avoir la chance de les envoyer à l'école en français, c'était important pour nous. Montréal était l'option la plus facile pour ça.
« On va pouvoir voir les grands-parents plus souvent aussi. C'était la meilleure option pour nous, et ç'a été facile de prendre la décision. »