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MONTRÉAL – À travers ses difficultés personnelles sur la patinoire et le rendement déficient des Flames de Calgary, Jonathan Huberdeau tente de s’accrocher pour garder le moral. 

Les points d’ancrage sont cependant bien peu nombreux en ce début de saison.

« Quand l’équipe va mal, tu t’en mets encore plus sur les épaules », a-t-il souligné, lundi, à la veille du match face aux Canadiens de Montréal, au Centre Bell. « Tu te dis que si tu ne joues pas bien, ça affecte l’équipe parce qu’on ne gagne pas. Ça met un petit poids de plus. »

Collectivement, il est vrai les victoires se font rares. Individuellement, la production n’est pas au rendez-vous.

Les Flames (4-8-2) sont au 30e rang du classement général, tout juste devant les Oilers d’Edmonton et les pauvres Sharks de San Jose. La formation albertaine avait pourtant raté les dernières séries éliminatoires par deux petits points. Le réveil est brutal.

Ça ne va guère mieux pour l’attaquant québécois. Il a touché la cible deux fois et a amassé cinq mentions d’aide en 14 rencontres depuis le début de la campagne. Il a été limité à seulement trois passes à ses 10 derniers matchs, et présente un différentiel de moins-13 dans l’intervalle.

Il y a aussi eu le récent épisode où il a été cloué au banc pendant une période complète par son entraîneur Ryan Huska. Il faut creuser loin pour trouver un peu de positif.

« Tu ne veux jamais mettre un joueur dans cette situation, mais quand tu essaies de gagner des matchs, c’est parfois ce qui se produit, a expliqué le pilote. Les joueurs ne sont pas toujours au sommet de leur art, que tu sois Wayne Gretzky, Mario Lemieux ou Jonathan Huberdeau.

« Ça arrive une fois de temps en temps. C’est la manière de répondre qui est la plus importante, et je crois qu’il a bien répondu jusqu’à maintenant. »

Le Jérômien de 30 ans a répliqué avec une aide dans le match subséquent contre les Maple Leafs de Toronto, mais son temps de jeu a été limité à seulement 13:28 face aux Sénateurs d’Ottawa – encore moins que lorsqu’il a passé une période à réchauffer le banc (14:24).

« C’est juste de retrouver la passion, a insisté Huberdeau. Tu as besoin de t’amuser et de te rappeler que c’est un jeu auquel tu joues depuis que tu es petit. Il faut revenir à la base. Pour moi, c’est ça. J’ai besoin de travailler. Je ne vais jamais lâcher et je sais que ça reviendra. »

Une question de confiance

Le talent, Huberdeau l’a et il l’a prouvé par le passé. Avant d’être échangé aux Flames de Calgary à l’été 2022, il avait marqué 30 buts et récolté 115 points en 80 matchs avec les Panthers de la Floride. 

Il a été limité à 15 buts et 55 points à sa première saison dans la ville du Stampede, et les choses ne semblent guère s’améliorer offensivement malgré le congédiement de Darryl Sutter et l’arrivée d’Huska, l’ancien adjoint, à la barre de l’équipe.

« La confiance joue un grand rôle dans tout ça, a-t-il souligné. Je crois que les chiffres viendront quand la confiance reviendra. J’ai besoin d’y aller au jour le jour et de travailler fort. J’ai le talent. C’est juste de retrouver le petit quelque chose qui manque. »

Huberdeau écoule présentement la première année d’un contrat de huit ans et 84 millions $ qu’il avait signé quelque temps après la transaction. Il est bien conscient que les attentes envers lui sont à la hauteur des dollars que lui a consentis l’ancienne administration de l’équipe.

« C’est un marché canadien, mais les gens sont gentils avec moi, ils me soutiennent, a-t-il précisé. Je sais que les partisans en demandent plus de ma part et c’est normal. Ils veulent que je sois meilleur. Peu importe le marché, c’est à toi de décider ce que tu vas faire avec (cette pression). »