Au bout du fil, Darryl Sutter voulait lui offrir le poste d'entraîneur associé avec les Flames de Calgary - le même qu'il occupait avec le Tricolore, quelques mois auparavant. Son aventure de cinq saisons avait pris fin au mois de février quand il a été congédié en compagnie de l'entraîneur-chef Claude Julien.
C'est peut-être la perspective de ce nouveau défi qui l'a aidé à apprécier davantage le long parcours de son ancienne équipe jusqu'en finale de la Coupe Stanley - malgré la rupture très récente.
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« J'étais heureux pour les gars et les succès qu'ils ont connus parce que j'ai passé beaucoup de temps avec eux. C'était un bon groupe et je sais à quel point c'est exigeant de jouer dans ce marché », a dit Muller, à quelques heures du premier duel de la saison entre les Flames et les Canadiens au Centre Bell.
« J'aurais aimé ne pas regarder ça des lignes de côté. Mais quand Darryl m'a appelé et m'a offert de me joindre au personnel ici à Calgary, j'étais excité par le défi et par l'opportunité de rester impliqué dans le hockey dans un autre gros marché canadien. »
De retour à Kingston pour la saison estivale, Muller a suivi attentivement les matchs du CH et ne s'est d'ailleurs pas gêné pour envoyer quelques messages à certains de ses anciens poulains.
« Ils jouaient du très bon hockey, et c'était plaisant de regarder ça comme spectateur, a-t-il ajouté. C'était bien de redevenir un amateur de hockey pendant quelques semaines et d'apprécier ce parcours sans être impliqué dans quoi que ce soit. Mais l'appel de Darryl m'a aidé à tourner la page. »
Maintenant, les rôles sont inversés. Pendant que les Canadiens (3-10-1) connaissent un atroce début de saison et luttent déjà pour leur survie, Muller savoure les victoires à Calgary. Les Flames montrent une fiche de 7-2-3 et sont redevenus une menace dans la Ligue sous les ordres de Sutter.