MANALAPAN, Floride -- Les directeurs généraux de la LNH se sont rencontrés en personne, lundi, pour la première fois en plus de deux ans en raison de la pandémie de la COVID-19, et ils ont alors discuté de l'état du hockey en plus d'en apprendre davantage sur les principes et les programmes de formation en matière d'inclusion que la Ligue a commencé à mettre en oeuvre.
La LNH et les directeurs généraux se réunissent en personne
Une hausse importante des buts marqués, un plafond salarial dans les séries et une formation sur l'inclusion sont parmi les questions à l'ordre du jour

© NHL Images/Getty Images
Onze des 32 directeurs généraux qui sont ici cette semaine n'étaient pas présents aux réunions qui avaient eu lieu du 2 au 4 mars 2020, la dernière fois où les DG se sont rassemblés en personne avant la pandémie. Depuis, les réunions avaient eu lieu sur Zoom.
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« J'en ai justement parlé à Gary Bettman (le commissaire de la LNH) à l'issue de la réunion, c'est tellement mieux qu'un appel sur Zoom, surtout avec les 11 nouveaux visages qu'il y avait dans la salle, a souligné le vice-président exécutif des opérations hockey à la LNH Colin Campbell. C'était vraiment rafraîchissant de se réunir en groupe aujourd'hui, de voir les visages et d'entendre les voix. Il y a une valeur ajoutée à tout ça. »
Bill Armstrong (Coyotes de l'Arizona), Kyle Davidson (Blackhawks de Chicago), Chris Drury (Rangers de New York), Tom Fitzgerald (Devils du New Jersey), Kent Hughes (Canadiens de Montréal), Bill Zito (Panthers de la Floride), Pat Verbeek (Ducks d'Anaheim), Patrik Allvin (Canucks de Vancouver) et Joe Will (Sharks de San Jose Sharks, DG par intérim) ont tous assisté à leur première assemblée en personne. Ron Hextall (Penguins de Pittsburgh) et Ron Francis (Kraken de Seattle) étaient de retour avec de nouvelles équipes.
« J'ai l'impression que lorsque tu suis ça de l'extérieur, tu ne réalises pas qu'il y a tant de détails qui doivent être réglés pour gérer une ligue, gérer un sport, s'assurer de maintenir les standards de qualité du hockey, a noté Hughes. Il y a eu un bon nombre de présentations sur différents sujets qui ont été faites, j'ai trouvé que c'étaient des sujets intéressants, qui ont été bien présentés et débattus quand il était nécessaire d'en débattre. C'était bien. »
Les DG ont entendu des rapports sur l'état de santé de la Ligue, alors qu'on a notamment présenté des statistiques indiquant une hausse notable du nombre de buts marqués.
Au rythme actuel, la LNH se dirige vers une moyenne de 6,2 buts marqués par match, le total le plus élevé en 25 ans. Le nombre de buts est donc en hausse par rapport à la moyenne de 5,9 buts par rencontre observée durant le premier quart de la campagne (en date du 28 novembre), ce qui fait qu'on se dirige vers la hausse la plus forte en 30 ans au chapitre de la moyenne de buts par match du premier quart de la saison jusqu'à la fin de campagne.
Les buts à armes égales représentent 78 pour cent des buts qui sont marqués, ce qui représente une égalité en deuxième place pour le pourcentage le plus élevé observé depuis la première expansion, après la saison 1972-73, quand il y avait eu un pourcentage de 79 pour cent à ce chapitre. À titre de comparaison, 61 pour cent des buts marqués en 2005-06 ont été inscrits à armes égales.
L'avance au score a changé 563 fois et 41 pour cent des victoires enregistrées cette saison l'ont été après que l'équipe gagnante soit venue de l'arrière, deux statistiques qui occupent le top-5 dans l'histoire de la LNH. Trente-trois matchs ont vu l'avance au pointage changer dans les 10 dernières minutes de la troisième période, soit un match de moins que le record de la LNH de 34 qui a été établi en 1982-83.
« Les choses évoluent bien, a affirmé le DG de l'Avalanche du Colorado Joe Sakic. Je ne crois pas que le jeu ait jamais été aussi emballant avec les retours au score un peu partout, des matchs qui se décident à la toute fin, pas mal d'avances qui changent de côté. Je pense que si tu aimes le hockey, tu aimes ce que tu vois en ce moment. »
Plusieurs DG ont indiqué que la partie la plus intéressante de la réunion a été le rapport sur l'initiative RESPECT Hockey.
La présentation a été faite par Kim Davis, la vice-présidente directrice de l'impact social, des initiatives de croissance et des affaires législatives de la LNH, et l'ancien joueur de la LNH Sheldon Kennedy, un des fondateurs du RESPECT Group. Il s'agit d'une organisation qui lutte contre le harcèlement et qui a conclu un partenariat avec la Ligue en décembre dans le but de concevoir un outil de formation en ligne sur des questions comme l'intimidation, les abus, le harcèlement et la discrimination.
Davis a animé une table ronde composée de Kennedy ainsi que des directeurs généraux Kyle Dubas (Maple Leafs de Toronto), Kevin Cheveldayoff (Jets de Winnipeg) et Jim Nill (Stars de Dallas).
« Je pense que c'est là le secteur le plus important en termes de potentiel de croissance, de questions à régler et de craintes que nous avons quand vient le temps d'aborder ces questions et d'en discuter, a déclaré Kennedy. Nous avons parlé devant tous les DG et des réponses à leurs questions ont été données. Nous avons parlé de la formation, mais nous avons aussi parlé de ces questions en général. Nous avons mentionné à quel point c'est important pour le hockey et de fonctionner au même rythme que la société en ce qui regarde ces questions. »
Les Jets, incluant tous leurs joueurs, leurs entraîneurs, leurs dirigeants et tous les membres du personnel, ont complété la formation en ligne conçue par le RESPECT Group. Les six autres équipes installées au Canada la compléteront d'ici le 30 juin, puis le programme sera peaufiné pour être conforme aux besoins des 25 équipes américaines. Celles-ci devront compléter la formation avant le début de la prochaine saison.
« C'était le fait saillant de la journée en ce qui me concerne, a dit le DG des Golden Knights de Vegas Kelly McCrimmon. C'était instructif, c'était authentique. C'était un formidable message, qui a eu un véritable impact sur tout le monde qui était dans la salle, encore plus que ç'aurait été le cas par conférence Zoom. »
Les réunions se termineront mardi et on s'attend à ce que la LNH présente les plus récentes données sur le plafond salarial en vue de la saison prochaine ainsi que sur l'avenir de la Coupe du monde de hockey, qui pourrait avoir lieu en 2024.
Les DG pourraient aussi discuter de la possibilité que la LNH étende l'application du plafond salarial dans les séries éliminatoires de la Coupe Stanley, à quoi cela pourrait ressembler et l'impact que ça aurait. En ce moment, il n'y a aucun plafond salarial durant les séries.

















