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S'il dit avoir trouvé le rythme plus rapide que ce qu'il avait connu jusqu'à maintenant, Alexander Romanov estime s'être toutefois bien tiré d'affaire à son premier match dans la LNH, mercredi.
On l'avait bien remarqué, le défenseur recrue des Canadiens de Montréal a mentionné vendredi qu'il ne s'est pas senti nerveux outre mesure avant d'affronter les Maple Leafs de Toronto, au Scotiabank Arena.

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« C'était davantage de la fébrilité que je ressentais », a-t-il mentionné en visioconférence après la séance d'entraînement de l'équipe, en préparation pour sa deuxième sortie de la saison face aux Oilers d'Edmonton, samedi.
« Il y a eu un peu de nervosité. C'était mon premier match, je ne savais pas à quoi m'attendre, a-t-il par la suite confié. Le stress est vite parti après ma première présence sur la glace. »
« Il a été beaucoup moins nerveux que moi à mon premier match dans la LNH », a lancé son coéquipier Phillip Danault, vendredi.
Les débuts impressionnants de Romanov ont été un des points marquants du match inaugural du CH cette saison - défaite de 5-4 en prolongation.
Le Russe âgé de 21 ans a affiché le cran et l'assurance d'un vétéran, en étant au cœur de l'action dans le tiers de la rencontre âprement disputée. Il a réalisé une superbe passe sur le but du vétéran Tomas Tatar, qui avait donné l'avance au CH 3-1 en deuxième période.
« Il n'y avait pas tant de différences par rapport au jeu dans la KHL, a-t-il exprimé dans un anglais fort convenable. Les entraîneurs m'ont laissé pratiquer mon style de jeu.
« C'était plus rapide que dans la KHL, a-t-il élaboré. L'intelligence au jeu des joueurs est plus élevée. J'ai dû m'adapter au rythme. Ça allait mieux à chacune de mes présences. J'ai beaucoup joué, ça m'a aidé à vite me sentir à l'aise. Ç'a bien été. »

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C'est ce que ses parents lui ont dit quand il leur a parlé au téléphone quelques heures plus tard. Que ç'avait bien été…
« Mes parents sont très fiers de moi. Ils m'ont dit que j'avais joué un bon match et que ç'avait été un bon départ. »
Confiant et… insouciant
L'entraîneur Claude Julien a dit que Romanov dégage une belle confiance en soi, « qui n'est pas de l'arrogance », a-t-il précisé.
« Il a le sentiment d'être prêt à jouer dans ce calibre de jeu. On aime sa belle innocence. C'est un jeune homme qui a soif d'apprendre et il sait qu'il a des croûtes à manger. »
Julien a ajouté que Romanov possède également une « belle innocence » comme celle qui caractérise les joueurs de première année.
« Il sait qui sont les grandes têtes d'affiche dans la LNH, mais il les affronte sans aucune crainte. L'insouciance, c'est parfois une bonne chose. Il réalisera peut-être des choses quand il verra McDavid filer à toute allure à ses côtés, samedi, a rigolé Julien. Son niveau de vigilance augmentera à force d'affronter des joueurs de la trempe de McDavid. »
Romanov, qui évoque toujours les noms d'Erik Karlsson et de Drew Doughty quand on lui demande sur quels défenseurs il modèle son style, a dit avoir hâte de se mesurer aux deux super-vedettes des Oilers d'Edmonton, McDavid et Leon Draisaitl.
Julien a mentionné que la barrière de la langue n'est absolument pas un problème avec Romanov.
« Il a une bonne compréhension de l'anglais. Il comprend tout ce qu'on lui demande. C'est un petit vite dans tout, tant sur la glace qu'à l'extérieur. »
Romanov a dit que son partenaire de jeu Brett Kulak lui sert parfois de traducteur quand il veut bien être compris.
« Nous passons beaucoup de temps ensemble en dehors de l'aréna. Il m'aide dans tout. »